Nos A N G E S


   ERIC  MARTIN      CINDY  JAMING  
 
DECEDES  LE 8 MARS 2003
A L'AGE DE 22 ANS

a cause de la stupidité de comportement d'un conducteur de tracteur.
Ce Blog est dédié à la mémoire de nos ENFANTS et
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« Etre fidèles à ceux qui sont morts c'est vivre comme ils auraient vécu

et les faire vivre avec nous et transmettre leur visage , leur voix ,

 leur message aux autres à un fils , à un frère , ou à des inconnus ,

aux autres quels qu'ils soient et la vie tronquée des disparus

 alors germera sans fin »
 Martin Gray

Laissez passer l'intro puis faites votre choix.
Samedi 14 novembre 2009

Par ERIC§CINDY
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Publié dans : AU JOUR LE JOUR
Samedi 14 novembre 2009

Par ERIC§CINDY
Les  Sœurs de Saint François

 

Un  homme roule sur une  route déserte quand  il                 aperçoit un  panneau :

    Les Sœurs de St François 

    Maison de la prostitution

    10 kms
 
 

Croyant  à un trouble de  la perception, il continue     sa route.

Bientôt  un nouveau panneau :

     

Les  Sœurs de St François

Maison  de la prostitution

5 kms
 
 
 

Stupéfait,  il commence à y  croire quand il voit  un panneau :

Les  Sœurs de St François

Maison  de la prostitution

Prochaine  à droite
 
 
 

La  curiosité aidant, son  envie de culte se  trouve exacerbée.

 
Il  tourne à droite et  finit par arriver sur  un parking.

 

Il  se gare devant une  porte massive portant     l'écriteau  :

Sœurs  de St François
 
 
 
Ding ding  fait la sonnette et  crouiiiiic fait la porte  lorsqu'une nonne en  habit noir vient lui  ouvrir.

Que  pouvons-nous faire pour  vous, mon fils ? 

Euh…  J'ai vu le panneau  sur la route, et  je suis intéressé.

Très  bien mon fils, suivez-moi   dit la nonne.

Elle  le mène à  travers  divers passages et il  se sent vite désorienté.
 
 

La  nonne s'arrête devant  une porte fermée et  lui dit :

Veuillez  frapper à la porte.

Il  frappe. 

Une  jeune et jolie nonne  apparaît, portant une  petite coupe, lui dit  :

Mettez  50 € dans la  coupe, puis passez la  porte qui est au  fond  de ce couloir.

Il  sort les 50 €,  les met dans la  coupe et se met  à trotter allègrement  vers  la porte, qu'il franchit.
 
 
 

Alors  que la porte se  referme derrière lui,   il s'aperçoit qu'il  est  revenu sur  le parking.

En  face de lui un  panneau :

Allez  en paix 

Selon  votre vœu, vous venez  de vous faire baiser  par les Sœurs de St  François

  A bientôt

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Publié dans : HUMOUR
Samedi 14 novembre 2009

Par ERIC§CINDY


Pour nous changer des histoires drôles machistes voici un florilège d'histoires drôles ayant pour cible les hommes.

Comment appelle-t-on un homme intelligent, sensible et beau ?

• Un homosexuel.

 Que doit faire une femme quand son mari court en zigzag dans le jardin ?

• Continuer à tirer.

Les hommes sont la preuve que la réincarnation existe.

• On ne peut pas devenir aussi con en une seule vie.

Qu’est-ce que le premier homme sur la lune ?

• Un bon début.

Quelle est la partie la moins sensible du pénis ?

• L’homme.

Des chercheuses ont découvert pourquoi Moïse a erré

40 ans dans le désert avec le peuple d’Israël :

• Un homme ne demande jamais son chemin.

Les trois plus grandes crises dans la vie d’un homme ?

• La perte de sa femme, celle de son travail et une éraflure sur sa carrosserie.

Quel est le point commun entre les nuages et les hommes ?

• Quand ils s’en vont, on peut espérer une belle journée.

Pourquoi les hommes n’ont-ils pas de période de crise à l’âge mûr ?

• Parce qu’ils ne sortent jamais de la puberté.

Pourquoi y a-t-il des hommes ?

• Les vibromasseurs ne tondent pas la pelouse et ne sortent pas les poubelles.

Quel est le point commun entre les hommes et les spots de pub ?

• On ne peut pas croire un mot de ce qu’ils disent.

Quand un homme pense-t-il à mettre des bougies pour le dîner ?

• Quand il y a une panne de courant.

Quel est le point commun entre les hommes qui fréquentent les bars pour célibataires ?

• Ils sont tous mariés.

Quelle est la différence entre une balle de golf et

le point G ?

• Un homme passera deux heures à chercher sa balle de golf.

Qu’il y a-t-il de commun entre un homme et une série télé ?

• Dès que ça devient intéressant, il faut attendre la suite.

Comment les hommes trient-ils leurs habits ?

• « Sales « et « sales, mais mettables « .

Quelle est la différence entre un homme, une cravate et une ceinture ?

• La ceinture serre la taille, la cravate serre le cou, l’homme sert à rien.

Quelle est la différence entre un homme et une prison ?

• Dans une prison, il y a des cellules grises.

Quelle est la différence entre un homme et une tasse de café ?

• Il n’y en a pas : les deux tapent sur les nerfs.


Quelle est la différence entre un homme et une tempête de neige ?

• Aucune : on ne sait jamais combien de centimètres il va y avoir et combien de temps ça va durer.

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Samedi 14 novembre 2009

Par ERIC§CINDY
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Vendredi 13 novembre 2009

Par ERIC§CINDY
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Vendredi 13 novembre 2009

Par ERIC§CINDY

SMS

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Vendredi 13 novembre 2009

Par ERIC§CINDY


 

Le problème avec la ponctualité c'est qu'il n'y a personne pour l'apprécier. Franklin P. Jones

 

Le paradis est un endroit où la police serait Britannique, les cuisiniers Français,les mécaniciens Allemands, les amoureux Italiens et le tout organisé par les Suisses.

 

L'enfer est un endroit où les cuisiniers seraient Britanniques, les Français mécaniciens, les Suisses amoureux, la police Allemande et le tout organisé par les Italiens.

 

Proverbe féminin : L'homme est comme le linoléum. Si vous l'étendez correctement la première fois, vous pourrez lui marcher dessus pendant 20 ans.

 

Toute ma vie j'ai voulu être quelqu'un. Maintenant je sais que j'aurais dû être plus précis. Jane Wagner

 

La bigamie c'est une femme de trop ; la monogamie aussi !

 

Je ne suis pas végétarien parce que j'aime les animaux ; je suis végétarien parce que je hais les plantes.

 

L'expérience est cette merveilleuse chose qui vous fait reconnaître une erreur... la deuxième fois. F. P. Jones

 

Mes opinions ont peut être changé ; mais pas le fait que j'ai raison. Ashleigh Brilliant

 

Il était un de ces hommes que la mort améliore considérablement.

 

Les optimistes proclament que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles ; les pessimistes craignent que cela ne soit vrai.

 

Les conseils sont ce que nous demandons lorsque nous connaissons déjà la réponse mais que nous ne souhaiterions pas la connaître.

 

L'homme inventa le langage afin de satisfaire son grand besoin de se plaindre.

 

Quelque part sur cette planète, toutes les 10 secondes, il y a une femme qui donne naissance à un enfant. Il faut la trouver et la faire cesser.

 

Il est regrettable que les seules personnes capables de diriger ce pays soient déjà occupées à conduire des taxis et à couper des cheveux.

 

Il vaut mieux rester silencieux et passer pour un idiot, que parler et lever tous les doutes. Mark Twain

 

Le crime ne paie pas...aussi bien que la politique. Alfred E. Newman

 

Le banquier est un monsieur qui vous prête une ombrelle quand il fait beau, mais vous la réclame dès qu'il commence à pleuvoir.

 

Un synonyme est le mot que vous utilisez quand vous ne savez pas écrire le premier mot qui vous vient à l'esprit. -- Burt Bacharach

 

Béni soit celui qui n'espère rien, car il ne sera jamais déçu !

 

La banque est un endroit où l'on vous prête de l'argent, si vous parvenez à prouver que vous n'en avez pas besoin. Bob Hope

 

Monsieur, si vous étiez mon mari je mettrais du poison dans votre verre dit Lady Astor à Winston Churchill

 

Madame si vous étiez ma femme je le boirais, fut la réponse.

 

Lady Astor : - M. Churchill vous êtes saoul !

 

Chrchill : - Oui Madame et vous affreuse, mais demain je serai sobre !

 

Quand j'avais 14 ans j'étais très frappé par l'inintelligence de mon père. Lorsque j'ai eu 21 ans j'ai été très étonné par tout ce qu'il avait pu apprendre durant ces 7 dernières années. Mark Twain

 

Il y a deux stratégies de base pour réussir en affaire :

 

1. Ne jamais dire tout ce qu'on sait

 

Un jeune homme devient un homme lorsque les marques qu'il entend laisser dans le monde n'ont plus rien à voir avec les pneus.

 

La vie serait bien plus agréable si on pouvait naître à l'age de 80 ans et aller progressivement vers ses 18 ans. M. TWAIN

 

Les hommes mariés grossissent ; les célibataires maigrissent ; pourquoi ? Le célibataire va au frigo, ne trouve rien et retourne au lit ; l'homme marié va au lit, ne trouve rien et retourne au frigo.

 

Les hommes prononcent en moyenne 5000 mots par jour ; les femmes 7000. Le problème est que lorsqu'il rentre à la maison l'homme a déjà dit ses 5000 mots alors que la femme n'a pas commencé ses 7000.

 

Les antipathies sont un premier mouvement et une seconde vue. Edmond Goncourt

 

Mieux est de ris que de larmes écrire. Pour ce que rire est le propre de l'homme. François Rabelais

 

Penser ne suffit pas : il faut penser à quelque chose. Jules Renard

 

Si vous voulez plaire aux femmes, dites-leur ce que vous ne voudriez pas qu'on dit à la vôtre. Jules Renard

 

La peur de l'ennui est la seule excuse du travail. Jules Renard

 

Appelons la femme un bel animal sans fourrure dont la peau est très recherchée. Jules Renard

 

La bonne éducation consiste à cacher tout le bien que nous pensons de nous-mêmes et le peu de bien que nous pensons des autres.

 

Un classique est quelque chose que tout le monde voudrait avoir lu et que personne ne veut lire.

 

Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques. Mark TWAIN

 

Ce fut admirable de découvrir l'Amérique, mais il l'eût été plus encore de passer à côté. Mark TWAIN

 

La misère a cela de bon qu'elle supprime la crainte des voleurs. Alphonse Allais

 

Je respecte trop l'idée de Dieu pour la rendre responsable d'un monde aussi absurde. Georges Duhamel

 

Les antipathies sont un premier mouvement et une seconde vue. Edmond Goncourt

 

Si Dieu avait voulu que l'amour soit éternel il se serait arrangé pour que les conditions du désir le demeurent. Jean Anouilh

 

L'art d'aimer ? C'est savoir joindre à un tempérament de vampire la discrétion d'une anémone. Émile Cioran

 

Les Anglais sont occupés, ils n'ont pas le temps d'être polis. Montesquieu

 

Le Christ est un anarchiste qui a réussi. C'est le seul. Malraux (André)

 

Toutes les heures blessent, la dernière tue.

