PREVENTION ROUTIERE

Vendredi 23 octobre 2009

Par ERIC§CINDY
Le tracteur sur l’exploitation

La grande question souvent posée est : faut-il un permis ou pas pour conduire un tracteur sur l’exploitation agricole ou forestière ? La réponse est non à condition que le tracteur serve pour les seuls besoins de l’exploitation et qu’il soit muni de la plaque d’exploitation reproduisant le numéro d’exploitation.

Cette plaque doit être fixée en évidence à l’arrière du tracteur (article R317-12 du code de la route) et ne peut être obtenue que si le propriétaire du tracteur est affilié à la MSA.

 Précisément l’article R221-20 du code de la route répond à cette question en énonçant : « échappent à l’obligation d’avoir un permis de conduire, les chefs d’exploitation, salariés, conjoints d’exploitants, enfants d’agriculteurs de plus de 16 ans, aides familiaux et même voisins ou parents bénévoles qui utilisent un tracteur agricole ou forestier et son ensemble attaché à une exploitation agricole ou forestière, une CUMA ou une entreprise de travaux agricoles. » Sont également exemptés de permis de conduire un tracteur : les élèves des établissements d’enseignement agricole ou forestier âgés de 16 ans révolus pour la conduite de tracteurs sur le site de l’établissement et à l’occasion d’un stage pratique effectué sur une exploitation agricole ou forestière ; l’agriculteur ou le forestier qui conduit sur son exploitation un véhicule ou engin agricole qu’on lui a prêté ; l’agriculteur ou le forestier qui se sert de son propre tracteur sur une autre exploitation dans le cadre de l’entraide ou d’une CUMA ; l’agriculteur ou le forestier qui utilise son tracteur dans le cadre d’une activité accessoire à son activité agricole ou forestière comme c’est souvent le cas pour le déneigement (voir chapitre le tracteur au service de la commune) ; les pluriactifs et les particuliers exerçant une activité agricole à titre complémentaire qui ont une plaque d’exploitant (pas de plaque = permis de conduire obligatoire) ; le voisin ou le parent qui aide bénévolement et ponctuellement aux travaux des champs ou des bois à condition que l’agriculteur ait une assurance « aide bénévole » ; les retraités agricoles dans deux cas exclusifs et sous réserve que leur tracteur soit doté de la plaque exploitant subordonnée à l’affiliation à la MSA (cotisations de solidarité) : lorsqu’ils aident bénévolement leur conjoint ou un agriculteur pour les besoins de l’exploitation et/ou lorsqu’ils conduisent leurs tracteurs sur leurs parcelles de subsistance.

 Les retraités agricoles qui ne sont pas affiliés à la MSA doivent avoir un permis adéquat  pour conduire un tracteur avec ou sans remorque.

L’usage agricole du tracteur

On entend par usages agricoles des tracteurs et engins agricoles ou forestiers dispensant d’un permis de conduire : le déplacement de matériels dans le cadre de travaux d’une exploitation (sur l’exploitation comme sur la route) : semis, travail du sol, traitement etc.) ; le transport de la main d’œuvre ou de personnes dans le cadre exclusif de l’activité (cueillettes, vendanges, travaux spécifiques etc.) ; le transport des produits de l’exploitation tant sur l’exploitation que vers le lieu de commercialisation ou de livraison : transport de grains, pailles et fourrages, de bétail, d’engrais etc., l’article R312-20 du code de la route limite ce parcours sur la route dans un rayon de 25 kilomètres ; l’entretien des parcelles (réfection des clôtures, entretien des haies, fauchage etc.).

L’âge pour conduire un tracteur

On l’aura lu ci-avant, pour conduire un tracteur sur l’exploitation, sans permis, il faut être âgé(e) de 16 ans révolus, pas moins. Deux remarques :
-  le fait de posséder le BSR (Brevet de Sécurité Routière) obligatoire pour conduire une mobylette à partir de 14 ans, ne permet pas de conduire un tracteur avant 16 ans ;
-  la conduite d’un tracteur avant 16 ans expose le chef d’exploitation à une contravention de deuxième classe et à des problèmes avec son assureur en cas d’accident. Donc à partir de 16 ans possibilité de conduire :
-  un tracteur seul sur l’exploitation et sur la route
-  un tracteur attelé à un outil porté, à une seule remorque ou à une machine remorquée sous réserve que leur largeur ne dépasse pas 2,50 mètres de large. Pour conduire les engins et ensembles suivants, il faut être âgé 18 ans au moins :
  un tracteur attelé à un ensemble dépassant 2,50 mètres de largeur ; Un tracteur attelé à une remorque transportant du personnel ;
-  un tracteur attelé à plusieurs remorques ou à plusieurs outils remorqués ;
-  une moissonneuse-batteuse ;
-  une ensileuse ;
-  un chariot de manutention sous réserve d’avoir une autorisation de l’employeur et un certificat d’aptitude délivré par le médecin du travail.

Le tracteur sur la route

Les mêmes personnes qui sont autorisées à conduire un tracteur sans permis sur leurs exploitations, le sont sur la route. Bien évidemment il faut respecter et connaître le code de la route.

A ce propos : tous les tracteurs, même anciens, doivent être équipés d’un gyrophare qui doit être mis en fonction sur la route de jour comme de nuit (voir l'arrété); la courtoisie s’impose, le gyrophare ne signifie pas que le véhicule est prioritaire ; le nettoyage des roues est obligatoire à la sortie des champs pour ne pas salir la route et engager sa responsabilité en cas d’accident dû aux boues et pulpes ; tous les tracteurs doivent avoir une plaque d’exploitation et leurs conducteurs doivent être possession de la carte grise, les autres engins doivent avoir été réceptionnés ; le transport de personnes dans la remorque est limité à 8 et il ne peut y avoir de passager sur le tracteur que s’il est équipé de sièges ; l’assurance responsabilité civile est obligatoire ; les dispositions sur le permis à point ne sont pas applicables aux tracteurs dispensés de permis de conduire.

COMME TOUT UN CHACUN PEUT LE CONSTATER QUAND IL CIRCULE DANS DES ZONES RURALES CES OBLIGATIONS NE SONT PRATIQUEMENT JAMAIS RESPECTEES PAR LES AGRICULTEURS ET CEUX-CI NE SONT PRATIQUEMENT JAMAIS CONTRÔLES PAR LES FORCES DE L'ORDRE ET QUAND PAR MIRACLE ILS LE SONT LES NOTABLES DU COIN INTERVIENNENT TOUJOURS EN LEUR FAVEUR.

IL FAUT SAVOIR QUE LES LOBBYS AGRICOLES SONT TRES PUISSANTS ET COMME NOUS SOMMES DANS UNE REPUBLIQUE BANANIERE CEUX CI PEUVENT TRANSGRESSER LES LOIS SANS ÊTRES INQUIETES ALORS QUE CE NON RESPECT DES LOIS EST RESPONSABLES DE DIZAINES  DE MORTS SUR NOS ROUTES CHAQUE ANNEE MÊME SI CES COMPORTEMENTS NE SONT PAS LA CAUSE PREMIERE DES ACCIDENTS DE LA ROUTE. IL EST INTOLERABLE QU'UNE CATEGORIE DE CITOYENS PUISSE CONTINUER DE PROFITER DE PASSE DROITS ET DE TUER SUR LES ROUTES SANS ÊTRES INQUIETES!

 Cela veut dire qu’en cas d’infraction, il ne peut y avoir retrait de points sur le permis de conduire du conducteur (circulaire n° NOR/INT/D/04/00031/C du 11 mars 2004 du Ministère de l’Intérieur) ; la largeur du tracteur ne doit pas dépasser 2,55 mètres et la longueur 12 mètres (18 mètres pour un ensemble routier (articles R312-10 et R312-11 du code de la route).

Au-delà, le convoi est considéré comme exceptionnel et la circulation doit être conforme à l’arrêté préfectoral (voir DDAF). Toutefois possibilité de circuler jusqu’à 3,50 mètres de large à condition que les seuls éléments qui dépassent la largeur réglementaire de 2,55 mètres soient les pneus .

Le transport de personnels

Que ce soit sur la route ou sur l’exploitation, du personnel ne peut être porté sur le tracteur que s’il est pourvu de sièges aménagés dans la limite de deux, soit deux personnes convoyées en plus du conducteur... qui doit être âgé de 18 ans au moins. Quant au personnel transporté dans une remorque, c’est limité à 8, le conducteur doit être âgé de 18 ans révolus, l’ensemble ne doit comporter qu’une seule remorque qui doit être pourvue de sièges d’une largeur de 40 cm et d’une profondeur de 30 cm par passager, chacun devant obligatoirement être assis.

 Pensez à l’assurance « accident du travail » et respectez les règles de transport, l’assureur pourrait se retourner contre vous.

Le tracteur au service de la commune

L’agriculteur, le forestier, la CUMA qui utilisent leurs propres tracteurs au service de la commune ou de l’intercommunalité (cérémonies et fêtes, ramassage des ordures ménagères, fauchage, entretien de voirie etc.) doivent avoir le permis de conduire adéquat et être âgés de 18 ans révolus. En effet, bien que le tracteur soit rattaché à une exploitation ou une CUMA, l’activité ne concerne pas l’exploitation.

