POEMES

Lundi 18 mai 2009

Par ERIC§CINDY

Les vignes que vous avez plantés ne sont qu'une couronne épineuse.... Ces épines arrosées du sang qui les rendent fructueuses..... Sa sanglante couleur rouge distille son jus précieux..... Appartient justement à notre sens à tant de  crimes odieux......

Du sang qui à jailli de nos yeux et  ensanglantent  ces drames.... Les amoureux  ne cessent de pleurer à chaudes larmes..... Les enfants que l'on a  enlevé de leurs familles , sous quelle vigne vous êtes vous cachés ? Murmurez-les nous  à l'oreille, jusqu'au bout du monde nous irons  les chercher.....

Ces innocents enfants que tu nous as arrachés d'une violence inouïe..... En ce jour du huit Mars tu les as volés, tu nous fais naître une éternelle nuit..... Ils nous restent, dans nos esprits d'un effroyable tyran inhumain.... Qu'une nuit horrible où tout périt quand tu as barré leurs chemins !


J' imagine quand les pieds qui se heurtent à une pierre....  voir couler des larmes au long de ses paupières.... Nous devinons qu'ils partent vers les croisières à la pointe du jour.... Nous rèvons... la fièvre du départ sur une route sans retour....

 Quand soudain ils se sont envolés sur l'aile blanche de leur âme.... Nous voyons les feuilles et les fleurs du printemps  qui se fanent....  Ma mémoire voit ces corps comme des herbes écrasés sur son chemin.... Notre âme  voit quel deuil ces  pauvres coeurs  de mère, père,  porteront demain....

De leur nid est descendue la colombe qu'on a adorée.... On voit sous la terre massive l'un près l'autre est enterré pôur l'éternité.... Chaque jour que nous vivons  voit sur notre  tête s'effondrer le toit de sa maison tout entier.... Les survivants désormais n'auront plus d'héritier.... On peut  voir quelque part une mère à genoux en attendant.... elle est prête à partir rejoindre son enfant.... Quelqu'un dort tranquille et votre front sur une épave.... Saignent sans savoir pourquoi, un deuil plane d'un geste grave....

 Dites-moi là où  vous êtes, la vie est-elle si mauvaise qu'ici ? Si oui, c'est la raison pour laquelle nous  pleurons, je vous en supplie , ne partez  pas! Attendez nous ......Vos coeurs qui d'un rythme accéléré ont -ils vu de près les étoiles ? Alors selon quelles  lois laissant à nos yeux humides ses ultimes voiles ? Un bouquet de fleurs du jardin d'amour à nos Amours qui nous unissent....pour l'éternité.
NOUS VOUS AIMONS
Maman,Papa, le 18.05.

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Vendredi 24 avril 2009

Par ERIC§CINDY


Pourquoi devant mes yeux revenez-vous sans cesse,
O jours de mon enfance et de mon allégresse?
Qui donc toujours vous rouvre en nos coeurs presque éteints,
O lumineuse fleur des souvenirs lointains?
Oh ! que j'étais heureux ! oh! que j'étais candide!
En classe, un banc de chêne, usé, lustré, splendide,
Une table, un pupitre, un lourd encrier noir,
Une lampe, humble soeur de l'étoile du soir,
M'accueillaient gravement et doucement. Mon maître,
Comme je vous l'ai dit souvent, était un prêtre
A l'accent calme et bon, au regard réchauffant,
Naïf comme un savant, malin comme un enfant,
Qui m'embrassait, disant, car un éloge excite,
- Quoiqu'il n'ait que neuf ans, il explique Tacite. -
Puis près d'Eugène, esprit qu'hélas! Dieu submergea,
Je travaillais dans l'ombre, - et je songeais déjà.
Tandis que j'écrivais, - sans peur, mais sans système,
Versant le barbarisme à grands flots sur le thème,
Inventant aux auteurs des sens inattendus,
Le dos courbé, le front touchant presque au Gradus, -
Je croyais, car toujours l'esprit de l'enfant veille,
Ouïr confusément tout près de mon oreille
Les mots grecs et latins, bavards et familiers,
Barbouillés d'encre, et gais comme des écoliers,
Chuchotter, comme font des oiseaux dans une aire,
Entre les noirs feuillets du lourd dictionnaire.
Bruits plus doux que le bruit d'un essaim qui s'enfuit.
Souffles plus étouffés qu'un soupir de la nuit,
Qui faisaient par instant, sous les fermoirs de cuivre,
Frissonner vaguement les pages du vieux livre!
Le devoir fait, légers comme de jeunes daims,
Nous fuyions à travers les immenses jardins,
Éclatant à la fois en cent propos contraires.
Moi d'un pas inégal je suivais mes grands frères;
Et les astres sereins s'allumaient dans les cieux,
Et les mouches volaient dans l'air silencieux,
Et le doux rossignol, chantant dans l'ombre obscure,
Enseignait la musique à toute la nature,
Tandis qu'enfant jaloux, aux gestes étourdis,
Jetant partout mes yeux ingénus et hardis
D'où jaillissait la joie en vives étincelles,
Je portais sous mon bras, noués par trois ficelles,
Horace et les festins, Virgile et les forêts,
Tout l'Olympe, Thésée, Hercule, et toi, Cérès,
La cruelle Junon, Lerne et l'Hydre enflammée,
Et le vaste lion de la roche Némée.
Mais lorsque j'arrivais chez ma mère, souvent,
Grace au hasard taquin qui joue avec l'enfant,
J'avais de grands chagrins et de grandes colères.
Je ne retrouvais plus, près des ifs séculaires,
Le beau petit jardin par moi-même arrangé.
Un gros chien en passant avait tout ravagé;
Ou quelqu'un dans ma chambre avait ouvert mes cages,
Et mes oiseaux étaient partis pour les bocages,
Et joyeux s'en étaient allés de fleur en fleur
Chercher la liberté bien loin, - ou l'oiseleur.
Ciel ! alors j'accourais, rouge, éperdu, rapide,
Maudissant le grand chien, le jardinier stupide,
Et l'infame oiseleur et son hideux lacet,
Furieux ! - d'un regard ma mère m'apaisait (2).
Aujourd'hui, ce n'est plus pour une cage vide,
Pour des oiseaux jetés à l'oiseleur avide,
Pour un dogue aboyant lâché parmi des fleurs
Que mon courroux s'émeut. Non, les petits malheurs
Exaspèrent l'enfant; mais, comme en une église,
Dans les grandes douleurs l'homme se tranquillise.
Après l'ardent chagrin, au jour brûlant pareil,
Le repos vient au coeur, comme aux yeux le sommeil.
De nos maux, chiffres noirs, la sagesse est la somme.
En l'éprouvant toujours, Dieu semblant dire à l'homme
- Fais passer ton esprit à travers le malheur;
Comme le grain du crible, il sortira meilleur.
J'ai vécu, j'ai souffert, je juge et je m'apaise.
Ou si parfois encor la colère mauvaise
Fait pencher dans mon ame avec son doigt vainqueur
La balance où je pèse et le monde et mon coeur;
Si n'ouvrant qu'un seul oeil je condamne et je blâme,
Avec quelques mots purs, vous, sainte et noble femme,
Vous ramenez ma voix qui s'irrite et s'aigrit
Au calme, sur lequel j'ai posé mon esprit;
Je sens sous vos rayons mes tempêtes se taire;
Et vous faites pour l'homme incliné, triste, austère,
Ce que faisait jadis pour l'enfant doux et beau
Ma mère, ce grand coeur qui dort dans le tombeau!
                                    V. HUGO

Toute cette effusion lyrique est d'un naturel, d'une grace, d'une élévation, d'une vérité incomparables. Langage, mouvement, pensées, tout ici est à louer sans réserve; et combien nous pourrions citer dans le recueil de morceaux d'une valeur égale : les Vers à la duchesse d'A., la Tristesse d'Olympio, le Regard jeté dans une Mansarde!