 

Des goûts et des couleurs il ne faut pas discuter. L'ennui c'est que toute la vie tourne autour des goûts et des couleurs.

 

Il est plus facile de mourir que d'aimer. C'est pourquoi je me donne le mal de vivre. Mon amour... Louis Aragon

 

Un beau soir l'avenir s'appelle le passé. C'est alors qu'on se tourne et qu'on voit sa jeunesse. Louis Aragon

 

Le propre du génie est de fournir des idées aux crétins une vingtaine d'années plus tard. Louis Aragon

 

Jusqu'ici, les romanciers se sont contentés de parodier le monde. Il s'agit maintenant de l'inventer. Louis Aragon

 

L'ambition est le fumier de la gloire. L'Arétin

 

En France, les peines d'argent durent plus longtemps que les peines de cœur et se transmettent de génération en génération. Marcel Aymé

 

L'argent est un bon serviteur et un mauvais maître. Alexandre Dumas

 

Les affaires, c'est l'argent des autres. Alexandre Dumas

 

L'important dans la vie ce n'est pas d'avoir de l'argent mais que les autres en aient. Guitry (Sacha)

 

Il n'est de plaisir plus subtil que de passer pour un sot aux yeux d'un imbécile. Voltaire

 

On n'est pas heureux : notre bonheur, c'est le silence du malheur. Jules Renard

 

Les Français enferment quelques fous dans une maison, pour persuader que ceux qui sont dehors ne le sont pas. Montesquieu

 

Et le désir s'accroît quand l'effet se recule. Corneille

 

La motorisé c'est lorsqu'on, remarque votre présence ; la célébrité c'est lorsqu'on regrette votre absence

 

Une célébrité c'est quelqu'un qui fait tout pendant des années pour être reconnu et qui finit en portant des lunettes noires.

 

Du côté positif, mourir est une des rares choses que l'on puisse faire aussi bien couché que debout. W. ALLEN

 

L'argent est préférable à la pauvreté, ne serait-ce que pour des raisons financières. W. ALLEN

 

Pourquoi l'homme tue-t-il ? Il tue pour sa nourriture. Et point uniquement pour cela : il faut boire aussi. W. ALLEN

 

L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent ; il éteint le petit, il allume le grand. BUSSY-RABUTIN

 

Impossible de vous dire mon age il change tout le temps. ALPHONSE ALLAIS

 

J'ai toujours vu que pour réussir dans le monde il fallait avoir l'air fou et être sage. MONTESQIEU

 

Ce qu'il y a d'ennuyeux dans l'amour, c'est que c'est un crime où l'on ne peut se passer de complice. BAUDELAIRE

 

En amour, les jeunes paient pour ce qu'ils font, les vieux pour ce qu'ils ne font pas. BEAUMARCHAIS

 

Je n'ai d'argent qu'en mes cheveux. CHARLES CROS

 

Si l'argent ne fais pas le bonheur, rendez le. JULES RENARD

 

Chaque homme a trois caractères : celui qu'il a, celui qu'il montre, et celui qu'il croit avoir. ALPHONSE KARR

 

Les chanceux sont ceux qui arrivent à tout ; les malchanceux ceux à qui tout arrive. EUGÈNE LABICHE

 

J'ai fini par m'apercevoir que je n'étais plus seul à partager la fidélité de mon épouse. EUGÈNE LABICHE

 

Cocu : chose étrange que ce petit mot n'ait pas de féminin. JULES RENARD

 

Dans la vie il faut savoir compter, mais pas sur les autres. PJAUL-JEAN TOULET

 

Fuyez un ennemi qui sait votre défaut. PIERRE CORNEILLE

 

Mon unique espérance est dans mon désespoir. JEAN RACINE

 

Il ne suffit pas de savoir où aller ;il faut encore montrer qu'on y va. EMILE ZOLA

 

Je me suis souvent repenti d'avoir parlé, mais jamais de m'être tu. PHILIPPE DE COMMYNES

 

Il n'est de problème qu'une absence de solution ne sache résoudre

 

L'espoir c'est la planche des faibles et le salut des puissants. GD

 

Ecouter est une politesse qu'un homme d'esprit fait souvent à un sot mais que celui-ci ne lui rend jamais. ADRIEN DE COURCELLE

 

Avant donc d'écrire, apprenez à penser. NICOLAS BOILEAU

 

On place souvent des éloges comme on place l'argent, pour qu'ils nous soient rendus avec les intérêts. JULES RENARD

 

Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis ; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. LA ROCHEFOUCAULD

 

Et ceux qui ne font rien ne se trompent jamais. THÉODORE DE BAINVILLE

 

Quand on court après l'esprit, on attrape la sottise. MONTESQIEU

 

L'intelligence c'est comme le parachute, quand on n'en a pas on s'écrase. P. DESPROGES

 

N'attaquez jamais un homme pour les idées qu'il n'a pas ; vous lui en donneriez

 

Les idées sont des fonds qui ne portent intérêt qu'entre les mains du talent. RIVAROL

 

Si c'est possible, c'est fait ; si c'est impossible , cela se fera. CHARLES ALEXANDRE DE CALONNE

 

Il n'est pas certain que tout soit certain. PASCAL

 

Chaque instant de la vie est un pas vers la mort. CORNEILLE

 

En littérature, le plus sûr moyen d'avoir raison, c'est d'être mort. VICTOR HUGO

 

Les lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent et nuisibles à ceux qui n'ont rien. JEAN-JACQUES ROUSSEAU

 

Nous avons tous assez de force pour supporter les maux d'autrui. LA ROCHEFOUCAULD

 

Les chaînes du mariage sont si lourdes qu'il faut parfois être trois pour les porter...

 

La mémoire est souvent la qualité de la sottise. CHATEAUBRIAND

 

La vraie morale se moque de la morale. PASCAL

 

La musique, c'est le bruit qui pense. VICTOR HUGO

 

Naître c'est seulement commencer a mourir. THÉOPHILE GAUTHIER

 

Le comble de l'orgueil, c'est de se mépriser soi-même. GUSTAVE FLAUBERT

 

Il se faut prêter à autrui et ne se donner qu'à soi-même. MONTAIGNE

 

Nous sommes tous des ratés, puisque nous finissons par mourir. GEORGES SIMENON

 

Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas. PASCAL

 

Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux. ALFRED DE MUSSET

 

La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments c'est de les faire soupçonner. BARBEY D'AUREVILLY

 

L'homme est un animal sociable qui déteste ses semblables. EUGÈNE DELACROIX

 

J'aime la solitude, même quand je suis seul. JULES RENARD

 

Le temps est un grand maître, mais le malheur est qu'il tue ses élèves. HECTOR BERLIOZ

 

Les querelles ne dureraient pas longtemps si le tort n'était que d'un côté. LA ROCHEFOUCAULD

 

La vanité c'est l'orgueil des autres. SACHA GUITRY

 

Le plus grand faible des hommes, c'est l'amour qu'ils ont de la vie. MOLIÈRE

 

J'avance dans l'hiver à force de printemps. PRINCE DE LIGNE

 

N'est-il pas honteux que les fanatiques aient du zèle et que les sages n'en aient pas? VOLTAIRE

 

On tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d'hommes, on est un conquérant. On les tue tous, on est Dieu.

 

Plus le temps passe, moins il y a de futur.

 

On devrait mourir une heure par jour plutôt que tout à la fin

 

De ceux qui n'ont rien à dire, ceux qui se taisent sont encore les plus agréables.

 

L'intelligence est le seul outil qui permette à l'homme de mesurer l'étendue de son malheur.

 

Le pire, dans le pire, c'est l'attente du pire. Mieux vaut donner à réfléchir que prêter à sourire

 

Ce n'est pas tout d'être heureux, encore faut-il que les autres soient malheureux.

 

Pour qu'il y ait le moins de mécontents possibles, il faut toujours taper sur les mêmes.

 

Les diplômes sont faits pour les gens qui n'ont pas de talent.

 

Il ne faut pas désespérer des imbéciles...Avec un peu d'entraînement, on peut toujours en faire des militaires.

 

Mariez-vous ! Si vous tombez sur une bonne épouse, vous serez heureux. Sinon, vous deviendrez philosophe.

 

L'ennemi est bête. La preuve : Il croit que l'ennemi c'est nous.

 

La guerre justifie l'existence des militaires en les supprimant.

 

Life doesn't imitate art, it imitates bad television.

 

L'amour c'est le triomphe de l'imagination sur l'intelligence

 

L'amour c'est de la physique, le mariage c'est de la chimie. 

 

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Jeudi 12 novembre 2009

Par ERIC§CINDY

Réductel casse les prix !

C'est Nöel chez Réductel. 15 destinations, dont la France, fixes et mobiles, au tarif local ! Vous avez bien lu : appels vers les fixes et/ou les mobiles ! Bien entendu, depuis un poste fixe, sinon c'est plus cher.

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Source:G. Deridet
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Jeudi 12 novembre 2009

Par ERIC§CINDY
Insolite
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Publié dans : HUMOUR
Jeudi 12 novembre 2009

Par ERIC§CINDY
L'indépendance du Parquet : on est prié de ne pas rire !
Démonstration en 20 exemples (récents) par le /Syndicat de la magistrature que l'indépendance du Parquet est une fable et que la suppression programmée du juge d'instruction est plus que dangereuse.

Une affaire sensible ne prospère pas devant un tribunal correctionnel si le parquet ne l’a pas souhaité. Avec la suppression annoncée du juge d’instruction, il faudra un miracle. Argumentaire du Syndicat de la Magistrature en 20 exemples.