 Toutefois lorsque l’activité est considérée comme accessoire à l’activité agricole ou à la CUMA, un permis de conduire n’est pas nécessaire. Et c’est le cas quand l’agriculteur passe une convention avec la commune ou qui utilise les services d’une CUMA (rappelons qu’en vertu de l’article L522-6 du code rural, les CUMA peuvent réaliser des travaux agricoles, forestiers et d’aménagement rural pour le compte d’une commune de moins de 2 000 habitants dans la limite de 10 000 ou 15 000 euros et 25% de son chiffre d’affaires annuel).

 Le cas le plus courant est le déneigement pratiqué par l’agriculteur ou le forestier avec son tracteur équipé d’une lame départementale. Par contre, là aussi la question est souvent posée, les agents communaux qui réalisent des travaux de voirie, jardinage, fauchage, entretien etc., y compris de déneigement, avec un tracteur doivent avoir le permis correspondant et être âgés de 18 ans révolus.
Les catégories de permis pour conduire un tracteur

Quand un permis de conduire est obligatoire pour conduire un tracteur et son ensemble, il dépend du poids total à charge (PTAC) à savoir : permis B si PTAC du tracteur est inférieur à 3 500 kgs seul ou avec une remorque dont le PTAC est inférieur ou égal à 750 kgs ; permis E (B) si la somme des PTAC (tracteur + remorque) est supérieure à 3 500 kgs ou si le PTAC de la remorque est supérieur au poids du tracteur ; permis C si le PTAC du tracteur est supérieur à 3 500 kgs seul ou avec une remorque d’un PTAC inférieur ou égal à 750 kgs ; permis E (C) si le PTAC du tracteur est supérieur à 3 500 kgs et celui de la remorque supérieur à 750 kgs ; permis E (D) si transport de personnes dans une remorque... en plus de l’attestation délivrée par le préfet. Référence : article R221-4 du code de la route. Par ailleurs, toutes infractions commises avec un tracteur soumis à permis de conduire peuvent entraîner, s’il y a lieu, un retrait de points sur le permis du conducteur.

 De plus si vous conduisez un tracteur nécessitant un permis alors que vous n’en possédez pas ou qu’il a été suspendu, annulé, c’est un délit passible d’au plus un à deux ans de prison et d’au plus 4 500 à 15 000 euros d’amende selon l’infraction. Enfin, ayez toujours sur vous les papiers de votre tracteur et le permis de conduire si la conduite du tracteur le nécessite.



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Dimanche 18 octobre 2009

Par ERIC§CINDY

CARTE DES POINTS NOIRS ROUTIERS : UN PANSEMENT SUR UN CANCER GÉNÉRALISÉ



Bla,bla,bla,bla, réunions,bla,bla,bla ,réunions,voici en principe des gens qui sont payés pour la sécurité sur nos routes!


Voir le lien suivant:




NB- COMMENT SE FAIT IL QUE DANS CE PAYS CE SONT LES SIMPLES CITOYENS  QUI SONT OBLIGES DE TAPER SUR LA TABLE POUR SE FAIRE ENTENDRE PAR DES GENS QUI SONT PAYES ET BIEN PAYES POUR FAIRE CE QU'APPAREMMENT ILS NE FONT PAS!
A PRIORI  LA PREOCCUPATION MAJEURE DE NOS DECIDEURS EST DE DONNER D'ABORD SATISFACTION A LEURS FUTURS ELECTEURS ! LA SECURITE DES ADMINISTRES PASSE BIEN LOIN APRES TOUTES SORTES D'INTERÊTS, MAIS NE SOMMES NOUS PAS AUSSI FAUTIFS ?

Cliquer sur ce LIEN: ELECTEUR CRIMINEL

                 R.  MARTIN


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Mercredi 7 octobre 2009

Par ERIC§CINDY
Le vent souffle, la pluie tombe, le feu brûle, la terre est poussière, l’homme… est ce qu’il pense. Ce soir, un soir d’aucune époque, le vent souffle dans les feuilles d’une forêt aux pousses jeunes, lavées par la brume et les pluies déversant sur le monde leurs eaux enfin pures… des larmes qui lavent la Terre du sang de ses cruels enfants qui tuent leurs enfants, des larmes qui lavent le ciel de la suie que l’homme a collée dans l’azur, rendant le soleil brûlant, des larmes qui si souvent se mêlèrent à celles de ces enfants qui quittèrent les bras d’une mère souillée et rendue à la poussière, des enfants dont le regard innocent est une lumière dont la puissance n’a jamais su arrêter la folie de ceux qui un jour furent enfants… et l’oublièrent.

Puis un jour, à leur mort peut être, ces hommes se rappellent un enfant : celui qui marchait et qui sans comprendre pourquoi tomba à terre au milieu du sang, noyé des larmes que l’innocence verse, peut être alors comprennent-ils qu’ils ont sacrifiés la lumière qu’ils abritaient, cette lumière qui fait d’un regard, d’un sourire, d’une pensée ou d’une caresse, une étoile qui si fragile soit elle, est unique, comme le soleil… mais un tel trésor n’est jamais perçu comme tel par l’homme qui compte, qui réfléchi et raisonne, qui a oublié l’émerveillement face à ce papillon qui à force de tant de peine devient une fleur du ciel. Il ne compte pas face à l’acier, il ne compte pas pour ceux qui vénère le dieu avide, ce dieu de papier pour lequel l’on demande à l’homme le sacrifice de l’homme… ce dieu doré qui rend aveugle! Un tel homme, comme toute chose semée se doit d’être récoltée un jour, cet homme ne mérite que pitié… mais un jour il verra, il comprendra… et il pleurera.
IRIDAL.
CES PHOTOGRAPHIES REPRESENTENT DES TRANCHES DE VIE DES  ENFANTS DES MEMBRES DE NOTRE ASSOCIATION DECEDES DANS DES ACCIDENTS DE LA ROUTE .
CHAQUE FAMILLE ENDEUILLEE  AYANT ASSEMBLEE SES PHOTOS SOUVENIRS POUR FAIRE DE CES TABLEAUX
DES TEMOIGNAGES EMOUVANTS AFIN DE SENSIBILISER LE PUBLIC A LA PREVENTION ROUTIERE.
                                        
  CES  TABLEAUX ONT ETEE EXPOSES AU PUBLIC DANS LE CADRE DE LA  SEMAINE DE LA PREVENTION ROUTIERE QUI  A EUT LIEU PLACE KLEBER A STRASBOURG.

NICOLAS
PASCAL
LAURENCE
GUILLAUME
ERIC - CINDY


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Dimanche 4 octobre 2009

Par ERIC§CINDY

NOS COMPORTEMENTS SUR LA ROUTE TIENNENT BEAUCOUP DU "PARAÎTRE" EN NOUS OCCULTANT QUE L'USAGER ET SON VEHICULE PEUVENT DEVENIR DES ARMES MEURTRIERES.

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Samedi 3 octobre 2009

Par ERIC§CINDY


Village de la sécurité routière
La Communauté Urbaine de Strasbourg organise, cette année, un "village de la sécurité routière" qui sera implanté du samedi 3 au dimanche 11 octobre 2009, place Kléber à Strasbourg.

De nombreux ateliers de sensibilisation à la sécurité routière vous seront ainsi proposés de 9h30 à 18h00 sans interruption, tels que :





- un simulateur de conduite voiture,
- un simulateur de conduite 2 Roues motorisées,
- un simulateur de réflexes,
- un simulateur d'alcoolémie,
- une piste de maniabilité vélos,
- un apprentissage aux premiers gestes de secours,
- un contrôle technique vélo







De nombreux partenaires seront associés à cette manifestation comme la Police Nationale, la Gendarmerie Nationale, les CRS, la Police Municipale, le SDIS, la DDE, la CTS, l'Automobile Club, la







Prévention Routière, l'Association Laurence FRITZ, La Fédération Française des Motards en Colère, l'Association Piétons 67, la Ligue Contre la Violence Routière, le CADR67, la MAIF et DECATHLON.

Des jeux concours seront par ailleurs organisés pour les enfants à partir de 5 ans et pour les adultes, et de nombreux lots, dont 5 vélos, seront à gagner.


L'explication des évènements de la vie sociale, qu'ils soient positifs ou négatifs, est une question fondamentale qui préoccupe chacun de nous. Ce besoin d'explication répond à un autre besoin de l'homme, le besoin de sécurité et de confort psychologique. L'explication de ces évènements par l'expert est généralement considérée comme "scientifique", "naïve" celle de l'individu ordinaire ("le profane", " monsieur tout le monde ")

ODILE UNE MAMAN DESENFANTEE BENEVOLE DE L'ASSOCIATION A.L.F EN TRAIN D'INSCRIRE LE PRENOM DE NOS ENFANTS DECEDES SUR LA ROUTE
SUR LE SUPPORT SYMBOLIQUE DE LA MARELLE
TERRE - CIEL

La non possibilité d'explication est source d'angoisse, trouble l'individu et le déséquilibre psychologiquement ; l'identification des causes aux événements permet dans une certaine mesure de mettre de l'ordre autour de soi, de structurer et d'organiser son environnement, de limiter l'effet de l'aléatoire et de l'incertitude.

 

Ainsi, l'explication et la prévention des accidents sont une nécessité sur le plan social, psychologique et économique. Cette explication concerne non seulement les spécialistes en sécurité, mais aussi tous les acteurs de la situation accidentogène. Si c'est du rôle des experts d'analyser les situations de risques et d'accidents afin de proposer des mesures pour optimiser la sécurité, l'ouvrier, ou l'employé, le chef d'entreprise, le contremaître, le conducteur d'automobile, le piéton, l'ingénieur concepteur d'un système de production ou des infrastructures routières, loin d'être passifs devant les accidents qu'ils subissent ou qu'ils observent, s'en construisent presque toujours, de manière explicite ou implicite, une théorie explicative. Mais cette perception des risques et l'explication des accidents sont loin d'être homogène à travers la population.