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Dimanche 5 avril 2009

Par ERIC§CINDY

Il est des couloirs de la mort.

Qui ne sont pas dans des prisons.Mais dans le quotidien de la solitude

La vie n'y est pas vie. Mais survie . Passée à attendre la mort . Et à compter le temps qui passe

Un temps qui comme une source que l'on aurait ni captée ni canalisée irait se perdre dans les sables du désert de l'attente

Alors qu'il pourrait sans doute (re)donner vie .

Au jardin secret d'une de ces belles et mystérieuses oasis où nul voyageur ne s'aventure plus

Attendre une mort qui ne vient pas parce que la vie s'accroche à cette survie comme le lierre aux murs d'une maison abandonnée

Et qui la détruit lentement en même temps qu'il prétend l'orner de son feuillage Attendre la mort en subissant la vie

Qui serait un voyage sans destination ni escale.Que l'on ferait avec pour seuls bagages les souvenirs d'une autre vie

Un voyage dans un wagon plombé.Sans fenêtre sur le monde .  Et donc sur un possible........   Possible

Avec pour seule lumière la lueur d'une pensée qui s'évertue à penser comme pour mieux faire souffrir du vide et du silence dont elle est le tragique reflet

Dans ce couloir sans fin dont on a oublié l'entrée , mais aussi le pourquoi le comment et le quand de cette entrée.

Chaque pas fait en avant n'est qu'un enlisement de plus dans l'immobilité de l'attente , une attente qui n'est qu'attente sans fin

Puisque rien ni personne ne sont plus attendus , exil intérieur au fond de soi-même tout pourtant non loin mais à côté, tout à côté

Dans un à coté de transparence de silence d'insipidité, d'anonymat,de ces autres dont on est irrémédiablement hermétiquement séparé par un mur de silence.

La vie est devenue une sorte de machine folle, qui s'entête à continuer de fonctionner alors qu'elle n'a plus ni usage ni usager

Balancier qui égrène les secondes comme autant d'éternités et qui muet ni ne résonne ni ne sonne

Rien ne peut commencer puisqu'il n'y a plus de fin, rien ne se passe tout passe,dans un trépassement d'une infinie lenteur

Rien ne se passe ici......puisqu'il n'y a plus d'ici quand celui-ci est devenu l'ailleurs du temps et de l'espace

Marque de l'absence de l'inexistence de la virtualité , condamnation à mort sans accusation ni procès

Sans juge ni bourreau au point que son exécution devient l'espérance, l'unique espérance , l'espérance obsédée et obsédante de l'attente

Espérance qui usurpant le drapeau de la liberté se fait mort fine, .....morphine.
 
Dans ce couloir de la mort, Je suis condamné à l'attente,parce que la vie m'a mis sous perfusion ,une perfusion non létale mais vitale

Qui me fait vivre et souffrir d'une mort qui n'est pas la mort mais celle de l'attente, De l'attente sans fin

De l'attente vaine qui coule dans mes veines comme un cauchemar dont je ne peux m'extraire , qui viendra jamais me débrancher

Et ainsi me sauver de ce mal qui me ronge ,nul n'entend et n'entendra mes hurlements de désespoir, mes cris de douleur,        mes appels au secours, mes sanglots d'horreur.

Il est des morts, dans certains couloirs de la mort, qui ne viennent pas

Alors que la vie se dépense inutilement à l'attendre dans certains couloirs de la mort, Il est une mort

Qu'il faut prendre, Quand on ne veut pas vous la donner.


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Jeudi 12 mars 2009

Par ERIC§CINDY

Mes fils. (Extrait)
       
                   

Un jour, bientôt peut-être, l'heure qui a sonné pour le fils sonnera pour le père...

Là, celui qui arrive est attendu par ceux qui sont arrivés ; celui qui arrive est le bienvenu.
Ce qui semble la sortie est pour lui l'entrée ; l'œil de la chair se ferme, l'œil de l'esprit s'ouvre et l'invisible devient visible.

Alors, pour cette âme, les disparus reparaissent et ces vrais vivants que dans l'ombre terrestre on nomme les trépassés, appellent doucement le nouveau venu et se penchent sur sa face éblouie, avec le beau sourire qu'on a dans les étoiles.

Je crois à l'immortalité, non pas à l'immortalité du nom, qui n'est que de la fumée, mais à la vie persistante du moi ; j'y crois, je me sens immortel…

Victor Hugo

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Vendredi 26 décembre 2008

Par ERIC§CINDY

Vous êtiez  une fleur, nous sommes vos  pétales
Vous resplendissiez comme  un soleil,  nous sommes vos rayons

Vous étiez comme  les  oiseaux, nous sommes vos plumages

Vous aviez la majesté des arbres, nous sommes votre  feuillage

Si vous étiez une galaxie, nous serions vos  étoiles

Si vous étiez un oiseau , nous serions vos ailes

Vous êtes des anges? Alors nous sommes votre étoile
      papa, maman

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Jeudi 11 décembre 2008

Par ERIC§CINDY


"à la mère de l’enfant mort"



Oh! vous aurez trop dit au pauvre petit ange Qu’il est d’autres anges là-haut, Que rien ne souffre au ciel, que jamais rien n’y change, Qu’il est doux d’y rentrer bientôt;

Que le ciel est un dôme aux merveilleux pilastres, Une tente aux riches couleurs, Un jardin bleu rempli de lis qui sont des astres, Et d’étoiles qui sont des fleurs;

Que c’est un lieu joyeux plus qu’on ne saurait dire, Où toujours, se laissant charmer, On a les chérubins pour jouer et pour rire, Et le bon Dieu pour nous aimer;

Qu’il est doux d’être un coeur qui brûle comme un cierge, Et de vivre, en toute saison, Près de l’enfant Jésus et de la sainte Vierge Dans une si belle maison!