Bakchich.info publie ci-dessous l’intégralité de la longue et édifiante "Lettre ouverte à ceux qui feignent de croire en l’indépendance du Parquet" signée du Syndicat de la Magistrature :

« Le parquet n’étouffe pas les affaires » Jean-Claude MARIN, procureur de la République de Paris le 10 novembre 2005

« Il serait erroné de conclure de la hiérarchie réelle et indispensable du parquet que ses décisions sont nécessairement celles de la hiérarchie. Dans les sociétés modernes, le propre du chef est d’aider à l’émergence des bonnes décisions, en favorisant le dialogue et l’échange. Il n’est bien sûr pas question d’imposer d’en haut des décisions toutes faites. Cela ne fonctionnerait pas ». Laurent LE MESLE, procureur général de Paris Le 9 janvier 2009

« Enterrer des affaires, je ne vois pas pourquoi, et je ne vois pas surtout comment ». Michèle ALLIOT-MARIE, garde des sceaux Le 5 juillet 2009

« Croyez-vous que, aujourd’hui, on puisse arrêter une affaire sensible ? C’est impossible et c’est heureux » Nicolas SARKOZY, président de la République Le 8 juillet 2009

« Je remarque que, dans le passé, même s’il y a eu des tentatives de bloquer certaines enquêtes, elles n’ont jamais atteint leur but puisque les médias s’en sont saisis ». Rachida DATI, député européen Le 29 août 2009

« La nature ainsi que la structure du parquet donnent aux magistrats la possibilité d’agir selon les principes de hiérarchisation interne, d’indivisibilité et d’indépendance » Rapport dit du « comité Léger » Le 1er septembre 2009

Mesdames et Messieurs les représentants du pouvoir exécutif, Messieurs les hauts procureurs,

Par vos déclarations angéliques tout entières au service d’un projet politique d’asservissement de la justice, vous contribuez, avec l’autorité qui est la vôtre, à mystifier le peuple français. Vous n’hésitez pas, alors que se joue le destin d’une institution, le juge d’instruction - qui, malgré ses défauts, dont nous étions prêts à discuter, présentait l’immense avantage d’une certaine indépendance - à fausser les termes d’un débat essentiel en affectant de croire que le ministère public, qui vous est tout acquis, pourra mener toutes les enquêtes avec la même indépendance que le juge que vous entendez supprimer.

Vous avez une conscience aiguë, aux fonctions qui sont les vôtres, de la duplicité de votre discours. Vous percevez parfaitement l’un des enjeux principaux de votre réforme, qui est d’anéantir l’une des principales garanties du système pénal actuel, et de contrôler sans réserve toute la justice, alors même que vous savez que son indépendance a été pensée au bénéfice du peuple et non à celui de ses juges.

Le droit comparé vous enseigne que le parquet français est celui dont le rapport entre l’étendue de ses pouvoirs et la précarité de son statut est le moins porteur de garanties pour le justiciable. La Cour européenne des droits de l’Homme vous l’a clairement dit : le ministère public ne présente pas les caractéristiques d’une autorité judiciaire parce qu’il n’est pas indépendant du pouvoir exécutif. Qu’à cela ne tienne : vous renforcez encore son pouvoir sans changer son statut.

Nous n’ignorons pas plus que vous les objectifs de votre discours, parce que nous travaillons chaque jour dans vos parquets, ou à côté, comme juges du siège, mais également au ministère de la justice, où se décide chaque jour le sort des affaires que vous appelez « sensibles ». Nous savons qu’il s’agit pour vous de garder le contrôle absolu de ces affaires, quelles qu’en soit le coût pour la démocratie.

Aujourd’hui, afin que chacun puisse se faire une opinion qui ne soit pas faussée par votre propagande, nous rappelons les faits qui confortent nos inquiétudes et que vous ne sauriez honnêtement contredire : tel qu’il est conçu et tel qu’il fonctionne, le parquet français n’offre pas les garanties minimales d’indépendance et d’impartialité qui vous permettraient de lui confier la direction de toutes les enquêtes.

Meaux, avril 2004. Un juge d’instruction, saisi deux ans plus tôt pour crimes contre l’humanité dans l’affaire dite des « disparus du Beach », a réuni suffisamment d’éléments pour penser que Jean-François N’DENGUE, le chef de la police congolaise à l’époque des faits, a participé aux crimes sur lesquels il enquête. Celui-ci est interpellé le 1er avril 2004, déféré le lendemain, mis en examen et placé en détention provisoire, eu égard aux risques évidents de fuite, aux risques de concertation et à la gravité des faits. De manière surprenante au regard des pratiques quotidiennes des parquets, le ministère public n’a pas requis cette incarcération. Comme la défense de Jean-François N’DENGUE, le parquet fera appel du placement en détention, de façon complètement inaccoutumée. Plus grave, avec une diligence extraordinaire, le parquet général réussira à faire juger cet appel à deux heures du matin, dans la nuit du 2 au 3 avril 2004, réunissant en catimini un greffier et trois magistrats. Est-ce une survivance de la Françafrique ?

Basse Terre, depuis 2006 : des plaintes sont déposées par plusieurs associations pour « administration de substances nuisibles », s’agissant de l’utilisation, postérieurement à son interdiction en 1993, du chlordécone, un pesticide destiné à éradiquer un parasite des bananiers, dont l’utilisation a provoqué la mort de nombreuses personnes. Stratégie du parquet devant cette affaire de santé publique qui, aux Antilles, a traumatisé la population : contester, jusque devant la Cour de cassation, la recevabilité à agir des parties civiles, afin de faire annuler l’ensemble du dossier. Il est vrai que ce dossier a été ouvert sur constitution de partie civile en 2006, devant l’inertie du ministère public. Bien sûr, la Cour de Cassation a donné tort au parquet, et l’enquête a pu se poursuivre, délocalisée au pôle de santé publique de Paris. Détail : les possibles mis en cause dans cette affaire sont de riches industriels, tout l’opposé, en somme, des victimes…

Paris, tribunal aux armées, 6 février 2006 : par ordonnance, la juge d’instruction de ce tribunal estime recevables quatre plaintes accusant l’armée française, lors de l’opération Turquoise, de complicité de génocide au RWANDA en 1994. Ce faisant, elle s’oppose frontalement au parquet qui a pris des réquisitions contraires et qui, fait assez rare, décide de faire appel de cette décision sur la recevabilité. Le 29 mai 2006, malgré des réquisitions contraires, la chambre de l’instruction devait définitivement valider ces plaintes. Le parquet avait déjà tout fait pour ne pas enquêter sur cette affaire : saisi des plaintes avec constitution de partie civile, il avait, là encore de façon inaccoutumée, refusé d’ouvrir une
information judiciaire, au prétexte que les plaintes n’étaient pas suffisamment étayées – alors que justement, l’objet de l’information judiciaire aurait été d’étayer ces plaintes ! Question : les conséquences politiques prévisibles d’une telle affaire sont-elles dénuées de tout lien avec l’abdication par le parquet dans ce dossier de son rôle d’autorité de poursuite ?

Paris, octobre 2006, affaire BORREL. Sophie CLEMENT, la juge qui instruit ce dossier, recueille des indices graves ou concordants contre deux ressortissants de Djibouti, soupçonnés d’avoir participé à l’assassinat du juge Bernard BORREL. Comme ces deux individus sont en fuite, elle demande au parquet de PARIS de se prononcer sur la délivrance de mandats d’arrêt. Le parquet répond que cette délivrance est prématurée, alors que le crime date d’octobre 1996, et que l’ADN de l’un de ces individus a été retrouvé sur le vêtement du défunt ! Maître MORICE, l’avocat de la veuve BORREL, évoque une « obstruction systématique du parquet dans la recherche de la vérité ». II est vrai que dans une affaire connexe de subornation de témoins, le parquet général de VERSAILLES s’était déjà opposé à la délivrance de deux mandats d’arrêt contre le Procureur et le chef des services secrets de Djibouti, sans, bien sûr, être suivi par la chambre de l’instruction, qui avait confirmé la délivrance de ces mandats. A partir de mai 2007, toujours extrêmement « indépendant » de l’exécutif, qui soutient désormais la thèse de l’assassinat, le procureur de Paris prend un communiqué dans lequel il explique pourquoi il fait sienne la thèse criminelle.

Créteil, juin 2007. Des écoutes téléphoniques laissent penser que Christian PONCELET, alors président du Sénat, pourrait être intervenu pour obtenir des marchés publics en faveur d’un homme d’affaires, moyennant finances. Ces écoutes sont transmises au parquet de Paris, qui décide prudemment de ne pas ouvrir d’information judiciaire. Ce n’est que près de deux ans plus tard, en mars 2009, alors qu’il avait quitté ses hautes fonctions depuis plusieurs mois, que Christian PONCELET sera entendu, hors garde à vue, par la police. La décision de ne pas saisir un juge d’instruction, et le train de sénateur pris par l’enquête, n’ont évidemment rien à voir avec quelque mansuétude que ce soit pour un homme alors au pouvoir.

Versailles, octobre 2007 : après avoir terminé d’instruire l’affaire dite « de la fondation Hamon », dans laquelle Charles PASQUA, André SANTINI et une quinzaine de personnes étaient mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt, la juge d’instruction communique le dossier au parquet pour règlement. Un an plus tard, c’est-à-dire quatre fois le délai légal et nonobstant le caractère sensible du dossier (André SANTINI étant par ailleurs secrétaire d’Etat), le parquet adresse au juge un réquisitoire supplétif. Mais comme la juge d’instruction estime avoir suffisamment d’éléments, elle refuse de reprendre ses investigations, qui ne lui paraissent pas de nature à faire avancer la vérité, mais plutôt à retarder le dossier. Le procureur de la République fait alors appel de son ordonnance, soutenu par le procureur général. Le 20 mars 2009, la chambre de l’instruction ordonne le supplément d’information. La belle constance du parquet et de la chambre de l’instruction à vouloir faire perdre encore plusieurs mois à une affaire déjà vieille de six ans, afin d’affûter les charges contre un secrétaire d’Etat et un ancien ministre, ne peut que susciter l’admiration.

Paris, octobre 2007 : Le casino « indépendant » de Gujan-Mestras, en Gironde a déposé plainte avec constitution de partie civile en mars 2007 pour favoritisme. Il soupçonne le ministère de l’intérieur d’avoir protégé les intérêts financiers des grands groupes que sont Partouche et Barrière, à son détriment. Ce « petit casino » a en effet obtenu devant les juridictions administratives plusieurs annulations de décisions en défaveur du ministère de l’intérieur, relatives à l’exploitation de machines à sous supplémentaires. La gérante du casino avait peu d’espoir de voir sa plainte aboutir. Agacée, elle dépose en octobre 2007 une autre plainte pour extorsions contre Bernard LAPORTE, très en cour à Paris, qui s’était vanté de pouvoir lui obtenir, moyennant finances, la précieuse autorisation. Il s’agissait, d’après lui, d’une « plaisanterie ». Elle n’a pas été déçue : le 7 mars 2008, le parquet de Paris classe purement et simplement cette plainte. S’agissant du premier dossier, le procureur de la République demande à la doyenne Françoise NEHER de déclarer la plainte irrecevable, ce que celle-ci refuse de faire. Appel du parquet. Le 11 avril 2008, malgré les réquisitions contraires du procureur général, la chambre de l’instruction confirme que la plainte est recevable et que l’affaire doit être instruite. Le procureur de Paris a eu raison de se méfier : le 17 septembre 2008, la juge d’instruction Françoise DESSET a fait une perquisition place Beauvau…

Nanterre, février 2008. Le juge d’instruction qui enquête sur les emplois fictifs de la ville de Paris souhaite se dessaisir de son dossier au profit d’une juge d’instruction parisienne qui enquête sur l’affaire dite des « chargés de mission » de la même ville. Problème : cette dernière a mis, dans ce dossier, Jacques CHIRAC en examen au mois de novembre précédent, et elle ne fait pas partie des juges qui se laissent impressionner. Dans un bel élan de solidarité avec la défense, le parquet de Nanterre s’oppose – fait rarissime – au dessaisissement. Le juge ne suit pas ses réquisitions, et le parquet fait appel de l’ordonnance – cas sans doute unique dans l’histoire judiciaire française. La Cour d’appel confirme le dessaisissement : le parquet général se pourvoit en cassation et obtiendra enfin gain de cause… Il n’en demeure pas moins qu’en s’opposant à la jonction, le procureur de Nanterre et le procureur générale de Versailles ont été salués par Maître VEIL, l’avocat de Jacques CHIRAC. En effet, celui-ci ne pouvait pas juridiquement faire appel de l’ordonnance de dessaisissement : heureusement que le ministère public veillait.