 

Hasard et accident

L'accident, à l'origine considéré comme une oeuvre de Dieu, une fatalité, va être progressivement conçu comme un phénomène explicable, un phénomène dont on peut identifier les causes, une phénomène qu'on peut maîtriser. C'est pourquoi les spécialistes de la sécurité, forts d'une certaine expertise sur la causalité des accidents, s'efforcent depuis longtemps de persuader le public profane que l'accident n'est pas dû au hasard.


Par ailleurs, l'explication de l'accident en termes de fatalité conduit à l'inaction. L'explication fataliste de l'accident a une origine historique et est ancrée dans les représentations populaires : pour le fataliste, toutes les voies mènent au résultat qui paraît inévitable et s'inscrit dans sa destinée : si c'est ton heure de mourir, tu mourras ! Le fatalisme est un exemple d'erreur d'attribution susceptible d'influencer les sentiments et le comportement de l'individu fataliste, notamment dans le sens d'une plus grande passivité. Ainsi, on peut logiquement s'attendre à ce qu'in individu qui considère que les accidents sont dus à la fatalité néglige les précautions de sécurité et les moyens de protection.

 

L'avis de l'expert

L'expert admet aujourd'hui l'imbrication des causes sous la forme d'une succession d'évènements ou d'un concours de circonstances ou d'une conjonction de causes résultant non seulement des facteurs techniques et humains, mais aussi de leur interaction. Ainsi, on passe d'une conception séquentielle de l'accident à une conception systémique qui conçoit l'accident comme un symptôme de dysfonctionnement ou, mieux, comme un révélateur des inadaptations du système.

 

L'erreur n'est jamais seulement humaine

Les experts en sécurité continuent de prétendre que les accidents sont causés par l'homme avec une proportion de 80 à90 % des accidents imputables à des "facteurs humains". C'est évoquer implicitement le problème de la faute, et donc de la responsabilité. Cela suppose que l'opérateur connaît les risques auxquels il est exposé, qu'il sait comment les maîtriser et qu'il n'a pas fait usage de ce savoir. Or l'explication en terme d'erreur humaine repose indirectement sur la question du jugement moral et une telle attitude ne fait pas avancer la prévention si elle se limite à la recherche d'un coupable. Si l'on admet qu'il y aura des erreurs à l'origine desquelles il y aura toujours un homme, il faut aussi admettre que toute erreur humaine a son explication dans les contraintes de l'organisation. Et la requalification de l'erreur humaine en "erreur sociotechnique" a l'avantage non seulement de dégager la notion d'erreur de la notion de faute et de son aura culpabilisatrice, mais aussi de ne pas faire de l'homme la seule source possible d'erreur et d'élargir ainsi l'explication des accidents à l'ensemble des conditions techniques et organisationnelles caractérisant l'activité qui a résulté en catastrophe.

"Explication naïve de l'accident et prévention" de Dongo Rémi Kouabenan, Professeur de psychologie du travail et des organisations à l'Université Pierre Mendès France (Grenoble II).
Source: ALF 

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Vendredi 2 octobre 2009

Par ERIC§CINDY
S'il y a moins de circulation la nuit, il y a toutefois plus de dangers : la nuit représente moins de 10% du trafic routier, mais 44,7 % des tués et 35 % des blessés hospitalisés. En cause, la fatigue, la vitesse, l'alcool, mais également tous les problèmes liés à la vision : dispositifs d’éclairages mal réglés, pares-brises non nettoyés, éblouissement, difficulté à apprécier les distances, capacités visuelles souvent insuffisantes…

Alors, profitez des semaines Lumière et Vision, le rendez-vous annuel de l’association Prévention Routière, pour obtenir un diagnostic gratuit de l’éclairage et de la signalisation de votre véhicule, ainsi qu’un test de votre vue. Car 90% des décisions et des gestes nécessaires à la conduite passent par la vue !

 

Les semaines Lumière et Vision 2009, menées en partenariat avec l’Association Nationale pour l’Amélioration de la Vue (ASNAV), Bosch Car Service et le Conseil National des Professions de l’Automobile (CNPA), se dérouleront pendant tout le mois d’octobre dans près de mille points de contrôle répartis sur tout le territoire : sur place publique (animés par les bénévoles de l’association Prévention Routière) et dans les garages des réseaux Bosch Car Service et CNPA participant à l’opération.
 

Les contrôles, d’une dizaine de minutes, se déroulent en trois étapes :

 

1. Contrôle de l’ensemble des dispositifs d’éclairage et de signalisation.
Etat, fonctionnement, orientation… pour les feux de croisement, feux de route, feux de position, feux de détresse, feux de brouillard, feux de recul, feux stop.

 

2. Vérification de l’état des balais d’essuie-glace et de toutes les surfaces vitrées (pare-brise, vitres latérales, lunette arrière, rétroviseurs…)

 

3. Test (indicatif) de la vue.
L’objectif est de permettre à l’automobiliste de vérifier sa vue et de l’inciter à consulter un ophtalmologiste en cas de troubles de la vision.
Au terme du contrôle, une vignette millésimée et une fiche bilan validant le contrôle seront remises au conducteur, uniquement si le véhicule est en bon état de fonctionnement.

 

Pour connaître les dates et lieux des points de contrôle « Lumière et Vision » les plus proches de chez vous, contactez le  comité départemental de l’association Prévention Routière de votre département (coordonnées des 101 comités départementaux sur le site Internet www.preventionroutiere.asso.fr).

 

Par ailleurs, pour la cinquième année consécutive, l’association Prévention Routière s'associe aux "Journées de la Vision" de l'ASNAV, qui se dérouleront du 5 au 10 octobre 2009, en incitant les automobilistes à se rendre chez l'un des 6000 opticiens participant à ces journées, pour un contrôle gratuit de leur vue.

Source: prévention routière

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Jeudi 1 octobre 2009

Par ERIC§CINDY
En ce moment je suis particulièrement révolté, par l'injustice, l'inégalité, la souffrance, la famine, la malnutrition, la mort (lorsque celle-ci a pour cause l'inaccessibilité, financière en particulier, aux soins ou des pratiques religieuses ou morales interdisant, par exemple, le préservatif et vouant les individus au SIDA) ou comportemental au volant par exemple ainsi que les guerres, la torture, le sexisme, le machisme, l'autoritarisme, l'irrespect, la soumission, l'asservissement, le mensonge, l'hypocrisie, l'égoïsme, l'égocentrisme…, bref par tout ce qui, d'une manière ou d'une autre, plus ou moins gravement, porte atteinte à la dignité humaine et, pour être plus précis à la liberté individuelle d'humains , mais je suis aussi en révolte contre toutes les causes de ces atteintes  la religion, la morale qui est toujours anonyme et est donc par conséquent toujours celle des autres, les superstitions, le fanatisme, le mysticisme, la pensée unique, les mythes (à commencer par le mythe de la démocratie bourgeoise), l'analphabétisme, la bêtise… et leurs différents avatars institutionnels et organisationnels qui sont toujours des ordres : l'état, les gouvernements, la Justice, la Police, l'Armée, le fisc, les douanes, le Droit (bourgeois),  la Prison, l'éducation Nationale système détourné en système oppressif....
Ma révolte réactive est celle du cœur, c'est elle qui me fait avoir des coups de gueule  et, parfois, je l'avoue volontiers, des coups de sang , des colères, des élans de solidarité (même si, souvent, ils restent discrets, anonymes)…

Ainsi ce matin en passant l'aspirateur dans la chambre qu'occupait Eric -cette chambre est devenue un sanctuaire depuis ce maudit 8 Mars 2003- , malgré nos efforts pour nous reconstruire rien n'a bougé dans cette chambre comme souvent j'ai les larmes qui inondent mon visage m'aveuglant et la gorge qui se serre, dans ces moment là  j'ai souvent la haine envers le responsable,  je le reconnaît ce n'est pas bien mais celà me sert de soupape car comme un cauchemar sans fin les images défilent et se bousculent dans ma tête.
Je viens d'entendre des automobilistes qui s'exprimaient au sujet des limitations de vitesse sur autoroute et comme d'habitude les avis négatifs et les faux prétextes sont nombreux.

A chaque fois je pense au texte de notre association l'ALF : Les grands drames de l’humanité ont pour cause première la passivité de populations entières et non Les choix destructeurs de dirigeants ambitieux, irresponsables ou cruels. Face à son enfant mort, une mère sait qu’elle a tout perdu. Que le corps de cet enfant ait été transpercé par la balle d’un tireur d’élite serbe ou écrasé par un conducteur d’élite français ne change rien au résultat. Un individu privilégiant son bon plaisir et sa volonté de puissance a exercé son terrorisme aux dépens d’une vie. Nous savons que ce risque peut être réduit à des niveaux tolérables, plusieurs pays industrialisés ont prouvé que l’on peut se déplacer sans tuer autant. La mort routière dépend d’abord de nos incohérences et du défaut de maîtrise de notre système de transport. Il est techniquement facile de réduire le nombre de victimes, sans terrorisme policier, sans altération de nos possibilités de déplacement, sans drame pour notre économie.