Et puis vous n’aurez pas assez dit, pauvre mère, A ce fils si frêle et si doux, Que vous étiez à lui dans cette vie amère, Mais aussi qu’il était à vous;

Que, tant qu’on est petit, la mère sur nous veille, Mais que plus tard on la défend; Et qu’elle aura besoin, quand elle sera vieille, D’un homme qui soit son enfant;

Vous n’aurez point assez dit à cette jeune âme Que Dieu veut qu’on reste ici-bas, La femme guidant l’homme et l’homme aidant la femme, Pour les douleurs et les combats ;

Si bien qu’un jour, ô deuil ! irréparable perte ! Le doux être s’en est allé !… - Hélas ! vous avez donc laissé la cage ouverte, Que votre oiseau s’est envolé !

 

Victor HUGO.

 

Eric ce poème est dédiée à ta compagne pour l'éternité....

nous vous aimons,

Maman,Papa


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Lundi 8 décembre 2008

Par ERIC§CINDY


                

Au cœur de l'amour blessé,
Au cœur de la vie blessée,
Au cœur de l'homme blessé,

Quelle parole dire,
Qui soit parole de paix,
Qui soit parole d'espoir,
Qui soit parole de guérison ?

Peut-être parole sans parole ?

Il y a des silences qui apportent la paix.
Il y a des regards qui apportent l'espoir.
Il y a des mains qui apportent la guérison.

Mais, qu'on parle ou qu'on se taise, que ce soit par amour !

La blessure de la vie ne supporte
Ni l'hypocrisie, ni la pitié,
Mais seulement l'amour et la tendresse.

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Dimanche 7 décembre 2008

Par ERIC§CINDY

 

Un jour sans toi,

Ca   n'existe pas.

Une heure sans toi ,

No plus   pas.

Une

minut san toi,

Encor pas.

Une  second san toi,

Peut-être  pas.

Tou l temp qu j pass ave toi,

C'est  u rêv pou moi!

 

Envoyée par notre petite fille JULIE.

 


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Samedi 18 octobre 2008

Par ERIC§CINDY


DU MARIAGE

Al-Mitra reprit la parole. Elle demanda : Maître, que dire du Mariage?
Il répondit:
Ensemble êtes-vous nés et ensemble resterez-vous pour toujours.


Quand les blanches ailes de la mort éparpilleront vos jours, vous serez ensemble.
Oui, vous serez ensemble dans la mémoire silencieuse de Dieu.
Mais qu'il y ait des espaces dans votre entente.
Que les vents des cieux puissent danser entre vous.
Aimez-vous, l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour un carcan:


Qu'il soit plutôt mer mouvante entre les rives de vos âmes.


Remplissez, chacun, la coupe de l'autre, mais ne buvez pas à la même.
Donnez-vous l'un à l'autre de votre pain, mais ne partagez pas le même morceau.


Chantez et dansez ensemble, et soyez joyeux, mais que chacun demeure isolé,
Comme sont isolées les cordes du luth, bien que frémissantes de la même musique.
Donnez vos coeurs, mais pas à la garde de l'autre,
Car vos coeurs, seule la main de Dieu peut les contenir.
Et dressez-vous ensemble, mais pas trop près l'un de l'autre:


Car les piliers du temple se dressent séparément,
Et le chêne et le cyprès ne peuvent croître dans leur ombre mutuelle.

KHALIL GIBRAN le prophète.


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Samedi 18 octobre 2008

Par ERIC§CINDY

  A NOS ENFANTS.

Ce 15 Juillet tu aurais eût 28 ans . Bon anniversaire Eric ! Tu serais passé comme d'habitude  à la maison embrasser ta mère puis moi ainsi que ton frère et ta soeur nous t'aurions remis tes cadeaux comme à l'accoutumée tu savais d'avance , nous savons tous ce que tu aimais, le cercle de la famille se serait formé autour de la table de la salle à manger , maman aurais fait ton plat préféré, les histoires et les blagues auraient fusées , simple comme le bonheur quoi!

 Hélàs quelqu'un nous as broyé la vie en vous enlevant la vôtre , tu sais qu'avec maman nous parlons de toi tous les jours tu est dans le bruissement de l'eau, du vent, dans les chants des oiseaux partout ou notre regard se pose.
Nous sommes des zombis attendant le moment de te rejoindre , dans nos rires dans nos joies pour ceux qui restent ton frère, ta soeur, tes nièces nous sommes bien obligés de continuer encore un petit bout de chemin, mais ces rires et ces joies n'ont plus le même éclat.
Bises à Cindy.
Existe- t-il quelque chose de plus cruel que de perdre un enfant dans ce monde?

L'impossible est arrivé
Un enfant qui meurt
Bien avant l'heure
Bien avant ses parents
C'est l'impensable

Mais l'amour meurt-il ?


Après plus de cinq ans tout remplis de ton vide,
    Notre coeur s'était fermé, nos larmes étaient arides.
Personne ne pouvait jauger nos sentiments ;
    Personne ne voulait partager notre tourment.
Nous nous  taisions de toi devant une présence ;
    Les allusions à toi sombraient dans le silence.
Nous aurions voulu leur dire, crier, hurler notre peine.
    Mais nous savions bien que notre plainte serait vaine.

Aujourd'hui, un oiseau, un gracieux goéland,
    Planeur de l'infini, du nom de Jonathan,
M'a frôlé de son aile et conduit vers des êtres
    Aux mêmes meurtrissures sans pourtant le paraître.
Leurs cœurs sont apaisés remplis de l'espérance
   De retrouver un jour leurs enfants en errance.

On s'est enquis de toi, de ton nom, de ton âge,
    Des comment, des pourquoi, de ton dernier voyage.
A toutes ces questions sans gêner, sans lasser,
    Nous avons donné nos réponses: de toi nous avons pu parler.
Nous avons écouté les autres, partagé leurs récits
    Et nous n'étionss plus seule à broyer nos dépits.
Puis nous avons vu des sourires, regards de gentillesse.
    A notre tour, nous avons souri, oublié nos détresses.

Par cette fraternité, par sa douce chaleur
    La dalle dure et froide, parée d'inertes fleurs,
Sous laquelle repose votre jeunesse brisée,
    Comme une pierre vivante soudain s'est animée.
G. Weyrich.


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Présentation

SOMMAIRE.

T E M O I G N A G E .

                               
CORRESPONDANT LOCAL  SECTEUR  ALSACE-BOSSUE

En 2003 naissait une Association d'Aide aux personnes Victimes de la Route: l'AIVAR.

Personnes bléssées dans leur chair, mais aussi personnes << victimes par ricochet >> que sont les parents ou amis d'un être cher décédé lors d'un accident.
En 5 ans, près de 200 personnes se sont adressées à l'association pour connaître leurs droits, mais surtout pour trouver un lieu où exprimer sa douleur et son désarroi. Accueillis dans des groupes de parole, nombre de familles ont pu -non pas oublier - mais vivre avec un drame qui a boulversé toute leur vie.

Basée à Strasbourg, l'AIVAR a désormais des antennes plus proches de vous. Ainsi pouvez-vous vous adresser au correspondant local de la région de DIEMERINGEN :

Mr MARTIN Robert -


 Passez par le bouton contact (tout en bas de la page) qui transmettra.