Paris, 12 février 2008. Deux juges d’instruction, en charge de l’affaire dite des faux électeurs du cinquième arrondissement, renvoient notamment Jean et Xavière TIBERI devant le tribunal correctionnel. Depuis avril 2006, ces magistrats attendaient les réquisitions du parquet qui ne sont jamais venues. Furieux de ce renvoi, le procureur de la République Jean-Claude MARIN n’a pas hésité à dénoncer avec un aplomb incroyable « une immixtion des juges dans la campagne électorale. Je note que les juges auraient pu renvoyer Jean TIBERI plus tôt, pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? ». Ce magistrat oubliait de dire que, le 23 novembre 2007, les juges d’instruction lui avaient signifié qu’ils rendraient leur ordonnance sans les réquisitions si celles-ci n’arrivaient pas. Il serait évidemment excessif d’analyser l’étonnante lenteur du parquet comme une volonté de faire traîner encore un peu plus une procédure ouverte depuis plus de dix ans…

Créteil, janvier 2009 : le tribunal correctionnel condamne quatre policiers à huit mois d’emprisonnement avec sursis pour des violences aggravées, condamnation dont ils font appel. Le parquet n’avait pourtant pas épargné ses efforts pour éviter que cette affaire arrive entre les mains du tribunal, requérant deux non-lieux pendant l’instruction, et ne demandant pas de peine lors de l’audience. Cette affaire ne susciterait aucun commentaire s’il n’était observé que le parquet ne manifeste pas une telle mansuétude dans les affaires quotidiennes de violences.

Créteil, avril 2009 : le procureur de la République requiert un non-lieu au bénéfice de René DAHAN. Le 27 octobre 2006, ce commerçant et sa femme sont agressés chez eux par trois individus. Au terme d’une bagarre, René DAHAN se saisit de l’arme d’un des agresseurs, provoquant leur fuite. Il tire trois balles dans de dos de l’un d’eux qui meurt. René DAHAN est mis en examen pour meurtre et placé quelques jours en détention provisoire à la demande du parquet. Nicolas SARKOZY, alors ministre de l’intérieur, écrit un courrier au ministère de la justice, pour s’offusquer de cette détention : « cette affaire suscite une émotion considérable parmi nos concitoyens, qui ont du mal à admettre qu’un honnête homme, agressé chez lui, menacé de mort avec une arme soit en retour mis en examen et placé en détention provisoire ». Durant la première partie de l’information judiciaire, c’est-à-dire avant les propos de Nicolas SARKOZY, le parquet avait réfuté la thèse de la légitime défense. Mais, bien sûr, analyser les réquisitions de non-lieu, inhabituellement signées par le procureur de la République en personne, comme un gage donné aux plus hautes autorités de l’Etat relève de la plus insigne mauvaise foi.

Paris, 7 mai 2009 : le parquet fait appel de l’ordonnance de recevabilité des plaintes avec constitution de partie civile déposées contre des chefs d’état africains pour recel et complicité de détournements de biens publics et privés. Pourtant, au moment des dépôts de plaintes simples en mars 2007, le parquet les avait jugées parfaitement recevables, puisqu’une enquête avait été diligentée, classée en novembre 2007 pour cause « d’infraction insuffisamment caractérisée ». C’est donc des plaintes avec constitution de partie civile que les associations Transparence Internationale, Sherpa, ainsi qu’un citoyen gabonais étaient contraints de déposer en décembre 2008, plaintes déclarées recevables le 5 mai 2009 par la doyenne des juges d’instruction. Le 17 septembre 2009, la chambre de l’instruction a examiné la recevabilité de ces plaintes et le représentant du parquet général a requis avec un aplomb assez remarquable leur irrecevabilité. Il a en effet soutenu que cette affaire relevait de l’intérêt général, dont seul le ministère public pouvait assurer la défense. Or, justement, le ministère public avait décidé de ne pas agir dans ce dossier. Ou comment préserver les relations avec nos amis chefs d’Etats africains…

Rennes, 9 mai 2009 : une motarde, qui circule sur une bretelle d’autoroute entre Rennes et Lorient, est dangereusement doublée par un gros 4X4 qui s’amusait à la coller au point d’avoir touché le coffre arrière de la motocyclette. Le véhicule prend la fuite et, d’après la plaignante, ses occupants lui font un bras d’honneur. Elle parvient à relever le numéro d’immatriculation et dépose plainte. La police effectue alors ses recherches et comprend qu’il s’agit d’un véhicule appartenant au premier ministre François FILLON, et que le conducteur n’était autre qu’un de ses fils. Celui-ci a été convoqué pour un… rappel à la loi. La lutte contre l’insécurité routière, priorité affichée du gouvernement, trouve parfois des limites.

Paris, juin 2009 : Qui a commandité l’attentat de Karachi le 8 mai 2002, dans lequel quatorze personnes dont onze français ont trouvé la mort ? Al Qaïda comme l’enquête s’acharne à le démontrer ? Cet attentat n’est-il pas au contraire le résultat de représailles à la suite de l’arrêt en 1995 du versement de commissions au Pakistan dans la foulée de contrats de livraison de sous-marins, commissions ayant pu générer des rétro-commissions ayant servi à financer la campagne électorale d’Edouard BALLADUR en 1995 ? Ce qui est certain en revanche, c’est que plusieurs éléments qui militaient en ce sens, parvenus à la connaissance du parquet, n’ont pas été joints au dossier des magistrats instructeurs. Quoi qu’il en soit, le chef de l’Etat, qui avait un rôle essentiel dans la campagne d’Edouard BALLADUR en 1995, a qualifié cette hypothèse de « fable ». Le parquet de Paris lui a immédiatement emboîté le pas en publiant un communiqué pour affirmer qu’aucun « élément objectif » ne reliait l’attentat à un contentieux franco-pakistanais.

Paris, juillet 2009 : révélations sur l’affaire dite des moines de Tibéhirine. En 1996, sept moines français sont exécutés en Algérie. A l’époque, le drame est attribué aux Groupes Islamistes Armés. Aucune enquête n’aura lieu, contrairement à la pratique la plus systématique lorsqu’un ressortissant français meurt à l’étranger de mort violente. En juillet 2009, un témoignage vient conforter une thèse qui affleurait déjà dans le dossier : ces assassinats pourraient résulter d’une « erreur » de l’armée ou des services secrets algériens. Alain MARSAUD, ancien juge d’instruction antiterroriste et ancien député UMP, affirme : « c’est une affaire qui a été enterrée volontairement ». Il rappelle qu’en 1996, il avait reçu des informations essentielles mettant en cause l’Etat algérien dans ce dossier. Il s’en était ouvert à Jacques TOUBON, alors garde des sceaux, qui lui avait dit qu’il « n’était pas question d’ouvrir une information judiciaire ». Effectivement, l’information judiciaire ne sera pas ouverte avant… 2004, soient huit ans après les faits. Ce qui n’empêche pas aujourd’hui certains d’affirmer que le parquet peut, à sa guise, ouvrir des informations judiciaires et que le garde des sceaux n’a absolument pas le pouvoir de s’y opposer.

Ajaccio, 31 juillet 2009 : le juge d’instruction Jean-Bastien RISSON renvoie devant le tribunal correctionnel plusieurs individus pour des vols de yachts de luxe. Parmi ces mis en examen, Imad et Moez TRABELSI, neveux du président tunisien BEN ALI. Le parquet décide alors de ne pas convoquer à l’audience les deux neveux, décidant de disjoindre leur sort, et assurant qu’il seront « jugés rapidement en Tunisie ». Le 30 septembre 2009, le tribunal a donc condamné les seconds couteaux, mais pas les frères TRABELSI. Cette attitude incroyable du parquet, en totale contradiction avec l’ordonnance du juge d’instruction, peut-elle s’analyser autrement que comme une volonté de soustraire deux dignitaires du régime tunisien à la justice Française ?

Pornic, 26 août 2009, un individu est mis en garde à vue pour refus d’obtempérer : il a roulé largement au dessus de la vitesse autorisée, et ne s’est pas arrêté lorsque les gendarmes ont voulu l’interpeller. Ces derniers comprennent vite que l’intéressé n’est pas n’importe qui : il est le frère de Jean-Marie HUET, directeur des affaires criminelles et des grâces de Michèle ALLIOT-MARIE. Ils informent immédiatement le parquet de Saint-Nazaire, qui leur demande de remettre cet homme de bonne fratrie en liberté, et « que la procédure lui soit transmise sous pli fermé ». Les gendarmes ajoutent dans leur rapport : « un classement sans suite est déjà décidé par l’autorité judiciaire ». Tellement énervés, les gendarmes, qu’ils ont fait paraître la nouvelle dans leur revue mensuelle. Enervés par quoi, d’ailleurs ?

Paris, septembre 2009, ouverture du procès dit « Clearstream ». Le procureur de la République tient lui-même le siège de l’accusation. Quelques jours plus tôt, il a affirmé sur une radio que Dominique DE VILLEPIN avait été « un bénéficiaire parfaitement conscient » de la falsification de fichiers nominatifs. A l’époque pourtant où celui-ci était premier ministre, le parquet de Paris développait une vision très différente du dossier, rapportée par le Canard Enchaîné : « Dominique de Villepin ne pouvait imaginer que Jean-Louis GERGORIN ait mis sa réputation en jeu en utilisant des listings qu’il savait faux ». Relever que l’argumentation juridique du parquet de Paris dans cette affaire sert opportunément mais systématiquement les intérêts du pouvoir en place relève, à l’évidence, de la calomnie.

Paris, 1er septembre 2009 : le parquet classe sans suite l’enquête ouverte contre François PEROL pour prise illégale d’intérêt. Au début de l’année 2009, le secrétaire général adjoint de l’Elysée a été nommé à la tête des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne, sans que la Commission de Déontologie ne soit saisie. Le président de la République avait alors affirmé faussement que la commission avait été saisie. Devant l’ampleur des protestations, une enquête a donc été ouverte. Deux mois plus tard, le député Jérôme CAHUZAC a indiqué qu’ « aucune audition n’avait eu lieu dans le cadre de cette enquête », accusant le pouvoir de vouloir l’étouffer. Qui pourra encore accuser le parquet de Paris d’une trop grande sévérité envers les justiciables ?