Nous pouvons juger les valeurs d'une société sur son taux de mortalité par accident de la route. Celui de la France est un des plus élevés d’Europe, seuls quelques pays européens nous dépassent en inefficacité, habituellement le Portugal et la Grèce, mais la Suède et la Grande Bretagne ont une civilisation et une administration deux fois plus respectueuses de la vie.
Tolérer une situation qui produit une telle quantité de malheur n’est pas la traduction d’une indifférence parmi d’autres, c’est un signe grave de déshumanisation.

Pourquoi sommes-nous plus barbares ou incompétents que d’autres ? Cette situation traduit-elle des conditions géographiques sur lesquelles nous n'avons pas de prise ? Qui a la responsabilité de ces insuffisances : l'individu ? les organisateurs de notre politique de transport ? Pouvons-nous modifier cette situation ?


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Dimanche 13 septembre 2009

Par ERIC§CINDY


Pas facile la vie de policier…

 Ce fonctionnaire suisse nous apprend à bien connaître son rôle. Il est vrai que l'on a parfois tendance à mettre en avant leur manque d'indulgence, d'où ce leitmotiv venant des conducteurs : "Vous pourriez me donner un avertissement pour être sympa !". Nous sommes tous les mêmes :"Désolé, je ne savais pas que c'était interdit".

 Notre sympathique gendarme (eh oui !) nous présente des bilans et conseils concernant la sécurité routière en espérant sensibiliser chacun d'entre nous et sauver de nombreuses vies.

"Si chacun fait un peu, c'est la vie qui gagne". L'auteur rappelle que la maîtrise d'un véhicule n'est donnée à personne. Les accidents qui arrivent aux pilotes les plus talentueux en sont la preuve.

 Des images choquantes et commentaires édifiants passent en revue les dangers de la route dus à l'alcool, la vitesse, le non-respect des distances de sécurité, les mauvaises conditions météo et l'inattention.

Quantité de chiffres et de statistiques sur la sécurité engendrent peur et terreur. Vous pouvez jouer un rôle en participant à la campagne de sécurité routière  : envoyez photos et slogans qui seront transmis à diverses instances de sécurité routière. "Si chacun fait un peu, c'est la vie qui gagne"

 Une analyse très juste et attristante reflète le comportement d'innombrables automobilistes, qualifiés de "vautours", suite à un accident de la route.

Des conseils sont prodigués concernant le constat amiable d'accident. Les risques mal calculés encourus par un conducteur lors d'un délit de fuite sont signalés : par exemple, il faut savoir que quelques débris de verres permettent d'identifier un véhicule, attention donc à la police et à la justice !

Répondez sincèrement à un sondage et prouvez que vous n'êtes pas l'un de ces sinistres conducteurs. Le récit d'une mère après le drame qui a touché son fils, les étapes difficiles d'une carrière de policier, le geste inconscient de deux enfants donnent de grandes leçons de vie.

La validation d'un permis ne devrait intervenir qu'après acquisition des gestes qui sauvent et qui permettent de gérer une situation d'urgence sans mettre en danger la vie d'autrui. Toujours au chapitre sécurité, vous trouverez des explications précieuses sur les indispensables épreuves de crash-tests.

Face à toutes ces difficultés, notre webmaster explique la complexité d'une formation de policier et nous dit qui sont ces soi-disant "super-flics".

 Pour répondre aux considérables demandes, il présente sa carrière professionnelle et ses loisirs. Quelles missions les différentes unités de policiers mènent-elles heure après heure et quelles sont les qualités requises pour maîtriser "le sens du devoir" ?

 Le policier, sans cesse confronté à la mort, fournit des explications quant à l'utilisation d'une arme en cas de légitime défense et une définition approfondie du stress post-traumatique.

 Matériels courants et sophistiqués du policier européen moderne sont commentés avec preuves en images.

Source: allo police suisse

 JEAN-CHRISTOPHE HERZIG

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Vendredi 4 septembre 2009

Par ERIC§CINDY
 PETIT RAPPEL A LA LOI OU ...IL NE FAUDRA PAS DIRE JE NE SAVAIS PAS, J'IGNORAIS........

VOIR : T.G.V A DIEMERINGEN - BAS-RHIN

Le défaut de diligences normales

Dans sa nouvelle rédaction, issue de la loi du 13 mai 1996, l'article 121-3 dispose qu'il y a délit en cas d'imprudence, de négligence ou de manquement à une obligation de prudence ou de sécurité, lorsque la loi le prévoit, "sauf si l'auteur des faits a accompli les diligences normales compte tenu, le cas échéant, de la nature de ses missions ou de ses fonctions, de ses compétences ainsi que du pouvoir et des moyens dont il disposait".

Cette disposition reflète un compromis entre les assemblées parlementaires, et la proposition de la commission des lois adoptée par le Sénat le 17 avril 1996. Elle a pour objet d'imposer au juge pénal une méthode d'appréciation de la faute totalement subjective, in concreto et non in abstracto.

Cette appréciation ne concerne pas seulement les fautes d'imprudence ou de négligence. Elle est imposée aussi pour l'appréciation du manquement à une obligation de sécurité ou de prudence prévue par la loi ou les règlements. Selon la jurisprudence, un tel manquement revêtait un aspect objectif. Il était assimilé à un délit matériel, bien que ce type d'infraction ait été banni du nouveau code pénal. Il ne peut désormais constituer une faute pénale que dans la mesure où le manque de diligences de son auteur est établi.

Il s'agit, selon la loi, de l'absence de "diligences normales". Cette expression, à elle seule, pouvait induire une méthode d'appréciation abstraite, la notion de normalité impliquant la référence à des normes générales et abstraites. C'est pourquoi l'article 121-3 précise que le défaut de diligences doit être apprécié par rapport à la situation de l'auteur des faits : il faut tenir compte de la nature des missions ou des fonctions, des compétences de l'intéressé, de ses pouvoirs, et des moyens dont il disposait.



II. L'APPLICABILITÉ DE LA THÉORIE GÉNÉRALE AUX DÉCIDEURS PUBLICS

Les fonctionnaires de l'Etat ou des collectivités territoriales sont rarement les auteurs matériels d'un dommage corporel. C'est leur pouvoir de décision qui peut les exposer au risque pénal. Les décisions administratives qu'ils sont amenés à prendre peuvent contribuer à créer une situation dangereuse. C'est le cas lorsque ces décisions permettent à des tiers de construire ou d'exploiter dans des conditions qui pourront être dangereuses pour la sécurité des personnes. C'est le cas lorsqu'ils s'abstiennent d'intervenir pour faire cesser une situation dangereuse. S'ils autorisent alors qu'ils auraient dû interdire, s'ils négligent d'intervenir alors qu'ils auraient dû le faire, rien ne fait obstacle, en théorie, à ce qu'ils soient poursuivis pénalement pour avoir contribué au dommage corporel qui aura pu survenir et qui sera la conséquence même indirecte de leur décision ou de leur inaction.

Si la gravité de la faute demeure indifférente, le particularisme des fonctions des agents publics influe sur la mise en oeuvre de leur responsabilité pénale, la caractérisation de leur faute, et son imputabilité.



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Dimanche 30 août 2009

Par ERIC§CINDY

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Dimanche 30 août 2009

Par ERIC§CINDY

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Dimanche 30 août 2009

Par ERIC§CINDY

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Dimanche 30 août 2009

Par ERIC§CINDY

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Lundi 24 août 2009

Par ERIC§CINDY

CARTE DES POINTS NOIRS ROUTIERS : UN PANSEMENT SUR UN CANCER GÉNÉRALISÉ



Bla,bla,bla,bla, réunions,bla,bla,bla ,réunions,voici en principe des gens qui sont payés pour la sécurité sur nos routes!


Voir le lien suivant:






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Lundi 24 août 2009

Par ERIC§CINDY
ENTREE MENANT AU CIMETIERE IL FAUT TOURNER A GAUCHE A HAUTEUR DU PANNEAU DE SIGNALISATION
COMME ON PEUT LE CONSTATER SUR CETTE PHOTO PRISE LE 24.09.2009 AU MOMENT OU VOUS DEVEZ COUPER LA ROUTE POUR ENTRER SUR CE PARKING A GAUCHE MENANT AU CIMETIERE VOUS AVEZ AU GRAND MAXIMUM 20 METRES DE VISIBILITE DEVANT VOUS CE  DEFAUT D'INFRASTRUCTURE TRES DANGEREUX  A ETE SIGNALE PAR MES SOINS A L'INGENIEUR DE LA DDE DE SARRE UNION  AINSI QU'AU MAIRE DE DIEMERINGEN QUI M'AVAIENT PROMIS DE CHANGER CETTE ENTREE DANGEREUSE NOUS ETIONS LE 3/09/2003 !!!!!!!!!

CETTE ENTREE EST DE LA RESPONSABILITE DU MAIRE CAR SE TROUVANT DANS L'AGGLOMERATION DE DIEMERINGEN.

SUITE AU LAXISME DE NOTRE COMMUNE , J'AI FAIT APPEL AU DEPUTE DE LA 7ème circonscription du BAS-RHIN Mr BLESSIG  QUI A FAIT UN COURRIER A Mr LE MAIRE DE DIEMERINGEN ET A SON CONSEIL MUNICIPAL LUI DEMANDANT D'ETUDIER CE PROBLEME.