NE RESTEZ PAS DANS L'ISOLEMENT : NOUS SO
TEMOIGNAGE.
LE TEMPS.........
En ce 18 Juillet 2009,  nous consultons notre almanach pour avoir l’indication précise, il nous dit qu’il y a  2336 jours, soit 6 ans, 4 mois et 22 jours que mon fils Eric a quitté cette vie.

C’était une mort brutale portée par l'inconscience et la stupidité humaine , il avait 22 ans, c’était un superbe garçon de 1m80, en pleine réussite « Maman,Papa, j’ai l’impression de vivre un rêve : tout ce qui me tenait à cœur est en train de se réaliser… ». Mais, ce Samedi 8 Mars 2003 alors que nous l’attendions pour souper et fêter l'anniversaire de son cousin Jérôme ....... Un agriculteur particulière imprudent et inconscient en à décidé autrement.......

Eric avait un frère et une sœur il était aussi le parrain de sa nièce Sophie fille de sa soeur Karine ses autres nièces se nomment Julie et Lucie.
Eric  traversait des moments de grand bonheur partage, il se consacrait à ses trois  passions, sa famille, son travail et le sport, ce dernier étant une passion qui l'avait prise dès son plus jeune âge il y consacrait tout ses temps de loisirs .

Athlète confirmé,  il ne buvait pas d'alcool et ne fumait pas, toujours le premier à tous les entraînements et le dernier à quitter les tatamis , ce sérieux lui a permis de gagner de nombreux titres en compétition ainsi qu'une sélection aux championnats de France de karaté  qu'il n'a hélàs pas été en mesure d' honoré puisque un individu assez inconscient pour rouler sur une départementale de nuit sans éclairage lui à ôté la vie à lui ainsi qu'à sa compagne Cindy ainsi qu'une troisième personne innoçente.
 
Ce 8 Mars 2003 nous as projeté dans un univers irréel, impossible, inimaginable, inacceptable, décousu, terrassant, anéantissant… Aucun qualificatif à lui seul, pas plus collé aux autres, aucun mot ne peut définir cette douleur, ce tumulte physique et moral du vécu des parents qui survitvent à la mort de leur  enfant. Même en réunissant tout ce que le dictionnaire contient de synonymes, il nous semble que l’image et le sens en seraient encore insuffisants tant la limite avec la folie et sa propre mort est étroite, tant “l’envahissement de vide” submerge…  Corps et esprit ne deviennent que plaies béantes qu’aucun soin n’apaise mais que tout évènement même anodin amplifie : musique, fêtes, anniversaires, rencontres… toutes les première fois de cet "après" réactive le cataclysme. « L’inimaginable, l’impensable, l’impossible, l’indicible est arrivé....

Avant d’aller plus loin je voudrais ouvrir le chapitre “merci” à tous ceux qui ont été là, je commence par ceux qui auraient dù nous soutenir, nous entourer et bien pas du tout !

En effet, rares ont étés les membres de la famille à nous soutenir et à nous accompagner lors de cette innommable tragédie.

Si les grand-parents, les amis, les voisins, les copains  sont présents et offrent l’écoute et l’aide que les parents n'ont pas obtenus eux-mêmes  , au moment du décès et encore bien après, les frères et sœurs seront capables de construire leur vie en intégrant la perte dans leur expérience.

 La mort a existé en même temps que la vie, elle est inhérente à la vie.

 Et de tout temps l’homme y a fait face ; surmonter l’épreuve est plus facile quand c’est vécu dans une communication ouverte et des sentiments chaleureux.


Les  amis nombreux au début puis ensuite la vie fait que...loin des yeux,loin du coeur....
Les collègues et professionnels de santé ont étés par contre exemplaires (Nelly,Christiane,Richard), tous ceux qui n’ont pas eu peur ou qui ont eu le courage de se dépasser, ou encore, celui de pleurer avec nous .

Dans les inattendus, nous voudrions citer tous ces enfants et adolescents de son club  qui, chacun avec ses mots, ses attitudes nous ont té moignés d’une profonde tendresse que nous  ne pouvions pas, ne pas compter, eux les souffrants, nous reconnaissaient et venaient…

 Merci aussi, à cet homme anonyme fonctionnaire qui à pris le risque de nous faire parvenir la règlementation concernant les chambres mortuaires ce qui nous as permis de faire sécuriser ce lieu ou devrait pouvoir reposer en paix les défunts!

Aujourd’hui, nous pouvons aussi reconnaître tout le rôle et l’impact des Autres, qui parfois maladroits, blessants, innocents, représentent cependant les réalités de la Vie, du quotidien vers lequel il faut revenir et dans lequel doit se faire la reconstruction.

Pourtant, avant cela il y a bien des étapes. « choc, déni, colère, marchandage, dépression » ne sont pas de vains mots…

La seule façon que nous pensions efficace pour traverser ce deuil était  de comprendre… nous voulions savoir et encore savoir, comprendre l’impensable, sans doute pour ne pas avoir à reconnaître l’évidence : ERIC  et  CINDY étaient morts !

Certainement aussi pour retrouver un sens à notre vie, vaincre ce désastre, en faire quelque chose …

Est-ce que nous ne devenons pas fous ? Est-ce vrai ?Sommes nous sûr de l’avoir aimé puisqu’il est mort ? Qu’est ce que ce vide dont nous sommes remplis ??? Avons-nous une âme, un esprit, un cœur, sommes nous des êtres vivants, nous ne ressentons parfois plus rien ! Y a t-il une fin à ce cauchemar ? Et nos autres enfants ????

-- D’abord guérir cette terrible douleur…si c’est possible, il le faut,  Il le faut pour nos autres enfants karine et Anthony, pour nos petits-enfants et  pour notre propre survie !

Evènements conduisant à l’émergence de l'association
 Lorsque nous avons eût envie de pleurer avec d’autres parents désenfantés (ce mot raisonne tellement juste dans nos oreilles que nous l’avons adopté), lorsque  nous avons eut besoin de trouver un endroit où justement, nous pourrions laisser sortir toutes nos larmes, endroit où d’autres nous entendraient en comprenant ce que nous ressentions, un endroit où nous ne serions pas seuls, nous avons  trouvé l'association AIVAR , ce sont des personnes comme nous qui un jour se sont retrouvés désenfanté , les échanges, le partage , la compréhension du malheur de parents en deuil d'enfants permettent de savoir ou on en est dans notre vie, enfin d'avoir des repères.

Aujourd’hui, nous voudrions transmettre, communiquer à d’autres parents cet espoir et cette confiance qui peuvent à nouveau nous habiter, nous voudrions êtres un de ces multiples éléments qui font qu’un jour ils pourront rire à nouveau, respirer sans tristesse et être en liberté avec cet enfant vivant dans cet ailleurs que l’on nomme : mémoire, cœur, paradis, dimension, inconnu….même si la plaie ne se referme jamais complètement…
 
Les circonstances ont permis la rencontre avec d’autres parents porteurs des mêmes souffrances et des mêmes  souhaits…l'AIVAR est née........

Les parents d'Eric.
Martine et Robert.