Nanterre, septembre 2009. Dans la procédure opposant Liliane BETTENCOURT et sa fille Françoise, le journal Le Monde titre : « Affaire BETTENCOURT : le parquet tente de bloquer la procédure ». En effet, lors de l’audience du 3 septembre 2009 où Françoise BETTENCOURT poursuivait le photographe François-Marie BANIER pour abus de faiblesse par voie de citation directe, le parquet a pris des réquisitions tendant à contester la recevabilité de la partie civile. Le tribunal n’a pas suivi ces réquisitions, et le parquet a immédiatement fait appel. La cour d’appel, par arrêt du 18 septembre 2009, a débouté le parquet de son appel. Il est vrai qu’imaginer que le soutien du parquet à la cause de la femme la plus riche de France ne résulte pas que d’une application scrupuleuse des règles de droit serait parfaitement inconvenant. Selon que vous serez puissant ou misérable…

Nanterre : l’enlisement des dossiers… Affaire de l’informatisation des collèges des Hauts-de-Seine, affaire du marché du chauffage du grand quartier d’affaire, affaires de la SEM92, de la SEM Coopération, affaire de la rénovation des collèges du département… Le procureur de Nanterre, Philippe COURROYE, nommé contre l’avis du CSM et décoré par le Président de la République, ne manque pas de travail. Il a pourtant choisi de conserver la maîtrise de certains de ces dossiers en ne confiant pas les enquêtes à un juge d’instruction. Lorsqu’il l’a fait, c’est d’ailleurs la police qui a cessé de travailler, comme l’a révélé un courrier d’une juge versé dans un dossier. Comme le remarque le journal Le Point en septembre 2008 : « La plupart des dossiers progressent peu depuis deux ans. Nommé en mars 2007 à la tête du parquet de Nanterre, le procureur, a surpris par son manque de pugnacité ». Surpris, vraiment ?

Paris, la valse des non-lieux. Ces derniers mois, on ne compte plus les dossiers sensibles dans lesquels le procureur de Paris a demandé aux juges d’instruction de prononcer des non-lieux. L’affaire des 3 millions d’euros dont auraient bénéficié Charles PASQUA et Jean-Charles MARCHIANI de la part des frères SAFA ? Non-lieu requis le 30 juin 2009. L’affaire « pétrole contre nourriture » et ses 22 mis en examen ? Non-lieu requis pour Charles PASQUA, Christophe de MARGERIE et son équipe, malgré le projet de renvoi au correctionnel du substitut régleur, croit savoir Charlie-Hebdo. L’affaire VIVENDI ? Non-lieu général requis en janvier 2009, malgré les conclusions de l’AMF. Ce qui vaut à Jean-Claude MARIN le surnom, dans ce même journal, de « roi des fossoyeurs ». Celui là même qui jurait naguère, la main sur le cœur, que « le parquet n’étouffe pas les affaires ».

Paris, 28 septembre 2009. Mais l’affaire d’entre les affaires, celle dans laquelle le parquet ne se sera rien épargné pour qu’elle n’aboutisse pas, c’est évidemment celle dite des « chargés de mission de la Ville de Paris », dans laquelle Jacques CHIRAC et de nombreuses personnalités sont mises en examen pour avoir fait payer par la ville de PARIS des employés qui travaillaient en réalité à tout autre chose. Jugeons-en plutôt : à la suite de la réception d’un courrier anonyme par un juge d’instruction de Créteil, qui le transmet à PARIS, une minuscule enquête est ouverte par le parquet, presque immédiatement classée sans suite. En 1998, grâce à la pugnacité d’un contribuable parisien, l’enquête redémarre sur plainte avec constitution de partie civile. A la faveur de la loi sur l’immunité pénale du chef de l’Etat, elle est mise en attente pendant quelques années. Début 2009, la juge d’instruction Xavière SIMEONI, qui a achevé son enquête, transmet le dossier au parquet pour réquisitions. Surprise : durant le procès CLEARSTREAM, Jean-Claude MARIN trouve le temps de signer un réquisitoire de non-lieu général. Quelques éléments de contexte : le procureur de la République de Paris, qui a signé ces réquisitions, a été directeur des affaires criminelles et des grâces de Dominique PERBEN. Surtout, Laurent LE MESLE, son supérieur hiérarchique, a été le propre conseiller de Jacques CHIRAC pour les affaires judiciaires à l’Elysée. Comment concilier ces fonctions passées avec l’apparence d’impartialité qui doit s’attacher aux fonctions de magistrat ? Le Canard Enchaîné s’est amusé à décrire les contorsions auxquelles s’est livré Jean-Claude MARIN (« créez votre emploi fictif grâce au proc’ de Paris »). Il reviendra à la juge d’instruction de dire le droit dans cette affaire : ce n’est pas tous les jours que la question se pose de renvoyer un ancien président de la République devant le tribunal. Pour cela, il ne faut qu’un principe : l’impartialité, et qu’une qualité : l’indépendance.

Ne cherchez pas de scoop, il n’y en a pas. La presse s’est déjà fait l’écho de ces faits, ce qui n’a pas empêché leur répétition… Une actualité chassant l’autre, la mémoire nous fait parfois défaut et on omet d’analyser tous les ressorts de ces affaires judiciaires. Cette compilation ne révèle qu’une chose : la totale hypocrisie de votre discours. Il est aujourd’hui très difficile qu’une affaire sensible prospère devant un tribunal correctionnel lorsque le parquet ne l’a pas souhaité. Demain, avec la suppression annoncée du juge d’instruction, il faudra un miracle. Mais tout cela, vous le savez, puisque c’est essentiellement dans cet objectif que vous l’avez décidée.

signé : LE SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE
Source : Bakchich Infos
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Jeudi 12 novembre 2009

Par ERIC§CINDY

Hippocrate ou Harpagon ?

Un article du Monde Diplomatique qui fait froid dans le dos. Tout est dans le titre... Le sous-titre c'est : Quand les médecins refusent de soigner.



Hippocrate ou Harpagon ?



« La tonalité de la réponse peut être parfois brutale, voire agressive, sans appel (...). Un médecin explique : “Je ne prends pas ça.” » Ça ? Un bénéficiaire de la couverture maladie universelle (CMU) qui tente de décrocher un rendez-vous par téléphone. A l’occasion, le refus s’accompagne d’une explication fantaisiste (« C’est pas possible »), roublarde (« Les papiers, ça me fatigue »), voire facétieuse :


« Comment avez-vous trouvé mon numéro ?

— Sur le Bottin.

— Bien, essayez la ligne suivante ! »


Ces échanges et observations figurent dans une étude sur « Le refus de soin à l’égard des bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire à Paris » 1). Rendue publique le 1er juillet 2009, elle établit qu’un quart des médecins testés refusent d’accorder des soins aux pauvres : 38 % des gynécologues, 31,6 % des dentistes, 28 % des ophtalmologues, 19,4 % des généralistes, 5,2 % des radiologues. Et montre que la cupidité motive bien souvent ces agissements, la grande majorité des fins de non-recevoir émanant de docteurs autorisés à pratiquer des dépassements d’honoraires — sauf, justement, avec les bénéficiaires de la CMU.

Au moment d’embrasser la carrière, chacun d’eux a pourtant prêté un serment inspiré de celui d’Hippocrate, l’illustre médecin grec (IVe siècle av. J.-C.) : « Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain (...). Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j’y manque. » Jusqu’en 1996, les carabins concluaient leur prestation par un retentissant : « Je jure ! Je jure ! Je jure ! »

Honneur ou honoraires, tel est donc le dilemme auquel furent confrontés, en décembre 2008 et janvier 2009, 861 praticiens installés à Paris intra-muros. L’occasion ? Un testing réalisé par une équipe de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes).


Mis en œuvre sur un échantillon représentatif de dentistes, de généralistes et de spécialistes conventionnés en secteur 1 (tarif de base de l’assurance- maladie) ou en secteur 2 (honoraires libres, donc plus élevés qu’en secteur 1), le protocole reproduisait le principe d’une prise de rendez-vous : un acteur muni d’un script appelle un professionnel de santé, demande une consultation et annonce qu’il est bénéficiaire de la CMU. Le docteur ou son secrétariat accepte ou décline. Si le refus n’est pas ouvertement imputé à la CMU, un deuxième acteur sollicite un rendez-vous, mais sans préciser sa couverture sociale. Qu’il l’obtienne, et le caractère discriminant du premier rejet sera aussitôt établi. Les résultats ainsi obtenus « sont plutôt sous-estimés », précisent les chercheurs.


Ils n’en décoiffent que davantage. Dans le secteur 2 (honoraires libres), un tiers des généralistes, 31 % des ophtalmologues et... 40 % des gynécologues barrent aux pauvres l’accès de leurs salles d’attente. Un taux trois fois supérieur à celui de leurs (rares) confrères qui s’en tiennent aux tarifs de l’assurance-maladie (2). C’est peu dire que la perspective de voir un RMiste froisser des velours d’ordinaire dévolus à une clientèle capable de régler 100 euros pour une consultation facturée 25 euros au « tarif Sécu » afflige les praticiens. Les uns arguent de la saturation de leur carnet de rendez-vous, de lourdeurs administratives, d’une absence de lecteur de carte Vitale (ils doivent alors remplir une feuille de soins !) ou, sans ambages, de l’interdiction d’appliquer des dépassements d’honoraires. Car, avec la CMU complémentaire, le patient ne débourse rien, et le médecin reçoit un paiement direct de l’assurance-maladie au tarif de base. Les professionnels à honoraires libres ne peuvent donc percevoir leur rétribution habituelle. « Si je prends la CMU, explique une gynécologue, je peux fermer mon cabinet. »


D’autres invoquent l’incapacité présumée des précaires à respecter les horaires, le spectre du punk à chiens qui fait détaler la patientèle huppée et — horreur ! — divulgue la bonne adresse à ses camarades. Avec 171 713 bénéficiaires de la CMU recensés à Paris à la fin 2008, le pire est à craindre. D’où, chez certains médecins que des scrupules dissuadent de raccrocher au nez du malade, l’effort d’imagination déployé pour le convaincre qu’il s’est trompé d’adresse.


Il y a d’abord le ton avenant (« Vous prenez la CMU ? — Ben... Moui... »), l’art pas toujours maîtrisé de mettre à l’aise (« Ça ne m’arrange pas ! », « Je ne cours pas après ! »), les conseils d’ami (« Allez à l’hôpital ! »). Sans oublier les propositions de soins au prix fort et les délais de plusieurs mois qui laissent le temps de réfléchir au sens de la vie. Ici, on accorde la charité, mais uniquement aux bons pauvres — « J’accepte quand on me le demande gentiment »,prévient un radiologue. Là, on exhorte les malades à se ressaisir — « Vous êtes rue F... C’est pas un endroit où on prend les CMU », annonce la secrétaire d’un cabinet dentaire sis dans le 8e arrondissement. Et puis il y a tous les autres, la majorité, qui accueillent sans ciller. « Vous êtes les bienvenus » ; « Ça serait une honte de refuser. C’est interdit » ; « C’est normal, c’est la loi ! »


En effet. Promulguée le 17 juillet 1999, la loi CMU organise l’accès aux soins des plus démunis. Le régime de base se double d’une couverture complémentaire (CMU-C) qui, on l’a vu, dispense d’avancer les frais. Délivrée sous condition de bas revenus, moins de 621 euros mensuels pour une personne seule, cette mutuelle gratuite couvrait 4 174 753 individus au 31 décembre 2008. Des bénéficiaires souvent privés d’emploi et peu diplômés. La remontée massive du chômage laisse augurer une hausse sensible des effectifs à l’horizon 2010.