ON ATTEND COMME D'HABITUDE DES FUTURES VICTIMES POUR PRENDRE DES MESURES DE SECURITE ET DE BON SENS POUR SES ADMINISTRES????????


A NOTER LA DATE DE CE COURRIER CELA FAIT PLUS DE SIX ANNEES ET TOUJOURS RIEN DE FAIT!

 LA  PARTIE DE PING -PONG ENTRE INSTITUTIONS "MAIRIE- DDE" QUI S'AMUSENT AVEC LA SECURITE DES CITOYENS!

LA DDE A RAISON , D'APRES LE CODE DE L'URBANISME IL APPARTIENT AU MAIRE DE LA COMMUNE D'ENGAGER DES TRAVAUX  DE SECURISATION DE CE DEFAUT  D'INFRASTRUCTURE , EN EFFET UNE ENTREE DE PARKING SITUEE EN PLEIN VIRAGE AVEC TRES PEU DE VISIBILITE IL FALLAIT LE FAIRE!



SI JE COMPRENDS BIEN - NOTRE MAIRE ET SON CONSEIL MUNICIPAL SUIVENT LE RAISONNEMENT SUIVANT BIEN CONNU DANS NOTRE PAYS  - A SAVOIR ATTENDRE LES DRAMES ET AGIR !!!

POURTANT EN 2008 UNE JEUNE ADOLESCENTE DE 14 ANS EST DECEDEE L'ANNEE DERNIERE PRES DE LA SORTIE DU COLLEGE  - HEURTEE PAR UN BUS , - DEPUIS LA COMMUNE A SECURISE CET ENDROIT -  DONC IL EST URGENT D' ATTENDRE..........

CI-DESSOUS LA LETTRE QUE M'A ENVOYE LE MAIRE DE MA COMMUNE , -  IL Y A 6 ANS ET 1 MOIS ..........








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Présentation

SOMMAIRE.

T E M O I G N A G E .

                               
CORRESPONDANT LOCAL  SECTEUR  ALSACE-BOSSUE

En 2003 naissait une Association d'Aide aux personnes Victimes de la Route: l'AIVAR.

Personnes bléssées dans leur chair, mais aussi personnes << victimes par ricochet >> que sont les parents ou amis d'un être cher décédé lors d'un accident.
En 5 ans, près de 200 personnes se sont adressées à l'association pour connaître leurs droits, mais surtout pour trouver un lieu où exprimer sa douleur et son désarroi. Accueillis dans des groupes de parole, nombre de familles ont pu -non pas oublier - mais vivre avec un drame qui a boulversé toute leur vie.

Basée à Strasbourg, l'AIVAR a désormais des antennes plus proches de vous. Ainsi pouvez-vous vous adresser au correspondant local de la région de DIEMERINGEN :

Mr MARTIN Robert -


 Passez par le bouton contact (tout en bas de la page) qui transmettra.

NE RESTEZ PAS DANS L'ISOLEMENT : NOUS SO
TEMOIGNAGE.
LE TEMPS.........
En ce 18 Juillet 2009,  nous consultons notre almanach pour avoir l’indication précise, il nous dit qu’il y a  2336 jours, soit 6 ans, 4 mois et 22 jours que mon fils Eric a quitté cette vie.

C’était une mort brutale portée par l'inconscience et la stupidité humaine , il avait 22 ans, c’était un superbe garçon de 1m80, en pleine réussite « Maman,Papa, j’ai l’impression de vivre un rêve : tout ce qui me tenait à cœur est en train de se réaliser… ». Mais, ce Samedi 8 Mars 2003 alors que nous l’attendions pour souper et fêter l'anniversaire de son cousin Jérôme ....... Un agriculteur particulière imprudent et inconscient en à décidé autrement.......

Eric avait un frère et une sœur il était aussi le parrain de sa nièce Sophie fille de sa soeur Karine ses autres nièces se nomment Julie et Lucie.
Eric  traversait des moments de grand bonheur partage, il se consacrait à ses trois  passions, sa famille, son travail et le sport, ce dernier étant une passion qui l'avait prise dès son plus jeune âge il y consacrait tout ses temps de loisirs .

Athlète confirmé,  il ne buvait pas d'alcool et ne fumait pas, toujours le premier à tous les entraînements et le dernier à quitter les tatamis , ce sérieux lui a permis de gagner de nombreux titres en compétition ainsi qu'une sélection aux championnats de France de karaté  qu'il n'a hélàs pas été en mesure d' honoré puisque un individu assez inconscient pour rouler sur une départementale de nuit sans éclairage lui à ôté la vie à lui ainsi qu'à sa compagne Cindy ainsi qu'une troisième personne innoçente.
 
Ce 8 Mars 2003 nous as projeté dans un univers irréel, impossible, inimaginable, inacceptable, décousu, terrassant, anéantissant… Aucun qualificatif à lui seul, pas plus collé aux autres, aucun mot ne peut définir cette douleur, ce tumulte physique et moral du vécu des parents qui survitvent à la mort de leur  enfant. Même en réunissant tout ce que le dictionnaire contient de synonymes, il nous semble que l’image et le sens en seraient encore insuffisants tant la limite avec la folie et sa propre mort est étroite, tant “l’envahissement de vide” submerge…  Corps et esprit ne deviennent que plaies béantes qu’aucun soin n’apaise mais que tout évènement même anodin amplifie : musique, fêtes, anniversaires, rencontres… toutes les première fois de cet "après" réactive le cataclysme. « L’inimaginable, l’impensable, l’impossible, l’indicible est arrivé....

Avant d’aller plus loin je voudrais ouvrir le chapitre “merci” à tous ceux qui ont été là, je commence par ceux qui auraient dù nous soutenir, nous entourer et bien pas du tout !

En effet, rares ont étés les membres de la famille à nous soutenir et à nous accompagner lors de cette innommable tragédie.

Si les grand-parents, les amis, les voisins, les copains  sont présents et offrent l’écoute et l’aide que les parents n'ont pas obtenus eux-mêmes  , au moment du décès et encore bien après, les frères et sœurs seront capables de construire leur vie en intégrant la perte dans leur expérience.

 La mort a existé en même temps que la vie, elle est inhérente à la vie.

 Et de tout temps l’homme y a fait face ; surmonter l’épreuve est plus facile quand c’est vécu dans une communication ouverte et des sentiments chaleureux.


Les  amis nombreux au début puis ensuite la vie fait que...loin des yeux,loin du coeur....
Les collègues et professionnels de santé ont étés par contre exemplaires (Nelly,Christiane,Richard), tous ceux qui n’ont pas eu peur ou qui ont eu le courage de se dépasser, ou encore, celui de pleurer avec nous .

Dans les inattendus, nous voudrions citer tous ces enfants et adolescents de son club  qui, chacun avec ses mots, ses attitudes nous ont té moignés d’une profonde tendresse que nous  ne pouvions pas, ne pas compter, eux les souffrants, nous reconnaissaient et venaient…

 Merci aussi, à cet homme anonyme fonctionnaire qui à pris le risque de nous faire parvenir la règlementation concernant les chambres mortuaires ce qui nous as permis de faire sécuriser ce lieu ou devrait pouvoir reposer en paix les défunts!

Aujourd’hui, nous pouvons aussi reconnaître tout le rôle et l’impact des Autres, qui parfois maladroits, blessants, innocents, représentent cependant les réalités de la Vie, du quotidien vers lequel il faut revenir et dans lequel doit se faire la reconstruction.

Pourtant, avant cela il y a bien des étapes. « choc, déni, colère, marchandage, dépression » ne sont pas de vains mots…

La seule façon que nous pensions efficace pour traverser ce deuil était  de comprendre… nous voulions savoir et encore savoir, comprendre l’impensable, sans doute pour ne pas avoir à reconnaître l’évidence : ERIC  et  CINDY étaient morts !

Certainement aussi pour retrouver un sens à notre vie, vaincre ce désastre, en faire quelque chose …

Est-ce que nous ne devenons pas fous ? Est-ce vrai ?Sommes nous sûr de l’avoir aimé puisqu’il est mort ? Qu’est ce que ce vide dont nous sommes remplis ??? Avons-nous une âme, un esprit, un cœur, sommes nous des êtres vivants, nous ne ressentons parfois plus rien ! Y a t-il une fin à ce cauchemar ? Et nos autres enfants ????

-- D’abord guérir cette terrible douleur…si c’est possible, il le faut,  Il le faut pour nos autres enfants karine et Anthony, pour nos petits-enfants et  pour notre propre survie !

Evènements conduisant à l’émergence de l'association
 Lorsque nous avons eût envie de pleurer avec d’autres parents désenfantés (ce mot raisonne tellement juste dans nos oreilles que nous l’avons adopté), lorsque  nous avons eut besoin de trouver un endroit où justement, nous pourrions laisser sortir toutes nos larmes, endroit où d’autres nous entendraient en comprenant ce que nous ressentions, un endroit où nous ne serions pas seuls, nous avons  trouvé l'association AIVAR , ce sont des personnes comme nous qui un jour se sont retrouvés désenfanté , les échanges, le partage , la compréhension du malheur de parents en deuil d'enfants permettent de savoir ou on en est dans notre vie, enfin d'avoir des repères.