Circonstances

 Cindy respirait encore quand les secours sont arrivés. Faiblement. Son décès a été constaté à dix neuf heures quinze minutes le 8 Mars 2003 . Elle ne fêtera jamais ses vingt trois ans elle était la passagère d’Eric son compagnon dans la vie qui est décédé sur le coup à dix neuf heures douze il ne fêtera jamais son vingt troisième anniversaire il était le conducteur.
Leur véhicule était une peugeot 205 de dix ans d'âge avec 296.000 kms au compteur , cet accident s'est produit au sommet d'une montée inninterrompue d'environ 1km,500 .

D’abord, tout va vite. Très vite. La sonnerie brutale du téléphone appel de la gendarmerie, "nous avons une mauvaise nouvelle".

La terre s’est ouverte sous vos pieds, la détresse vous submerge. Aucune mère, aucun père n’est préparé à la mort de son enfant. Vous enchaînez le lendemain avec la gendarmerie. Là on oublie de vous dire que vous pouvez bénéficier d’un soutien psychologique, "voulez-vous déposer une plainte , réfléchissez"...

Mais à quoi est-on capable de réfléchir dans ces moments là ? Il faut prévenir les amis, la famille, s’occuper des obsèques et dans ces cas là on se retrouve seul, seul pour toutes les formalités,seul pour déménager l'appartement ou ils vivaient ou brusquement la vie s'est arrètée, la famille , les amis  étrangements absents et indifférents comme si le malheur était contagieux!

Comment un  individu âgé d'une quarantaine d'années a pù être assez inconscient pour conduire un engin sans éclairage de nuit sur une départementale  très fréquentée?

Ne pas s'arrèter alors que les usagers qui avaient réussi a l'éviter de justesse le lui demandait en klaxonnant,en faisant des appels de phare, la cupidité il faut rentrer avec le chargement de bois........?

Je connaîs les réponses à ces questionnements il me suffit de lire le  PV de flagrance ,c'est clair comme de l'eau de source .

Le responsable de l'accident n'est pas entendu le jour même de l'accident on le laissera repartir il sera entendu mais le lendemain, il à donc tout son temps pour  préparer  sa version , notre fils lui aura droit à une prise de sang post mortem qui sera négative, c'est à dire pas d'alcool,pas de drogue, le responsable lui son analyse sera "périmée" curieux non? on laissera donc repartir le responsable au volant de son attelage toujours sans feux alors qu'il venait de tuer trois personnes, bizarre vous avez dit bizarre?
Un petit jeune contre un agriculteur ? les préjugés fonctionnent très bien encore dans notre pays!

Environ 15 mois après l’accident mortel, le  1er procès à lieu au Pénal la responsabilité du conducteur du tracteur est reconnue par le tribunal. Verdict de Mme la juge  du TGI ,hautaine et méprisante pour nous les victimes et étrangement complaisante pour le prévenu -10 mois de prison avec sursis, 12 mois de retrait du permis de conduire et une amende de 360€ avouez que ce n’est pas cher payé pour avoir ôté la vie de trois personnes.

Vous risquez beaucoup plus pour un grand excès de vitesse ou autres sans conséquences , c’est cette culture du Responsable mais pas Coupable qui court dans les prétoires de France et de Navarre , la justice qui n'existe plus sauf sous forme de bananes!!! à l'image de notre état régalien?

Nous ne ferons pas appel de cette décision car le but du procès n’était pas la vengeance mais d’établir et de connaître la vérité, bien que nous parents,trouvons que le verdict soit particulièrement « léger » nous nous battons aussi pour que les hommicides involontaires soient reconnus selon la gravité de l'imprudence ayant entrainé l'hommicide!

 La justice ? C'est pour les assureurs, afin que celà ne leur coûte que  le moins possible on y pratique "la commedia del arte"on y agite un hochet  pour amuser les victimes et faire croire à un semblant de justice ...

Entre temps, avec l’aide d’une association, nous avons lutté contre les disfonctionnements des Institutions qui avaient un lien avec la mort de nos deux jeunes.

1°) Nous avons réussi a faire rétablir un décret par le préfet de la région Alsace M.FAUGERE obligeant les engins agricoles, forestiers, et de chantiers à rouler de jour comme de nuit avec des gyrophares oranges ce qui n’était pas le cas sur certaines routes du Bas-Rhin vieux décret oublié par le ministère des transports, faute lourde de l’Etat Français alors que dans tous les départements voisins cette ineptie n’existait pas !

La France que nous n'attaquerons pas malgré la faute lourde  non par bonté , mais tout simplement parceque l'argent le Dieu Fric n'a jamais été notre moteur.

2°) Mise aux normes de sécurité de la chambre mortuaire de notre département suite au vol des bijoux sur le corps de notre fils en ce lieu.

Alors que ces vols existaient depuis un certain nombre d'années, actes permis par le laxisme des responsables de ces lieux. Des barbares, la lie de notre société se servaient sur les corps depuis des années sans que nul ne dépose plainte!!!!!!!

Je passe sur les difficultés et l’acharnement qu’il nous as fallu  pour faire modifier ces disfonctionnements qui sont pourtant une évidence mais nous savons que notre pays est une ploutocratie qui fait vivre beaucoup de gens incapables et incompétents.

Le silence revient. Les jours, les mois passent. Il faut gérer l’absence, la douleur au quotidien. Se battre chaque jour contre soi, le découragement, les larmes qui refusent tout contrôle. Se soigner. Continuer.

  A ce jour  plus de 72 mois se sont écoulés depuis le décès de nos enfants mais pour nous parents c'était "hier".

Pas étonnant que notre Pays soit régulièrement condamné par la cour Européenne pour ses retards scandaleux en matière de justice et doit payer des amendes faramineuses , cet argent servirait mieux à réformer notre justice et à lui donner les moyens de fonctionner normalement!

Pourquoi attendre si longtemps? il nous as fallu 6 longues années  et aller jusqu'en Cassation !

La partie adverse ayant fui ses responsabilités n'a fait que reporter sans cesse par des prétextes les plus divers et les plus futiles l'aboutissement et la reconnaissance de leur culpabilité, alors  qu'à l’origine de l’accident, il y a eu infraction, le responsable est identifié.

Alors, en plus de la difficulté à vivre chaque jour, vient s’ajouter le moment redouté de l’audience, cette nouvelle épreuve longue, douloureuse. Toujours reculée.

N’existe t-il pas un délai raisonnable pour mener une instruction ? On parle pourtant d’êtres humains. Peut-être le système judiciaire est-il désemparé devant la souffrance des familles. Comment évaluer ce qui n’a pas de prix ? Il ne s’agit pas de constater un mauvais stationnement ou le non port de la ceinture de sécurité et pourtant, là il y a sanction immédiate.

Alors que vaut la vie d’un enfant, que vaut la vie d’une victime de la route ?
C'est selon .........pot de terre contre pot de fer, cette maxime est bien encore en pratique de nos jours.