Au-delà du phénomène dont elle confirme l’ampleur, la lecture de l’enquête suggère une série de questions désagréables. Sur le rôle de la médecine libérale dans la dégradation du système de santé, par exemple — un secteur privé qui draine les patients les plus aisés et rejette vers l’hôpital public les malades de « deuxième choix ». Sur la sensibilité aux discriminations, qui paraît s’émousser quand ces dernières frappent les pauvres — ô l’inextinguible scandale si un tiers des dentistes parisiens refusaient de soigner les femmes, les Juifs, les Noirs... Sur la mansuétude dont jouissent les délinquants issus des professions intellectuelles supérieures.


En refusant de soigner un bénéficiaire de la CMU, un praticien s’assied simultanément sur le code de déontologie médical et sur l’article 225-1 du code pénal consacré aux discriminations, délit passible de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. Par quel miracle les ophtalmologues ne contribuent-ils pas davantage à la surpopulation carcérale ?


S’il reconnaît le caractère « illégal » du refus de soins aux pauvres, le conseil national de l’ordre des médecins juge surtout « intolérable que certains se spécialisent dans le discrédit à l’encontre de l’ensemble du corps médical en raison du comportement de quelques-uns » (communiqué du 15 juillet) ; un refrain entonné peu avant par les banquiers qui venaient de ruiner la planète sans encourir non plus la moindre sanction. Il n’est sans doute pas de plus pure expression du privilège de classe que cette impunité garantie depuis des lustres par la composition sociale du Parlement. L’Assemblée nationale compte huit chirurgiens, sept dentistes, trente-six médecins et deux professeurs de médecine. Lors de la discussion de la loi hôpital, patients, santé, territoires (HPST, publiée le 22 juillet), les sénateurs ont anéanti les dispositions facilitant la lutte contre le refus de soins, comme l’institutionnalisation du testing. « Dans les deux chambres, la plupart des parlementaires présents lors des débats sur HPST étaient médecins », relève M. Sylvain Fernandez-Curiel, du Collectif interassociatif sur la santé, lequel défend les intérêts des usagers (3).


Contrairement au banquier, le médecin jouit d’un préjugé favorable. C’est le pompier de la grippe A, l’ange au stéthoscope qui sauve la vie. Descendant, non pas du ciel, mais le plus souvent de bonnes familles bourgeoises (4), c’est aussi un individu à qui la collectivité a offert dix à quinze années d’études passionnantes. Une formation coûteuse, financée par une population active dont 70 % n’est pas diplômée de l’enseignement supérieur. Eduquer un travailleur intellectuel consiste à convertir une richesse collective en savoir individuel. L’opération confère aux médecins des responsabilités écrasantes, une position sociale élevée, des revenus confortables (5). Et, à certains, des manières d’Ancien Régime.

Pierre Rimbert.

(1) Caroline Desprès, Stéphanie Guillaume et Pierre-Emmanuel Couralet, « Le refus de soin à l’égard des bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire à Paris », Fonds de financement de la protection complémentaire de la couverture universelle du risque maladie, Paris, juillet 2009, téléchargeable sur http://www.ladocumentatio nfrancaise... ; des études analogues ont été régulièrement publiées depuis dix ans.

(2) Seul un gynécologue parisien sur dix et moins d’un ophtalmologue sur sept sont conventionnés en secteur 1, contre un peu moins d’un généraliste sur deux.

(3) Collectif interassociatif sur la santé, « Journée “Assurance-maladie” contre les refus de soins du 8 juin 2009 », Paris, juillet 2009.

(4) Pascale Breuil-Genier et Daniel Sicart, « L’origine sociale des professionnels de santé »,Etudes et résultats, n° 496, Paris, juin 2006.

(5) En moyenne, pour l’année 2007, 109 400 euros nets pour les spécialistes et 66 800 euros nets pour les omnipraticiens. Cf.Hélène Fréchou et François Guillaumat-Tailliet, « Les revenus libéraux des médecins en 2006 et 2007 », Etudes et résultats, n° 686, avril 2009.

Voir aussi le courrier des lecteursdans notre édition d’octobre 2009.




Serment d’Hippocrate (Traduction de Littré)


"Je jure par Apollon médecin, par Esculape, Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, et je les prends à témoin que, dans la mesure de mes forces et de mes connaissances, je respecterai le serment et l'engagement écrit suivant :

Mon Maître en médecine, je le mettrai au même rang que mes parents. Je partagerai mon avoir avec lui, et s'il le faut je pourvoirai à ses besoins. Je considérerai ses enfants comme mes frères et s'ils veulent étudier la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je transmettrai les préceptes, les explications et les autre parties de l'enseignement à mes enfants, à ceux de mon Maître, aux élèves inscrits et ayant prêtés serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.

Dans toute la mesure de mes forces et de mes connaissances, je conseillerai aux malades le régime de vie capable de les soulager et j'écarterai d'eux tout ce qui peut leur être contraire ou nuisible. Jamais je ne remettrai du poison, même si on me le demande, et je ne conseillerai pas d'y recourir. Je ne remettrai pas d'ovules abortifs aux femmes.

Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans la pureté et le respect des lois Je ne taillerai pas les calculeux, mais laisserai cette opération aux praticiens qui s'en occupent. Dans toute maison où je serai appelé, je n'entrerai que pour le bien des malades. Je m'interdirai d'être volontairement une cause de tort ou de corruption, ainsi que tout entreprise voluptueuse à l'égard des femmes ou des hommes, libres ou esclaves. Tout ce que je verrai ou entendrai autour de moi, dans l'exercice de mon art ou hors de mon ministère, et qui ne devra pas être divulgué, je le tairai et le considérerai comme un secret.

Si je respecte mon serment sans jamais l'enfreindre, puissè-je jouir de la vie et de ma profession, et être honoré à jamais parmi les hommes. Mais si je viole et deviens parjure, qu'un sort contraire m'arrive! "

source:G.Déridet
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Jeudi 12 novembre 2009

Par ERIC§CINDY

Un exemple de désinformation sur France 2 : la grippe A

La campagne de vaccination commence demain. France 2 s’est donc fendue d’un reportage sur la grippe A. Que j’ai pu voir sur Tv5 Monde en Thaïlande, ma connexion internet étant en panne.



Vous avez vu la facture ?
Vous avez vu la facture ?
Outre les banalités d’usage sur le sujet on a interviewé en direct un spécialiste, comme par hasard un des 10 % de médecins favorables au vaccin. Les 90 % de praticiens qui ont décidé de ne pas se faire vacciner n’ont pas eu droit a la parole.

Le « spécialiste » a eu le culot de dire que la vaccination était un grand succès aux Etat Unis mais sans préciser que ce n’est pas le même vaccin que chez nous. En effet aux Usa le vaccin est dépourvu du fameux adjuvant, celui qui justement pose problème chez nous.

De cet adjuvant il n’a évidemment jamais été question, dans le reportage.

Voila ce que l’on peut trouver comme « information » sur une grande chaine publique. Sur un sujet aussi important on ne donne que le point de vue du gouvernement et celui d’une minorité de médecins en occultant sciemment ce que 90 % des médecins pensent sur le sujet.

Sur le fait que le gouvernement a déjà dépensé des centaines de millions d’euros pour acheter assez de doses pour vacciner toute la population française, sur les conditions curieuses de cet énorme marche avec les industries pharmaceutiques (encore des gens qui peuvent remercier Sarkozy et l’appeler « mon frère » ) sur les risques du fameux adjuvant pour les femmes enceintes, sur l’efficacité réelle du Samiflu, sur les risques effectifs de pandémie, on ne nous a rien dit.

Moralité : sur n’importe quel sujet chaud ce n’est pas la télé qu’il faut regarder, c’est sur Internet qu’il faut aller.

Ce qu’au demeurant une bonne partie des français ont du faire puisqu’en majorité ils ne se feront pas vacciner. Sarkozy et son gouvernement auront donc dépensé, une nouvelle fois, des centaines de millions d’euros pour rien.

Sauf évidemment, pour le bonheur des industriels de la pharmacie. Ce qui manifestement est bien plus important que la santé des français.
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Jeudi 12 novembre 2009

Par ERIC§CINDY

Quelques citations sur la vieillesse

Non, je n'ai pas pris un brusque coup de vieux. Je suis simplement tombé sur une citation qui m'a plu et de fil en aiguille, Internet étant ce qu'il est, j'ai finalement obtenu un petit florilège dont je vous fais profiter.

Parce que si être jeune c'est toujours vouloir plus, vieillir c'est prendre du plaisir à donner.



Quelques citations sur la vieillesse
C'est merveilleux la vieillesse... dommage que ça finisse si mal. [François Mauriac]

L'enfance, c'est l'envers de la vieillesse : c'est ne rien savoir et pouvoir tout faire. [Robert Lalonde]

Le signe de la bonté chez les jeunes, c'est d'aimer la vieillesse ; et chez les vieux, c'est d'aimer la jeunesse. [E. Géruzez]

La vieillesse ne me semble pas du tout le morne vestibule de la mort, mais comme les vraies grandes vacances, après le surmenage des sens, du cœur et de l'esprit que fut la vie. [Marcel Jouhandeau]

L'âge mûr, c'est quand vos camarades de lycées sont si ridés et si chauves qu'ils ne vous reconnaissent plus. [Bennett Cerf]

Passé soixante ans, quand on se réveille sans avoir mal quelque part, c'est qu'on est mort. [Ricet Barrier]

Un homme n'est vieux que quand les regrets ont pris chez lui la place des rêves. [John Barrymore]

Il fait bon vieillir. Etre jeune, c'était tuant. [Hjalmar Soderberg]

On peut très bien avoir soixante ans sur son acte de naissance, quarante à la ville et vingt dans un lit. [Julien Besançon]

Le dramatique de la vieillesse, ce n'est pas qu'on se fait vieux, c'est qu'on reste jeune. [Oscar Wilde]

Chaque âge a ses problèmes. On les résout à l'âge suivant. [Maurice Chapelan]

Différence entre la jeunesse et la vieillesse : la première a quatre membres souples et un raide ; la seconde, quatre membres raides et un souple. [Jean Delacour] (Mais pas toujours ! NDLR)

Je suis dans la fleur d'un âge qui commence à sentir le chrysanthème.[Robert Lassus]