Aujourd’hui, nous voudrions transmettre, communiquer à d’autres parents cet espoir et cette confiance qui peuvent à nouveau nous habiter, nous voudrions êtres un de ces multiples éléments qui font qu’un jour ils pourront rire à nouveau, respirer sans tristesse et être en liberté avec cet enfant vivant dans cet ailleurs que l’on nomme : mémoire, cœur, paradis, dimension, inconnu….même si la plaie ne se referme jamais complètement…
 
Les circonstances ont permis la rencontre avec d’autres parents porteurs des mêmes souffrances et des mêmes  souhaits…l'AIVAR est née........

Les parents d'Eric.
Martine et Robert.

Circonstances

 Cindy respirait encore quand les secours sont arrivés. Faiblement. Son décès a été constaté à dix neuf heures quinze minutes le 8 Mars 2003 . Elle ne fêtera jamais ses vingt trois ans elle était la passagère d’Eric son compagnon dans la vie qui est décédé sur le coup à dix neuf heures douze il ne fêtera jamais son vingt troisième anniversaire il était le conducteur.
Leur véhicule était une peugeot 205 de dix ans d'âge avec 296.000 kms au compteur , cet accident s'est produit au sommet d'une montée inninterrompue d'environ 1km,500 .

D’abord, tout va vite. Très vite. La sonnerie brutale du téléphone appel de la gendarmerie, "nous avons une mauvaise nouvelle".

La terre s’est ouverte sous vos pieds, la détresse vous submerge. Aucune mère, aucun père n’est préparé à la mort de son enfant. Vous enchaînez le lendemain avec la gendarmerie. Là on oublie de vous dire que vous pouvez bénéficier d’un soutien psychologique, "voulez-vous déposer une plainte , réfléchissez"...

Mais à quoi est-on capable de réfléchir dans ces moments là ? Il faut prévenir les amis, la famille, s’occuper des obsèques et dans ces cas là on se retrouve seul, seul pour toutes les formalités,seul pour déménager l'appartement ou ils vivaient ou brusquement la vie s'est arrètée, la famille , les amis  étrangements absents et indifférents comme si le malheur était contagieux!

Comment un  individu âgé d'une quarantaine d'années a pù être assez inconscient pour conduire un engin sans éclairage de nuit sur une départementale  très fréquentée?

Ne pas s'arrèter alors que les usagers qui avaient réussi a l'éviter de justesse le lui demandait en klaxonnant,en faisant des appels de phare, la cupidité il faut rentrer avec le chargement de bois........?

Je connaîs les réponses à ces questionnements il me suffit de lire le  PV de flagrance ,c'est clair comme de l'eau de source .

Le responsable de l'accident n'est pas entendu le jour même de l'accident on le laissera repartir il sera entendu mais le lendemain, il à donc tout son temps pour  préparer  sa version , notre fils lui aura droit à une prise de sang post mortem qui sera négative, c'est à dire pas d'alcool,pas de drogue, le responsable lui son analyse sera "périmée" curieux non? on laissera donc repartir le responsable au volant de son attelage toujours sans feux alors qu'il venait de tuer trois personnes, bizarre vous avez dit bizarre?
Un petit jeune contre un agriculteur ? les préjugés fonctionnent très bien encore dans notre pays!

Environ 15 mois après l’accident mortel, le  1er procès à lieu au Pénal la responsabilité du conducteur du tracteur est reconnue par le tribunal. Verdict de Mme la juge  du TGI ,hautaine et méprisante pour nous les victimes et étrangement complaisante pour le prévenu -10 mois de prison avec sursis, 12 mois de retrait du permis de conduire et une amende de 360€ avouez que ce n’est pas cher payé pour avoir ôté la vie de trois personnes.

Vous risquez beaucoup plus pour un grand excès de vitesse ou autres sans conséquences , c’est cette culture du Responsable mais pas Coupable qui court dans les prétoires de France et de Navarre , la justice qui n'existe plus sauf sous forme de bananes!!! à l'image de notre état régalien?

Nous ne ferons pas appel de cette décision car le but du procès n’était pas la vengeance mais d’établir et de connaître la vérité, bien que nous parents,trouvons que le verdict soit particulièrement « léger » nous nous battons aussi pour que les hommicides involontaires soient reconnus selon la gravité de l'imprudence ayant entrainé l'hommicide!

 La justice ? C'est pour les assureurs, afin que celà ne leur coûte que  le moins possible on y pratique "la commedia del arte"on y agite un hochet  pour amuser les victimes et faire croire à un semblant de justice ...

Entre temps, avec l’aide d’une association, nous avons lutté contre les disfonctionnements des Institutions qui avaient un lien avec la mort de nos deux jeunes.

1°) Nous avons réussi a faire rétablir un décret par le préfet de la région Alsace M.FAUGERE obligeant les engins agricoles, forestiers, et de chantiers à rouler de jour comme de nuit avec des gyrophares oranges ce qui n’était pas le cas sur certaines routes du Bas-Rhin vieux décret oublié par le ministère des transports, faute lourde de l’Etat Français alors que dans tous les départements voisins cette ineptie n’existait pas !

La France que nous n'attaquerons pas malgré la faute lourde  non par bonté , mais tout simplement parceque l'argent le Dieu Fric n'a jamais été notre moteur.

2°) Mise aux normes de sécurité de la chambre mortuaire de notre département suite au vol des bijoux sur le corps de notre fils en ce lieu.

Alors que ces vols existaient depuis un certain nombre d'années, actes permis par le laxisme des responsables de ces lieux. Des barbares, la lie de notre société se servaient sur les corps depuis des années sans que nul ne dépose plainte!!!!!!!

Je passe sur les difficultés et l’acharnement qu’il nous as fallu  pour faire modifier ces disfonctionnements qui sont pourtant une évidence mais nous savons que notre pays est une ploutocratie qui fait vivre beaucoup de gens incapables et incompétents.

Le silence revient. Les jours, les mois passent. Il faut gérer l’absence, la douleur au quotidien. Se battre chaque jour contre soi, le découragement, les larmes qui refusent tout contrôle. Se soigner. Continuer.

  A ce jour  plus de 72 mois se sont écoulés depuis le décès de nos enfants mais pour nous parents c'était "hier".

Pas étonnant que notre Pays soit régulièrement condamné par la cour Européenne pour ses retards scandaleux en matière de justice et doit payer des amendes faramineuses , cet argent servirait mieux à réformer notre justice et à lui donner les moyens de fonctionner normalement!

Pourquoi attendre si longtemps? il nous as fallu 6 longues années  et aller jusqu'en Cassation !

La partie adverse ayant fui ses responsabilités n'a fait que reporter sans cesse par des prétextes les plus divers et les plus futiles l'aboutissement et la reconnaissance de leur culpabilité, alors  qu'à l’origine de l’accident, il y a eu infraction, le responsable est identifié.

Alors, en plus de la difficulté à vivre chaque jour, vient s’ajouter le moment redouté de l’audience, cette nouvelle épreuve longue, douloureuse. Toujours reculée.

N’existe t-il pas un délai raisonnable pour mener une instruction ? On parle pourtant d’êtres humains. Peut-être le système judiciaire est-il désemparé devant la souffrance des familles. Comment évaluer ce qui n’a pas de prix ? Il ne s’agit pas de constater un mauvais stationnement ou le non port de la ceinture de sécurité et pourtant, là il y a sanction immédiate.

Alors que vaut la vie d’un enfant, que vaut la vie d’une victime de la route ?
C'est selon .........pot de terre contre pot de fer, cette maxime est bien encore en pratique de nos jours.

La justice de notre pays dont les bureaux sont surchargés de dossiers de toute nature se trouve t-elle donc à ce point démunie lorsqu’il faut traiter une affaire de violence routière ,de suicide, de violence,de meurtre?
Pourquoi cette mansuétude ? Une petite délinquance sans dommage pour un être humain est beaucoup plus réprimé qu'un meutre, même involontaire!

Le délit routier est une réalité. L’engagement du législateur et les mesures mises en place en matière de prévention et de répression l’attestent. Bien sur, le mal ne se répare pas mais le fautif doit être condamné pour les conséquences de son acte. Pourquoi les règles existantes ne sont-elles pas appliquées ou alors avec la plus grande laxisme?

Toutes les grandes déclarations de principes sont –elles destinées à ne pas être suivies d’effets . Quelle crédibilité peut -on accorder à une sanction qui intervient si tard ?

Est-il donc impossible de réduire le temps entre l’infraction constatée et la sanction

Nous avons un besoin vital de franchir cette nouvelle étape. Pour nous reconstruire. Pour nous aider à reprendre notre place d’acteurs de la vie, à porter le message de la prévention pour que des vies soient épargnées.

Toujours plus, peut être les nôtres,les vôtres ou celles de vos enfants.

 

 







 

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Nos demandes

- AIVAR As Aide Victimes de la route

Dossier envoyé à tous les décideurs nationaux, élus, et décideurs locaux.

Nos demandes:

1) LES SECOURS :

Le SAMU, le SMUR, les POMPIERS, professionnels ou volontaires : On constate une large retenue d’informations sous prétexte de secret professionnel, au mieux, après moult demandes un document incomplet ou une photocopie baveuse de l’intervention médicale du SMUR, par exemple. Les parents des personnes décédées sur place, ne sont aucunement pris en considération par les secours et n’obtiennent que rarement légitimement des renseignements. (Le SDIS du Bas-Rhin affirme ainsi ne pouvoir donner des informations qu’aux parents dont l’enfant était mineur). Des casernes de pompiers professionnels ont un bar à disposition avec différents alcool et fûts de bière. Nous demandons : Que les professionnels en charge des secours ne boivent aucun alcool pendant leur permanence et que l’on retire les bars du lieu de travail. Un compte-rendu précis de l’intervention du SAMU, du SMUR, des Pompiers, doit être fait et remis à la famille de la personne décédée, qui est légitimement en droit de connaître les circonstances de la mort.