La justice de notre pays dont les bureaux sont surchargés de dossiers de toute nature se trouve t-elle donc à ce point démunie lorsqu’il faut traiter une affaire de violence routière ,de suicide, de violence,de meurtre?
Pourquoi cette mansuétude ? Une petite délinquance sans dommage pour un être humain est beaucoup plus réprimé qu'un meutre, même involontaire!

Le délit routier est une réalité. L’engagement du législateur et les mesures mises en place en matière de prévention et de répression l’attestent. Bien sur, le mal ne se répare pas mais le fautif doit être condamné pour les conséquences de son acte. Pourquoi les règles existantes ne sont-elles pas appliquées ou alors avec la plus grande laxisme?

Toutes les grandes déclarations de principes sont –elles destinées à ne pas être suivies d’effets . Quelle crédibilité peut -on accorder à une sanction qui intervient si tard ?

Est-il donc impossible de réduire le temps entre l’infraction constatée et la sanction

Nous avons un besoin vital de franchir cette nouvelle étape. Pour nous reconstruire. Pour nous aider à reprendre notre place d’acteurs de la vie, à porter le message de la prévention pour que des vies soient épargnées.

Toujours plus, peut être les nôtres,les vôtres ou celles de vos enfants.

 

 







 

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Nos demandes

- AIVAR As Aide Victimes de la route

Dossier envoyé à tous les décideurs nationaux, élus, et décideurs locaux.

Nos demandes:

1) LES SECOURS :

Le SAMU, le SMUR, les POMPIERS, professionnels ou volontaires : On constate une large retenue d’informations sous prétexte de secret professionnel, au mieux, après moult demandes un document incomplet ou une photocopie baveuse de l’intervention médicale du SMUR, par exemple. Les parents des personnes décédées sur place, ne sont aucunement pris en considération par les secours et n’obtiennent que rarement légitimement des renseignements. (Le SDIS du Bas-Rhin affirme ainsi ne pouvoir donner des informations qu’aux parents dont l’enfant était mineur). Des casernes de pompiers professionnels ont un bar à disposition avec différents alcool et fûts de bière. Nous demandons : Que les professionnels en charge des secours ne boivent aucun alcool pendant leur permanence et que l’on retire les bars du lieu de travail. Un compte-rendu précis de l’intervention du SAMU, du SMUR, des Pompiers, doit être fait et remis à la famille de la personne décédée, qui est légitimement en droit de connaître les circonstances de la mort.

Cliniques et Hôpitaux : Nous demandons : La Charte d’accueil des familles des victimes de la route, devrait être mise en œuvre et signée par toutes les cliniques et hôpitaux qui reçoivent ces accidentés. (Confère pièce jointe).

La morgue : Nous demandons : Lorsque la personne tuée sur la route est transférée à la morgue, il convient de veiller à ce que la famille y soit accompagnée et que ce lieu soit, fermé, digne et malgré tout accueillant. Institut médico-légal (autopsie) Nous demandons : Qu’on informe la famille de leur droit de voir la personne défunte avant l’autopsie, si possible avec un accueil respectueux.

2) POLICE NATIONALE, GENDARMERIE, CRS

La charte d’accueil est écrite, elle est affichée, mais sa mise en œuvre reste à appliquer. (Confère pièce jointe). Nous demandons : L’annonce de la mort de la personne tuée sur le lieu de l’accident ne doit plus se faire par un simple coup de fil téléphonique. Cette mission, difficile s’il en est, doit de faire en s’assurant de l’état des personnes averties. A la gendarmerie ou au poste de police, la famille doit pouvoir être reçue dans un lieu fermé au public, par un agent formé à cette mission délicate, traumatisante et lourde de conséquences pour les victimes par ricochet, qui n’y sont évidemment pas préparées. Une formation à cet accueil et aux sciences humaines et comportementalistes doit être mise en œuvre dans la formation initiale et professionnelle des forces de l’ordre. Un lieu d'évaluation pour les forces de l'ordre de doit aussi d’être mis en place, afin de pouvoir exprimer leurs propres problèmes.

Capacités de chaque policier/gendarme à constater, à rédiger les procédures d'accidents ? Dans les Procès Verbaux on trouve : - des constatations bâclées, avec de fautes d’orthographe et de grammaire, mais surtout mal réalisées, incomplètes et parfois erronées - la non prise en compte de tous les témoins à charge ou à décharge On constate : - l’audition des personnes mises en cause dans un accident corporel ou mortel, sont faites plus de 24 h après l'accident - l'absence de la prise de mesure conservatoire des véhicules en cause - l’absence d’un rapport de synthèse - La finalisation des PV est trop longue, elle traîne souvent des mois, pendant lesquels les personnes victimes n’ont aucune information, alors qu’elles sont directement concernées. - Aucune possibilité n’est prévue pour la victime ou ses ayants droits pour qu’elles puissent apporter des commentaires au PV, lorsqu’il contient des renseignements objectivement faux.

Nous demandons : Ils doivent être sensibilisés sur l'importance des constatations précises, objectives et pointues. Les personnes impliquées dans l’accident corporel, doivent être entendues de suite, alors qu’il n’est guère utile de convoquer la famille en deuil dans les 24h pour une rédaction de PV sur la victime décédée, Lorsque les deux parents sont interrogés pour le PV qui concerne leur enfant, il convient de faire signer la mère aussi. (ne pas dire « c’est pas la peine ») Les termes utilisés par les personnes, lors de l’audition –rédaction du PV sont à respecter, l’agent ne doit pas se permettre de mettre un mot pour un autre, et de transposer à sa façon personnelle et subjective. Il se doit d’écouter ce qu’on dit, avec plus de respect. L’agent de la force de l’ordre qui rédige le PV, ne doit pas arguer de sa fatigue, de son manque de sommeil, de son tas de dossiers à faire, pour justifier les erreurs et fautes dans le PV. L’agent de la force de l’ordre ne doit pas justifier la non convocation d’un témoin éventuel, qui a donné l’alerte, par un dossier de plus à faire.

Il est urgent de donner une formation aux forces de l'ordre et les doter d'outils performants modernes. Une formation spécifique concernant l'importance de la rédaction des constatations et des rédactions des procédures accidents avec des logiciels de correction d’orthographe et de grammaire, des logiciels spécialisés pour l’accidentologie, photographies ou vidéos de l'environnement du lieu de l'accident, sans oublier les logiciels actuels calculant la vitesse et l'énergie cinétique.

Les services de police/gendarmerie devraient avoir pour instruction de remettre "de suite" systématiquement une fiche aux victimes reprenant les informations les plus importantes comme : - le lieu, la date et l'heure de l'accident, - les véhicules impliqués et leurs immatriculations, - le nom des conducteurs impliqués, - le nom et les coordonnées des compagnies d'assurances, - la qualité des victimes ; conductrices ou non conductrices, leur place exacte dans le véhicule, - rapport sur les véhicules accidentés fait par des experts automobiles compétents, - rapport complet de l’intervention SAMU, du SMUR, des Pompiers, du médecin, ou de l’autopsie (qui reste cependant très exceptionnelle).