Etre vieux, c'est quand vous connaissez toutes les réponses mais que personne ne vous pose plus de questions.[Bert Kruger Smith]

Jamais homme sage n'a souhaité rajeunir. [Jonathan Swift]

On ne peut s'empêcher de vieillir, mais on n'est pas obligé de vivre en vieux. [Joseph Rony]

Quand je cesserai de m'indigner, j'aurai commencé ma vieillesse. [André Gide]

La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse, la vieillesse est le temps de la pratiquer. [Jean-Jacques Rousseau]

On peut dire tout ce qu'on voudra sur la vieillesse. Ca vaut mieux que d'être mort. [Stephen Leacock]

Nous désirons tous atteindre la vieillesse, et nous refusons tous d'y être parvenus. [Francisco de Quevedo]

La vieillesse est si longue qu'il ne faut pas la commencer trop tôt. [Benoîte Groult]

La vieillesse, c'est quand on commence à se dire : "Jamais je ne me suis senti aussi jeune". [Jules Renard]

Si la jeunesse est la plus belle des fleurs, la vieillesse est le plus savoureux des fruits. [Anne Sophie Swetchine]

N'est-ce pas avoir assez vécu que de mourir sans regret ? [Marcel Jouhandeau]

C'est quand on a tout donné, quand on ne tient plus à rien qu'on possède tout. [Marcel Jouhandeau]

La vieillesse qui est une déchéance pour les êtres ordinaires est, pour les hommes de génie, une apothéose. [Anatole France]

Vieillir, si l'on sait, ce n'est pas tout ce qu'on croit. Ce n'est pas du tout diminuer, mais grandir. [Marcel Jouhandeau]

Vivre, c'est naître sans cesse. La mort n'est qu'une ultime naissance, le linceul notre dernier lange. [Marcel Jouhandeau]

L'un des privilèges de la vieillesse, c'est d'avoir, outre son âge, tous les âges. [Victor Hugo]

L'enfance, c'est l'envers de la vieillesse : c'est ne rien savoir et pouvoir tout faire. [Robert Lalonde]

Ressasser des souvenirs est un signe de vieillesse. [Dominique Blondeau]

Ce n'est que dans la vieillesse que l'homme devient vraiment lui-même. [Robert Charbonneau]

La vieillesse bien comprise est l'âge de l'espérance. [Victor Hugo]

La misanthropie de la vieillesse est moins une haine qu'une indigestion des autres. [Jean-Paul Richter]

Ne pas honorer la vieillesse, c'est démolir la maison où l'on doit coucher le soir. [Alphonse Karr]

La vieillesse est comparable à l'ascension d'une montagne. Plus vous montez, plus vous êtes fatigué et hors d'haleine, mais combien votre vision s'est élargie ! [Ingmar Bergman]

Il y a on ne sait quelle aurore dans une vieillesse épanouie. [Victor Hugo]

Les voyages forment la jeunesse et renforcent le scepticisme de la vieillesse..[Pierre Daninos]

La vieillesse est une langue étrangère qu'il faut apprendre à un âge où le cerveau n'est plus guère disposé à acquérir de nouvelles connaissances. [Jacques Laurent]

La jeunesse croit beaucoup de choses qui sont fausses ; la vieillesse doute de beaucoup de choses qui sont vraies. [Proverbe allemand]

Il ne faut pas reprocher aux gens leur vieillesse, puisque tous nous désirons y parvenir. [Bion de Boristhène]

La vieillesse, c'est l'hiver pour les ignorants, et le temps des moissons pour les sages. [Proverbe yiddish]

La jeunesse est une ivresse sans vin et la vieillesse un vin sans ivresse. [Proverbe allemand]

La vieillesse n'est qu'une certaine idée que les autres se font de vous. [Joseph Rudel-Tessier]

La vieillesse est un naufrage...pour les mauvais marins [Guy Déridet]

Le signe de la bonté chez les jeunes, c'est d'aimer la vieillesse ; et chez les vieux, c'est d'aimer la jeunesse. [E. Géruzez]

De tous les évènements inattendus, le plus inattendu c'est la vieillesse. [Léon Trotski]

Vous avez vieilli lorsque, en regardant une jeune femme, vous la voyez vingt ans plus tard [Guy Déridet]
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Jeudi 12 novembre 2009

Par ERIC§CINDY
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Jeudi 12 novembre 2009

Par ERIC§CINDY

Un panneau de direction explicite !


LA DDE AURAIT -ELLE LE SENS DE L'HUMOUR ?

JE VOUS LAISSE JUGE QUANT A MOI J'AI DEJA EUT DROIT MALHEUREUSEMENT EN MATIERE DE JUSTICE " A LA COMMEDIA  DEL  ARTE"
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A MEDITER




MISE EN GARDE!!!

ATTENTION CERTAINES IMAGES PEUVENT CHOQUER LES PERSONNES SENSIBLES!

SI VOUS DECIDEZ DE VOIR CES IMAGES QUAND MÊME  PASSEZ EN MODE GRAND ECRAN EN CLIQUANT SUR LE PETIT RECTANGLE.

 JE CROIS SINCEREMENT QUE POUR EVITER  LA BANALISATION DE L'ACCIDENT DE LA ROUTE QUI FAUCHE  DANS UNE VIOLENCE INOUIE  DES MILLIERS DE VIES DANS L'INDIFFERENCE GENERALE  DE TELLES IMAGES SONT NECESSAIRES POUR UNE REELLE PRISE DE CONSCIENCE.




Un 11 septembre 2001 chaque jour !

Un 11 septembre 2001 chaque jour !

Cette hécatombe quotidienne représente environ 2 morts par minute liés aux accidents de la circulation, ce qui ne prend pas en compte les morts liés à la pollution atmosphérique automobile…

Les accidents de la route provoquent donc en moyenne un mort toutes les 27 secondes, soit un total d’environ 1,2 million de morts par an à l’échelle mondiale.

Source : Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

Changez de vie, changez le monde…


Présentation

T E M O I G N A G E

CORRESPONDANT LOCAL  "SECTEUR  ALSACE-BOSSUE"
Ne restez pas isolé, passez par le bouton " contact " dans le module de droite ci-dessus.

En 2003 naissait une Association d'Aide aux personnes Victimes de la Route: l'AIVAR.

Personnes bléssées dans leur chair, mais aussi personnes << victimes par ricochet >> que sont les parents ou amis d'un être cher décédé lors d'un accident.
En 5 ans, près de 200 personnes se sont adressées à l'association pour connaître leurs droits, mais surtout pour trouver un lieu où exprimer sa douleur et son désarroi. Accueillis dans des groupes de parole, nombre de familles ont pu -non pas oublier - mais vivre avec un drame qui a boulversé toute leur vie.

Basée à Strasbourg, l'AIVAR a désormais des antennes plus proches de vous.
TEMOIGNAGE.
LE TEMPS.........
En ce trois Novembre 2009,  nous consultons notre almanach pour avoir l’indication précise, il nous dit qu’il y a  71 mois que notre  fils Eric et sa compagne ont quittés cette vie.

C’était une mort brutale portée par l'inconscience et la stupidité humaine , il avait 22 ans, c’était un superbe garçon de 1m80, en pleine réussite « Maman,Papa, j’ai l’impression de vivre un rêve : tout ce qui me tenait à cœur est en train de se réaliser… ». Mais, ce Samedi 8 Mars 2003 alors que nous l’attendions pour souper et fêter l'anniversaire de son cousin . Un agriculteur  imprudent , cupide et inconscient en à décidé autrement.......

Eric avait un frère et une sœur il était aussi le parrain de sa nièce Sophie fille de sa soeur Karine ses autres nièces se nomment Julie et Lucie.
Eric  traversait des moments de grand bonheur partage, il se consacrait à ses trois  passions, sa famille, son travail et le sport, ce dernier étant une passion qui l'avait prise dès son plus jeune âge il y consacrait tout ses temps de loisirs .

Athlète confirmé,  il ne buvait pas d'alcool et ne fumait pas, toujours le premier à tous les entraînements et le dernier à quitter les tatamis , ce sérieux lui a permis de gagner de nombreux titres en compétition ainsi qu'une sélection aux championnats de France de karaté  qu'il n'a hélàs pas été en mesure d' honoré puisque un individu assez inconscient pour rouler sur une départementale de nuit sans éclairage lui à ôté la vie à lui ainsi qu'à sa compagne Cindy ainsi qu'une troisième personne .
 
Ce 8 Mars 2003 nous as projeté dans un univers irréel, impossible, inimaginable, inacceptable, décousu, terrassant, anéantissant… Aucun qualificatif à lui seul, pas plus collé aux autres, aucun mot ne peut définir cette douleur, ce tumulte physique et moral du vécu des parents qui survitvent à la mort de leur  enfant. Même en réunissant tout ce que le dictionnaire contient de synonymes, il nous semble que l’image et le sens en seraient encore insuffisants tant la limite avec la folie et sa propre mort est étroite, tant “l’envahissement de vide” submerge…  Corps et esprit ne deviennent que plaies béantes qu’aucun soin n’apaise mais que tout évènement même anodin amplifie : musique, fêtes, anniversaires, rencontres… toutes les première fois de cet "après" réactive le cataclysme. « L’inimaginable, l’impensable, l’impossible, l’indicible est arrivé....

Avant d’aller plus loin je voudrais ouvrir le chapitre “merci” à tous ceux qui ont été là, je commence par ceux qui auraient dù nous soutenir, nous entourer et bien ........................ pas du tout !

En effet, rares ont étés les membres de la famille à nous soutenir et à nous accompagner lors de cette innommable tragédie.

Si les grand-parents, les amis, les voisins, les copains  sont présents et offrent l’écoute et l’aide que les parents n'ont pas obtenus eux-mêmes  , au moment du décès et encore bien après, les frères et sœurs seront capables de construire leur vie en intégrant la perte dans leur expérience.

 La mort a existé en même temps que la vie, elle est inhérente à la vie.

 Et de tout temps l’homme y a fait face ; surmonter l’épreuve est plus facile quand c’est vécu dans une communication ouverte et des sentiments chaleureux.

Les  amis nombreux au début puis ensuite la vie fait que...loin des yeux,loin du coeur....
Les collègues et professionnels de santé ont étés par contre exemplaires (Nelly,Christiane,Richard), ainsi que tous ceux qui  ont eu le courage de se dépasser, ou encore, celui de pleurer avec nous .

Dans les inattendus, nous voudrions citer tous ces enfants et adolescents de son club  qui, chacun avec ses mots, ses attitudes nous ont té moignés d’une profonde tendresse que nous  ne pouvions pas, ne pas compter, eux les souffrants, nous reconnaissaient et venaient…

 Merci aussi, à cet homme anonyme fonctionnaire qui à pris le risque professionnel de nous faire parvenir la règlementation concernant les chambres mortuaires ce qui nous as permis de faire sécuriser ce lieu ou devrait pouvoir reposer en paix les défunts!