Cliniques et Hôpitaux : Nous demandons : La Charte d’accueil des familles des victimes de la route, devrait être mise en œuvre et signée par toutes les cliniques et hôpitaux qui reçoivent ces accidentés. (Confère pièce jointe).

La morgue : Nous demandons : Lorsque la personne tuée sur la route est transférée à la morgue, il convient de veiller à ce que la famille y soit accompagnée et que ce lieu soit, fermé, digne et malgré tout accueillant. Institut médico-légal (autopsie) Nous demandons : Qu’on informe la famille de leur droit de voir la personne défunte avant l’autopsie, si possible avec un accueil respectueux.

2) POLICE NATIONALE, GENDARMERIE, CRS

La charte d’accueil est écrite, elle est affichée, mais sa mise en œuvre reste à appliquer. (Confère pièce jointe). Nous demandons : L’annonce de la mort de la personne tuée sur le lieu de l’accident ne doit plus se faire par un simple coup de fil téléphonique. Cette mission, difficile s’il en est, doit de faire en s’assurant de l’état des personnes averties. A la gendarmerie ou au poste de police, la famille doit pouvoir être reçue dans un lieu fermé au public, par un agent formé à cette mission délicate, traumatisante et lourde de conséquences pour les victimes par ricochet, qui n’y sont évidemment pas préparées. Une formation à cet accueil et aux sciences humaines et comportementalistes doit être mise en œuvre dans la formation initiale et professionnelle des forces de l’ordre. Un lieu d'évaluation pour les forces de l'ordre de doit aussi d’être mis en place, afin de pouvoir exprimer leurs propres problèmes.

Capacités de chaque policier/gendarme à constater, à rédiger les procédures d'accidents ? Dans les Procès Verbaux on trouve : - des constatations bâclées, avec de fautes d’orthographe et de grammaire, mais surtout mal réalisées, incomplètes et parfois erronées - la non prise en compte de tous les témoins à charge ou à décharge On constate : - l’audition des personnes mises en cause dans un accident corporel ou mortel, sont faites plus de 24 h après l'accident - l'absence de la prise de mesure conservatoire des véhicules en cause - l’absence d’un rapport de synthèse - La finalisation des PV est trop longue, elle traîne souvent des mois, pendant lesquels les personnes victimes n’ont aucune information, alors qu’elles sont directement concernées. - Aucune possibilité n’est prévue pour la victime ou ses ayants droits pour qu’elles puissent apporter des commentaires au PV, lorsqu’il contient des renseignements objectivement faux.

Nous demandons : Ils doivent être sensibilisés sur l'importance des constatations précises, objectives et pointues. Les personnes impliquées dans l’accident corporel, doivent être entendues de suite, alors qu’il n’est guère utile de convoquer la famille en deuil dans les 24h pour une rédaction de PV sur la victime décédée, Lorsque les deux parents sont interrogés pour le PV qui concerne leur enfant, il convient de faire signer la mère aussi. (ne pas dire « c’est pas la peine ») Les termes utilisés par les personnes, lors de l’audition –rédaction du PV sont à respecter, l’agent ne doit pas se permettre de mettre un mot pour un autre, et de transposer à sa façon personnelle et subjective. Il se doit d’écouter ce qu’on dit, avec plus de respect. L’agent de la force de l’ordre qui rédige le PV, ne doit pas arguer de sa fatigue, de son manque de sommeil, de son tas de dossiers à faire, pour justifier les erreurs et fautes dans le PV. L’agent de la force de l’ordre ne doit pas justifier la non convocation d’un témoin éventuel, qui a donné l’alerte, par un dossier de plus à faire.

Il est urgent de donner une formation aux forces de l'ordre et les doter d'outils performants modernes. Une formation spécifique concernant l'importance de la rédaction des constatations et des rédactions des procédures accidents avec des logiciels de correction d’orthographe et de grammaire, des logiciels spécialisés pour l’accidentologie, photographies ou vidéos de l'environnement du lieu de l'accident, sans oublier les logiciels actuels calculant la vitesse et l'énergie cinétique.

Les services de police/gendarmerie devraient avoir pour instruction de remettre "de suite" systématiquement une fiche aux victimes reprenant les informations les plus importantes comme : - le lieu, la date et l'heure de l'accident, - les véhicules impliqués et leurs immatriculations, - le nom des conducteurs impliqués, - le nom et les coordonnées des compagnies d'assurances, - la qualité des victimes ; conductrices ou non conductrices, leur place exacte dans le véhicule, - rapport sur les véhicules accidentés fait par des experts automobiles compétents, - rapport complet de l’intervention SAMU, du SMUR, des Pompiers, du médecin, ou de l’autopsie (qui reste cependant très exceptionnelle).

Les forces de l'ordre se doivent aussi de communiquer dans les plus brefs délais, un minimum d'information sur l'accident aux avocats indépendants nommés par les proches ainsi qu'aux compagnies d'assurances. De plus, les procureurs de la république doivent aussi avoir une vision juste et précise des circonstances d'un accident de la route et ainsi prendre une décision juste et mieux comprise des familles de victimes.

3) LE DROIT ET LES LOIS :

Si la Cour Européenne des Droits de l'Homme condamne régulièrement la France pour la durée des procédures, c’est bien qu’elle dysfonctionne, c’est pourquoi il faut que la justice se donne les moyens de réduire cette durée.

Le Procureur de la République : Le système judiciaire français qui donne l'initiative de la plainte au Procureur de la République n’est pas satisfaisant. Nous demandons : Que le Procureur de la République prenne le temps de recevoir au moins une fois les familles de victimes. Il faut rendre obligatoire la circulaire existante depuis quelques années mais jamais appliquée. Les décisions de classement sans suite ou d'ordonnance de non lieu, doivent être prises de façon collégiales, et non laissées à l'appréciation d'un seul homme, car les conséquences en sont trop graves, bien qu'il existe une possibilité d'appel.

La Justice et ses Jugements : La sanction n'intervient que des mois, voire des années, après l'homicide involontaire.

Les amendes appliquées pour les faits d'homicide ou de blessures involontaires lors de la conduite d'un véhicule sont honnêtement ridicules, car à peine à la hauteur d'une amende de 4ème classe.

Le permis de conduire ne doit pas être un permis de tuer.

Les peines de prison, quand elles sont prononcées, ce qui est rarissime, ne sont en pratique quasiment jamais effectives au nom de l'aménagement des peines. Il est utile de retirer le permis de conduire 10 ans.

Nous demandons La justice devrait être capable d’informer sans détours les familles de l'avancement de la procédure.

Par égard à la souffrance des personnes victimes, il convient de ne plus mélanger les jugements pour homicide involontaire, avec les affaires de droit commun.

Les magistrats doivent bénéficier d’une formation générale qui cerne la psychologie et la gestion des conflits, afin de permettre plus d’humanité aux débats.

La loi a certes été durcie, mais il faut que les magistrats prononcent des peines elles aussi alourdies. Il faut envisager des peines planchers, comme cela a été mis en place pour les délinquants récidivistes. Les lois existent, nous demandons qu’elles soient appliquées. L’application effective de la loi concernant les homicides involontaires doit être mise en œuvre tout en tenant compte de la gravité de l'imprudence qui est à l'origine de l'accident

La sanction doit intervenir rapidement après les faits. Or, Pendant cette longue période, le responsable présumé continue de conduire et quand la sanction intervient, elle n'a plus aucun sens pour lui, ni d’ailleurs pour les familles des personnes victimes.

Les responsables des faits étant de plus couverts par leur assurance, les condamnations en réparation des préjudices causés ne sont même pas à leurs charges. C'est ainsi qu’ils sont redevables de quelques centaines d'euros pour réparer une vie humaine brisée à jamais et une famille détruite à perpétuité. Les amendes doivent être plus fortes, en tenant compte sans doute des revenus de l'auteur, afin que disparaisse le sentiment d'impunité et la banalisation sociale des vies brisées sur les routes.

Des sanctions adaptées, pédagogiques et formatrices doivent être appliquées pour faire comprendre la valeur d’une vie broyée sur la route, pour faire prendre conscience aux responsables des conséquences humaines de leurs actes, il s’agit alors de prononcer des peines de travail d'intérêt général à effectuer dans des centres de réadaptation fonctionnelle, là où restent longuement les grands accidentés de la route.

4) LES ASSURANCES et leur indemnisation des personnes victimes directes et par ricochet :

Malgré la Loi Badinter, l'indemnisation légitime des victimes des accidents de la route est très longue, difficile et souvent injuste. Nous abordons ici les disfonctionnements et les propositions faites à la chancellerie le 07.11.2007 visant à l'amélioration du droit des victimes d'accidents de la circulation.

Trop souvent, les assurances montrent peu d’égards, usent d’arguments fallacieux et profitent de la fragilité de la personne victime en désarroi, pour réduire au maximum les indemnisations.

Les compagnies d'assurances refusent, en raison de la loi sur l'indemnisation des victimes d'accident de la circulation, d'indemniser les victimes, tant qu'elles ne peuvent déterminer si une faute peut-être opposée à la victime, de nature à limiter ou exclure son indemnisation. Cela retarde l'indemnisation de la victime qui se retrouve souvent en situation difficile. Les services de police ou de gendarmerie qui ne communiquent aucune information à la victime ou son conseil et le parquet, tant que le magistrat ne s'est pas prononcé sur les éventuelles poursuites (classement sans suite, renvoi devant le tribunal ou ouverture d'une information judiciaire) sont ici en cause.