Les forces de l'ordre se doivent aussi de communiquer dans les plus brefs délais, un minimum d'information sur l'accident aux avocats indépendants nommés par les proches ainsi qu'aux compagnies d'assurances. De plus, les procureurs de la république doivent aussi avoir une vision juste et précise des circonstances d'un accident de la route et ainsi prendre une décision juste et mieux comprise des familles de victimes.

3) LE DROIT ET LES LOIS :

Si la Cour Européenne des Droits de l'Homme condamne régulièrement la France pour la durée des procédures, c’est bien qu’elle dysfonctionne, c’est pourquoi il faut que la justice se donne les moyens de réduire cette durée.

Le Procureur de la République : Le système judiciaire français qui donne l'initiative de la plainte au Procureur de la République n’est pas satisfaisant. Nous demandons : Que le Procureur de la République prenne le temps de recevoir au moins une fois les familles de victimes. Il faut rendre obligatoire la circulaire existante depuis quelques années mais jamais appliquée. Les décisions de classement sans suite ou d'ordonnance de non lieu, doivent être prises de façon collégiales, et non laissées à l'appréciation d'un seul homme, car les conséquences en sont trop graves, bien qu'il existe une possibilité d'appel.

La Justice et ses Jugements : La sanction n'intervient que des mois, voire des années, après l'homicide involontaire.

Les amendes appliquées pour les faits d'homicide ou de blessures involontaires lors de la conduite d'un véhicule sont honnêtement ridicules, car à peine à la hauteur d'une amende de 4ème classe.

Le permis de conduire ne doit pas être un permis de tuer.

Les peines de prison, quand elles sont prononcées, ce qui est rarissime, ne sont en pratique quasiment jamais effectives au nom de l'aménagement des peines. Il est utile de retirer le permis de conduire 10 ans.

Nous demandons La justice devrait être capable d’informer sans détours les familles de l'avancement de la procédure.

Par égard à la souffrance des personnes victimes, il convient de ne plus mélanger les jugements pour homicide involontaire, avec les affaires de droit commun.

Les magistrats doivent bénéficier d’une formation générale qui cerne la psychologie et la gestion des conflits, afin de permettre plus d’humanité aux débats.

La loi a certes été durcie, mais il faut que les magistrats prononcent des peines elles aussi alourdies. Il faut envisager des peines planchers, comme cela a été mis en place pour les délinquants récidivistes. Les lois existent, nous demandons qu’elles soient appliquées. L’application effective de la loi concernant les homicides involontaires doit être mise en œuvre tout en tenant compte de la gravité de l'imprudence qui est à l'origine de l'accident

La sanction doit intervenir rapidement après les faits. Or, Pendant cette longue période, le responsable présumé continue de conduire et quand la sanction intervient, elle n'a plus aucun sens pour lui, ni d’ailleurs pour les familles des personnes victimes.

Les responsables des faits étant de plus couverts par leur assurance, les condamnations en réparation des préjudices causés ne sont même pas à leurs charges. C'est ainsi qu’ils sont redevables de quelques centaines d'euros pour réparer une vie humaine brisée à jamais et une famille détruite à perpétuité. Les amendes doivent être plus fortes, en tenant compte sans doute des revenus de l'auteur, afin que disparaisse le sentiment d'impunité et la banalisation sociale des vies brisées sur les routes.

Des sanctions adaptées, pédagogiques et formatrices doivent être appliquées pour faire comprendre la valeur d’une vie broyée sur la route, pour faire prendre conscience aux responsables des conséquences humaines de leurs actes, il s’agit alors de prononcer des peines de travail d'intérêt général à effectuer dans des centres de réadaptation fonctionnelle, là où restent longuement les grands accidentés de la route.

4) LES ASSURANCES et leur indemnisation des personnes victimes directes et par ricochet :

Malgré la Loi Badinter, l'indemnisation légitime des victimes des accidents de la route est très longue, difficile et souvent injuste. Nous abordons ici les disfonctionnements et les propositions faites à la chancellerie le 07.11.2007 visant à l'amélioration du droit des victimes d'accidents de la circulation.

Trop souvent, les assurances montrent peu d’égards, usent d’arguments fallacieux et profitent de la fragilité de la personne victime en désarroi, pour réduire au maximum les indemnisations.

Les compagnies d'assurances refusent, en raison de la loi sur l'indemnisation des victimes d'accident de la circulation, d'indemniser les victimes, tant qu'elles ne peuvent déterminer si une faute peut-être opposée à la victime, de nature à limiter ou exclure son indemnisation. Cela retarde l'indemnisation de la victime qui se retrouve souvent en situation difficile. Les services de police ou de gendarmerie qui ne communiquent aucune information à la victime ou son conseil et le parquet, tant que le magistrat ne s'est pas prononcé sur les éventuelles poursuites (classement sans suite, renvoi devant le tribunal ou ouverture d'une information judiciaire) sont ici en cause.

Quant à l’aide juridique des contrats concernés, elles ne permettent guère une indemnisation juste, dans la mesure où l’avocat employé par l’assureur défend avant tout les intérêts de son employeur.

La victime qui se retrouve seule face à l'assureur, ne voit que très rarement ses droits respectés.

Les compagnies d'assurances désignent elles-mêmes leur propre médecin conseil. Le rapport définitif de l'expertise médicale n'est que rarement communiqué à la victime ou à son conseil.

Après l’accident corporel, la victime se trouve face à 2 voir 3 interlocuteurs : - les forces de l'ordre - sa compagnie d'assurance - la compagnie adverse.

Nous demandons : L'accès à l'information doit être simplifié. Il faut limiter le nombre d'interlocuteurs en particulier avec les compagnies d'assurances. L'avocat indépendant et spécialisé dans l'accidentologie doit avoir ce rôle, ainsi que les associations spécialisées. Une réforme relative aux droits indemnisations des victimes de la route, les compagnies d'assurances devraient intégrer obligatoirement "une forme d'assurance corporelle générale lors de la souscription d'un contrat". Le conducteur doit être indemnisé au même titre et degré que les autres Obliger les assurances à donner des provisions substantielles rapidement.

Faire obligation à l'assureur de proposer un choix de médecins non rattachés aux assurances, pour permettre plus d’objectivité. Une liste de médecins experts indépendants, n'ayant aucun lien avec les compagnies d'assurances doit être connue et mise à la disposition des victimes. Il faut qu'obligation soit faite au médecin-conseil de respecter les règles prévues par le Nouveau Code de Procédure Civile pour les expertises, en adressant un pré-rapport à la victime et à son conseil désigné, en l'invitant à lui faire part de ses observations. Il faut faire obligation à ce que le rapport définitif de l'expertise soit communiqué à la victime et à son conseil.


Nous demandons une cellule par département, qui puisse intervenir rapidement auprès des familles avec mission de les guider et les aider à faire respecter leurs droits. Les membres d'association de victimes doivent y être largement associés.


5) LE DROIT au CONGE accordé lors de la mort d’une personne de sa famille, accidentée de la route

L’administration accorde 3 jours de congé aux parents lorsque son enfant est tué sur la route, 3 jours de congés pour le décès « accidentel » d’un petit-enfant, d’un parent, d’un frère, d’une sœur, d’un grand-parent. Le décès, tout comme la naissance est un acte d’état civil, officiel, et n’a rien de privé. Cet événement n’a cependant aucune place dans notre société occidentale actuelle.

Ainsi on affirme dans un courrier ministériel de 2001 « le décès est une affaire strictement personnelle et familiale, que l’administration, néanmoins prend en compte en autorisant l’agent à s’absenter pour assister aux obsèques et accomplir toutes les démarches nécessaires, L’affliction et la peine s’estompent et se guérissent avec le temps, et l’octroi de quelques jours de congés supplémentaires ne sera jamais de nature à faire que la plaie se refermera plus vite. Le deuil est une épreuve trop importante dans une vie pour faire l’objet d’un dédommagement ou d’une compassion qui ne pourrait être que dérisoire au regard des conséquences qu’il induit ».

Nous demandons : 10 jours de congé ouvrables au minimum doivent être mis en place, pour démontrer une vraie reconnaissance sociale, lors de la survenue brutale et inattendue de cet événement traumatisant et destructeur. Cette reconnaissance institutionnelle sera un vrai soutien pour les personnes en deuil. Il anormal que les personnes concernées doivent faire appel à un congé maladie…

A savoir : Toute ressemblance avec des faits réels existants ou ayant existé n’est pas fortuite. Faits, lieux, propos, dossiers et témoignages fondent ces revendications et restent à disposition, à toutes fins utiles.

Source: Association Laurence FRITZ

ETERNITE.


Sans dénier la réalité
de la mort physique,
 nous croyons  que
 notre enfant disparu
 à nos yeux de chair est vivant :
 l'Amour est plus fort que la mort.
 Nous croyons que notre  enfant
 est unique et que nous sommes
ses parents pour l'Éternité.

Nous croyons que nous pouvons
 continuer à accompagner notre
enfant au présent et dans l'Amour
 sans avoir recours à de
 quelconques artifices.
















 Le devoir des vivants est d'honnorer
 la mémoire de leurs morts ....

Si le respect accordé au défunt est le
reflet du degré du développement d'une
société,  il est temps d'oser réfléchir
à notre soit disant « civilisation »
occidentale du troisième millénaire.

Je constate, hélàs, que dès que l'on
 prononce  certains mots  comme
 « morgue, ou cimetière »
le commun des mortels balaye
 rapidement le sujet ,il en arrive même
 à négliger l'entretien
des tombes de sa famille!

 En effet, ce sujet est devenu
 récurrent, en une ou deux générations.

On assiste à une méconnaissance
totale et alarmante des rites funéraires.
Ils permettent cependant d'introduire
humanité et solidarité, hommage
et respect.Ils permettent d'exprimer
souffrance et absence.

La banalisation, l'indifférence et la
dérision marquent, sans aucun doute,
une certaine peur et un manque
d'intégration dans l'éducation des
vivants de leur finalité mortelle.

Enfin, dans une démocratie qui se
veut un exemple pour les autres
nations , les élus et décideurs
devraient vraiment  être plus à
l'écoute des démarches citoyennes
proposées, plutôt que de se
laisser entraîner dans des travaux
d'infrastructures routières non
appropriées,  panneaux manquants
à certains endroits,en surnombre
à d'autres, ne se justifiant pas encore là ....
multiciplité des ronds points à des prix
de revient prohibitifs....

Ils  se doivent au contraire d'être proches
de leurs concitoyens et réactifs
aux préoccupations quotidiennes
de terrain de leurs  administrés qui  leurs
proposent des actions pour le bien d'autrui.

Les belles paroles et les promesses
électorales sont alors à mettre en oeuvre
afin qu'elles ne soient pas considérées
comme de la démogagie et accroître
encore la mauvaise image véhiculée
par nos politiciens à juste titre
d'ailleurs.........
Enfin le citoyen actif et responsable,
qui prend le temps d'interpeller ceux qui
décident, le citoyen qui propose et agit
pour faire avancer les choses, est en droit
d'attendre une écoute et un suivi sérieux
pour le bien commun.

Mais la réalité ressemble bien souvent à de
véritables chimères ! Comment en effet
comprendre que des vols sur les corps
reposants dans une morgue?
Des vols d'objets ou de fleurs dans les cimetières ?

Je laisse les lecteurs méditer
sur ces comportements des ...........humains?

Pour finir sur une note d'espoir , Il faut
 cependant comprendre que ce devoir
de mémoire ,des vivants est nourri par l'amour,
car l'amour n'est pas défait par la mort.

Les parents , Martine et Robert.

ERIC ET LE SPORT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ERIC ET LE SPORT


Année 1997 - champion du Bas-Rhin des moins de 18 ans - Foot-Ball


Années 1998 - coupe inter-régionale de moselle BOXE MUAY THAÏ


Année 1999 - change de discipline et adopte le Karaté SHOTOKAN


Année 2003 - Coupe d'Alsace et sélection pour les championnats de France

 

 

 

 



















Texte Libre


1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans même nous séparent
du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons
 besoin des autres.
Bien que nous ne soyons pas faciles à vivre, nous aimerions
rencontrer de la compréhension dans notre entourage ; nous
 avons besoin de soutien.

* Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer
 le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu,
 il est important encore pour nous ; nous avons besoin d'entendre
son nom et de parler de lui ; alors, ne détournez pas la conversation.
Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence.
* Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand
vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous
nous avez blessés.

C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous
de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit
un peu plus.

* Nous aimerions que vous n'essayiez pas d'oublier notre enfant,
d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses
dessins et autres cadeaux qu'il vous a faits. Pour nous ce serait
le faire mourir une seconde fois.

* Être parent en deuil n'est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous.

* Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente
 de toutes les autres pertes ; c'est la pire des tragédies.
 Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.

* Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais,
 ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri.
 Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.

 * Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil
 est fini ou au contraire que nous avons besoin de soins psychiatriques.

 * Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles
 temporaires. Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre.
 Il faut accepter de souffrir avant de guérir.

* Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil.
 Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme
 une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable,
sujet aux maladies et aux accidents.

* Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou
est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité,
la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs
fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. Essayez de nous accepter
dans l'état où nous sommes momentanément sans vous froisser.

* Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances.
 Laissez-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie
 avec celle-ci sans nous culpabiliser.

* Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne.
Nous ne serons plus celle ou celui que noue étions avant la mort de notre enfant
et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant
vous serez toujours frustré. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles
valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances.
Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être nous apprécierez-vous de nouveau ?

* Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous,
de même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous
dire que vous pensez aussi à notre enfant. Quand nous sommes tranquilles et réservés,
sachez que souvent nous pensons à lui ; alors, ne vous efforcez pas de nous divertir.
    * Source: Association Nationale Johnathan Pierres Vivantes

 


LYAGO DU DOMAINE DU LYS BLANC
VOTRE FIDEL COMPAGNON.


 

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