Quant à l’aide juridique des contrats concernés, elles ne permettent guère une indemnisation juste, dans la mesure où l’avocat employé par l’assureur défend avant tout les intérêts de son employeur.

La victime qui se retrouve seule face à l'assureur, ne voit que très rarement ses droits respectés.

Les compagnies d'assurances désignent elles-mêmes leur propre médecin conseil. Le rapport définitif de l'expertise médicale n'est que rarement communiqué à la victime ou à son conseil.

Après l’accident corporel, la victime se trouve face à 2 voir 3 interlocuteurs : - les forces de l'ordre - sa compagnie d'assurance - la compagnie adverse.

Nous demandons : L'accès à l'information doit être simplifié. Il faut limiter le nombre d'interlocuteurs en particulier avec les compagnies d'assurances. L'avocat indépendant et spécialisé dans l'accidentologie doit avoir ce rôle, ainsi que les associations spécialisées. Une réforme relative aux droits indemnisations des victimes de la route, les compagnies d'assurances devraient intégrer obligatoirement "une forme d'assurance corporelle générale lors de la souscription d'un contrat". Le conducteur doit être indemnisé au même titre et degré que les autres Obliger les assurances à donner des provisions substantielles rapidement.

Faire obligation à l'assureur de proposer un choix de médecins non rattachés aux assurances, pour permettre plus d’objectivité. Une liste de médecins experts indépendants, n'ayant aucun lien avec les compagnies d'assurances doit être connue et mise à la disposition des victimes. Il faut qu'obligation soit faite au médecin-conseil de respecter les règles prévues par le Nouveau Code de Procédure Civile pour les expertises, en adressant un pré-rapport à la victime et à son conseil désigné, en l'invitant à lui faire part de ses observations. Il faut faire obligation à ce que le rapport définitif de l'expertise soit communiqué à la victime et à son conseil.


Nous demandons une cellule par département, qui puisse intervenir rapidement auprès des familles avec mission de les guider et les aider à faire respecter leurs droits. Les membres d'association de victimes doivent y être largement associés.


5) LE DROIT au CONGE accordé lors de la mort d’une personne de sa famille, accidentée de la route

L’administration accorde 3 jours de congé aux parents lorsque son enfant est tué sur la route, 3 jours de congés pour le décès « accidentel » d’un petit-enfant, d’un parent, d’un frère, d’une sœur, d’un grand-parent. Le décès, tout comme la naissance est un acte d’état civil, officiel, et n’a rien de privé. Cet événement n’a cependant aucune place dans notre société occidentale actuelle.

Ainsi on affirme dans un courrier ministériel de 2001 « le décès est une affaire strictement personnelle et familiale, que l’administration, néanmoins prend en compte en autorisant l’agent à s’absenter pour assister aux obsèques et accomplir toutes les démarches nécessaires, L’affliction et la peine s’estompent et se guérissent avec le temps, et l’octroi de quelques jours de congés supplémentaires ne sera jamais de nature à faire que la plaie se refermera plus vite. Le deuil est une épreuve trop importante dans une vie pour faire l’objet d’un dédommagement ou d’une compassion qui ne pourrait être que dérisoire au regard des conséquences qu’il induit ».

Nous demandons : 10 jours de congé ouvrables au minimum doivent être mis en place, pour démontrer une vraie reconnaissance sociale, lors de la survenue brutale et inattendue de cet événement traumatisant et destructeur. Cette reconnaissance institutionnelle sera un vrai soutien pour les personnes en deuil. Il anormal que les personnes concernées doivent faire appel à un congé maladie…

A savoir : Toute ressemblance avec des faits réels existants ou ayant existé n’est pas fortuite. Faits, lieux, propos, dossiers et témoignages fondent ces revendications et restent à disposition, à toutes fins utiles.

Source: Association Laurence FRITZ

ETERNITE.


Sans dénier la réalité
de la mort physique,
 nous croyons  que
 notre enfant disparu
 à nos yeux de chair est vivant :
 l'Amour est plus fort que la mort.
 Nous croyons que notre  enfant
 est unique et que nous sommes
ses parents pour l'Éternité.

Nous croyons que nous pouvons
 continuer à accompagner notre
enfant au présent et dans l'Amour
 sans avoir recours à de
 quelconques artifices.
















 Le devoir des vivants est d'honnorer
 la mémoire de leurs morts ....

Si le respect accordé au défunt est le
reflet du degré du développement d'une
société,  il est temps d'oser réfléchir
à notre soit disant « civilisation »
occidentale du troisième millénaire.

Je constate, hélàs, que dès que l'on
 prononce  certains mots  comme
 « morgue, ou cimetière »
le commun des mortels balaye
 rapidement le sujet ,il en arrive même
 à négliger l'entretien
des tombes de sa famille!

 En effet, ce sujet est devenu
 récurrent, en une ou deux générations.

On assiste à une méconnaissance
totale et alarmante des rites funéraires.
Ils permettent cependant d'introduire
humanité et solidarité, hommage
et respect.Ils permettent d'exprimer
souffrance et absence.

La banalisation, l'indifférence et la
dérision marquent, sans aucun doute,
une certaine peur et un manque
d'intégration dans l'éducation des
vivants de leur finalité mortelle.

Enfin, dans une démocratie qui se
veut un exemple pour les autres
nations , les élus et décideurs
devraient vraiment  être plus à
l'écoute des démarches citoyennes
proposées, plutôt que de se
laisser entraîner dans des travaux
d'infrastructures routières non
appropriées,  panneaux manquants
à certains endroits,en surnombre
à d'autres, ne se justifiant pas encore là ....
multiciplité des ronds points à des prix
de revient prohibitifs....

Ils  se doivent au contraire d'être proches
de leurs concitoyens et réactifs
aux préoccupations quotidiennes
de terrain de leurs  administrés qui  leurs
proposent des actions pour le bien d'autrui.

Les belles paroles et les promesses
électorales sont alors à mettre en oeuvre
afin qu'elles ne soient pas considérées
comme de la démogagie et accroître
encore la mauvaise image véhiculée
par nos politiciens à juste titre
d'ailleurs.........
Enfin le citoyen actif et responsable,
qui prend le temps d'interpeller ceux qui
décident, le citoyen qui propose et agit
pour faire avancer les choses, est en droit
d'attendre une écoute et un suivi sérieux
pour le bien commun.

Mais la réalité ressemble bien souvent à de
véritables chimères ! Comment en effet
comprendre que des vols sur les corps
reposants dans une morgue?
Des vols d'objets ou de fleurs dans les cimetières ?

Je laisse les lecteurs méditer
sur ces comportements des ...........humains?

Pour finir sur une note d'espoir , Il faut
 cependant comprendre que ce devoir
de mémoire ,des vivants est nourri par l'amour,
car l'amour n'est pas défait par la mort.

Les parents , Martine et Robert.

ERIC ET LE SPORT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ERIC ET LE SPORT


Année 1997 - champion du Bas-Rhin des moins de 18 ans - Foot-Ball


Années 1998 - coupe inter-régionale de moselle BOXE MUAY THAÏ


Année 1999 - change de discipline et adopte le Karaté SHOTOKAN


Année 2003 - Coupe d'Alsace et sélection pour les championnats de France

 

 

 

 



















Texte Libre


1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans même nous séparent
du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons
 besoin des autres.
Bien que nous ne soyons pas faciles à vivre, nous aimerions
rencontrer de la compréhension dans notre entourage ; nous
 avons besoin de soutien.

* Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer
 le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu,
 il est important encore pour nous ; nous avons besoin d'entendre
son nom et de parler de lui ; alors, ne détournez pas la conversation.
Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence.
* Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand
vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous
nous avez blessés.

C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous
de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit
un peu plus.

* Nous aimerions que vous n'essayiez pas d'oublier notre enfant,
d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses
dessins et autres cadeaux qu'il vous a faits. Pour nous ce serait
le faire mourir une seconde fois.

* Être parent en deuil n'est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous.

* Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente
 de toutes les autres pertes ; c'est la pire des tragédies.
 Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.

* Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais,
 ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri.
 Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.

 * Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil
 est fini ou au contraire que nous avons besoin de soins psychiatriques.

 * Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles
 temporaires. Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre.
 Il faut accepter de souffrir avant de guérir.

* Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil.
 Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme
 une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable,
sujet aux maladies et aux accidents.

* Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou
est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité,
la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs
fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. Essayez de nous accepter
dans l'état où nous sommes momentanément sans vous froisser.

* Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances.
 Laissez-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie
 avec celle-ci sans nous culpabiliser.

* Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne.
Nous ne serons plus celle ou celui que noue étions avant la mort de notre enfant
et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant
vous serez toujours frustré. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles
valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances.
Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être nous apprécierez-vous de nouveau ?

* Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous,
de même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous
dire que vous pensez aussi à notre enfant. Quand nous sommes tranquilles et réservés,
sachez que souvent nous pensons à lui ; alors, ne vous efforcez pas de nous divertir.
    * Source: Association Nationale Johnathan Pierres Vivantes

 


LYAGO DU DOMAINE DU LYS BLANC
VOTRE FIDEL COMPAGNON.


 

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