Aujourd’hui, nous pouvons aussi reconnaître tout le rôle et l’impact des Autres, qui parfois maladroits, blessants, innocents, représentent cependant les réalités de la Vie, du quotidien vers lequel il faut revenir et dans lequel doit se faire la reconstruction.

Pourtant, avant cela il y a bien des étapes. « choc, déni, colère, marchandage, dépression » ne sont pas de vains mots…

La seule façon que nous pensions efficace pour traverser ce deuil était  de comprendre… nous voulions savoir et encore savoir, comprendre l’impensable, sans doute pour ne pas avoir à reconnaître l’évidence : ERIC  et  CINDY étaient morts !

Certainement aussi pour retrouver un sens à notre vie, vaincre ce désastre, en faire quelque chose …

Est-ce que nous ne devenons pas fous ? Est-ce vrai ?Sommes nous sûr de l’avoir aimé puisqu’il est mort ? Qu’est ce que ce vide dont nous sommes remplis ??? Avons-nous une âme, un esprit, un cœur, sommes nous des êtres vivants, nous ne ressentons parfois plus rien ! Y a t-il une fin à ce cauchemar ? Et nos autres enfants ????

-- D’abord guérir cette terrible douleur…si c’est possible, il le faut,  Il le faut pour nos autres enfants karine et Anthony, pour nos petits-enfants et  pour notre propre survie !

Evènements conduisant à l’émergence de l'association
 Lorsque nous avons eût envie de pleurer avec d’autres parents désenfantés (ce mot raisonne tellement juste dans nos oreilles que nous l’avons adopté), lorsque  nous avons eut besoin de trouver un endroit où justement, nous pourrions laisser sortir toutes nos larmes, endroit où d’autres nous entendraient en comprenant ce que nous ressentions, un endroit où nous ne serions pas seuls, nous avons  trouvé l'association AIVAR , ce sont des personnes comme nous qui un jour se sont retrouvés désenfanté , les échanges, le partage , la compréhension du malheur de parents en deuil d'enfants permettent de savoir ou on en est dans notre vie, enfin d'avoir des repères.

Aujourd’hui, nous voudrions transmettre, communiquer à d’autres parents cet espoir et cette confiance qui peuvent à nouveau nous habiter, nous voudrions êtres un de ces multiples éléments qui font qu’un jour ils pourront rire à nouveau, respirer sans tristesse et être en liberté avec cet enfant vivant dans cet ailleurs que l’on nomme : mémoire, cœur, paradis, dimension, inconnu….même si la plaie ne se referme jamais complètement…
 
Les circonstances ont permis la rencontre avec d’autres parents porteurs des mêmes souffrances et des mêmes  souhaits…l'AIVAR est née........

Les parents d'Eric.
Martine et Robert.
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Circonstances

 Cindy respirait encore quand les secours sont arrivés. Faiblement. Son décès a été constaté à dix neuf heures quinze minutes le 8 Mars 2003 . Elle ne fêtera jamais ses vingt trois ans elle était la passagère d’Eric son compagnon dans la vie qui est décédé sur le coup à dix neuf heures douze il ne fêtera jamais son vingt troisième anniversaire il était le conducteur.
Leur véhicule était une peugeot 205 de dix ans d'âge avec 296.000 kms au compteur , cet accident s'est produit au sommet d'une montée inninterrompue d'environ 1km,500 .
Les prélèvements sanguins posts-mortem sur nos deux anges se sont avérés négatifs,pas d'alcool,pas de drogue, il n'en a pas été ainsi pour le responsable de cet accident dont le prélèvement d'urine s'est trouvé "périmé" selon le PV de Flagrance, curieux non?comment voulez vous compter sur la justice !

D’abord, tout va vite. Très vite. La sonnerie brutale du téléphone appel de la gendarmerie, "nous avons une mauvaise nouvelle".

La terre s’est ouverte sous vos pieds, la détresse vous submerge. Aucune mère, aucun père n’est préparé à la mort de son enfant. Vous enchaînez le lendemain avec la gendarmerie. Là on oublie de vous dire que vous pouvez bénéficier d’un soutien psychologique, "voulez-vous déposer une plainte , réfléchissez"...les assureurs vous savez!

Mais à quoi est-on capable de réfléchir dans ces moments là ? Il faut prévenir les amis, la famille, s’occuper des obsèques et dans ces cas là on se retrouve seul, seul pour toutes les formalités,seul pour déménager l'appartement ou ils vivaient ou brusquement la vie s'est arrètée, la famille , les amis  étrangements absents et indifférents comme si le malheur était contagieux!

Comment un  individu âgé d'une quarantaine d'années a pù être assez inconscient pour conduire un engin sans éclairage de nuit sur une départementale  très fréquentée?

Ne pas s'arrèter alors que les usagers qui avaient réussi a l'éviter de justesse le lui demandait en klaxonnant,en faisant des appels de phare, la cupidité il faut rentrer avec le chargement de bois malgré la nuit en sachant que l'on n'a pas d'éclairage!!!

Je connaîs les réponses à ces questionnements il me suffit de lire le  PV de flagrance ,c'est clair comme de l'eau de source .

Le responsable de l'accident n'est pas entendu le jour même de l'accident on le laissera repartir , il sera entendu mais le lendemain, il à donc tout son temps pour  préparer  sa version !
On laissera donc repartir le responsable d'un accident ayant provoqué la mort de trois personnes au volant de son attelage toujours sans feux alors, bizarre vous avez dit bizarre?
Un petit jeune contre un agriculteur ? les préjugés fonctionnent très bien encore dans notre pays!

Environ 15 mois après l’accident mortel, le  1er procès à lieu au Pénal la responsabilité du conducteur du tracteur est reconnue par le tribunal. Verdict de Mme la juge  du TGI ,hautaine et méprisante pour nous les victimes et étrangement complaisante pour le prévenu -10 mois de prison avec sursis, 12 mois de retrait du permis de conduire et une amende de 360€ avouez que ce n’est pas cher payé pour avoir ôté la vie de trois personnes.

Vous risquez beaucoup plus pour un grand excès de vitesse ou autres sans conséquences , c’est cette culture du Responsable mais pas Coupable qui court dans les prétoires de France et de Navarre , la justice qui n'existe plus sauf sous forme de bananes!!! à l'image de notre état régalien?

Nous ne ferons pas appel de cette décision car le but du procès n’était pas la vengeance mais d’établir et de connaître la vérité, bien que nous parents,trouvons que le verdict soit particulièrement « clément » nous nous battons aussi pour que les hommicides involontaires soient reconnus selon la gravité de l'imprudence ayant entrainé l'hommicide!

 La justice ? C'est pour les assureurs, afin que celà ne leur coûte que  le moins possible on y pratique "la commedia del arte"on y agite un hochet  pour amuser les victimes et faire croire à un semblant de justice ...

Entre temps, avec l’aide d’une association, nous avons lutté contre les disfonctionnements des Institutions qui avaient un lien avec la mort de nos deux jeunes.

1°) Nous avons réussi a faire rétablir un décret par le préfet de la région Alsace M.FAUGERE obligeant les engins agricoles, forestiers, et de chantiers à rouler de jour comme de nuit avec des gyrophares oranges ce qui n’était pas le cas sur certaines routes du Bas-Rhin vieux décret oublié par le ministère des transports, faute lourde de l’Etat Français alors que dans tous les départements voisins cette ineptie n’existait pas !

La France que nous n'attaquerons pas malgré la faute lourde  non par bonté , mais tout simplement parce que l'argent le Dieu Fric n'a jamais été notre moteur.

2°) Mise aux normes de sécurité de la chambre mortuaire de notre département suite au vol des bijoux sur le corps de notre fils en ce lieu.

Alors que ces vols existaient depuis un certain nombre d'années, actes permis par le laxisme des irresponsables de ces lieux. Des barbares, la lie de notre société se servaient sur les corps depuis des années sans que nul ne dépose plainte!!!!!!!

Je passe sur les difficultés et l’acharnement qu’il nous as fallu  pour faire modifier ces disfonctionnements qui sont pourtant une évidence mais nous savons que notre pays est une ploutocratie qui fait vivre beaucoup de gens incapables et incompétents.

Le silence revient. Les jours, les mois passent. Il faut gérer l’absence, la douleur au quotidien. Se battre chaque jour contre soi, le découragement, les larmes qui refusent tout contrôle. Se soigner. Continuer.
 
Pas étonnant que notre Pays soit régulièrement condamné par la cour Européenne pour ses retards scandaleux en matière de justice et doit payer des amendes faramineuses , cet argent servirait mieux à réformer notre justice et à lui donner les moyens de fonctionner normalement!

Pourquoi attendre si longtemps? il nous as fallu 6 longues années  et aller jusqu'en Cassation !

La partie adverse ayant fui ses responsabilités n'a fait que reporter sans cesse par des prétextes les plus divers et les plus futiles l'aboutissement et la reconnaissance de leur culpabilité, alors  qu'à l’origine de l’accident, il y a eu infraction, le responsable est identifié.

Alors, en plus de la difficulté à vivre chaque jour, vient s’ajouter le moment redouté de l’audience, cette nouvelle épreuve longue, douloureuse. Toujours reculée.

N’existe t-il pas un délai raisonnable pour mener une instruction ? On parle pourtant d’êtres humains. Peut-être le système judiciaire est-il désemparé devant la souffrance des familles. Comment évaluer ce qui n’a pas de prix ? Il ne s’agit pas de constater un mauvais stationnement ou le non port de la ceinture de sécurité et pourtant, là il y a sanction immédiate.

Alors que vaut la vie d’un enfant, que vaut la vie d’une victime de la route ?
C'est selon .........pot de terre contre pot de fer, cette maxime est bien encore en pratique de nos jours.

La justice de notre pays dont les bureaux sont surchargés de dossiers de toute nature se trouve t-elle donc à ce point démunie lorsqu’il faut traiter une affaire de violence routière ,de suicide, de violence,de meurtre?
Pourquoi cette mansuétude ? Une petite délinquance sans dommage pour un être humain est beaucoup plus réprimé qu'un meutre, même involontaire!

Le délit routier est une réalité. L’engagement du législateur et les mesures mises en place en matière de prévention et de répression l’attestent. Bien sur, le mal ne se répare pas mais le fautif doit être condamné pour les conséquences de son acte. Pourquoi les règles existantes ne sont-elles pas appliquées ou alors avec la plus grande laxisme?

Toutes les grandes déclarations de principes sont –elles destinées à ne pas être suivies d’effets . Quelle crédibilité peut -on accorder à une sanction qui intervient si tard ?

Est-il donc impossible de réduire le temps entre l’infraction constatée et la sanction

Nous avons un besoin vital de franchir cette nouvelle étape. Pour nous reconstruire. Pour nous aider à reprendre notre place d’acteurs de la vie, à porter le message de la prévention pour que des vies soient épargnées.

Toujours plus, peut être les nôtres,les vôtres ou celles de vos enfants.

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 Nos demandes
- AIVAR association d' Aide Victimes de la route

Dossier envoyé à tous les décideurs nationaux, élus, et décideurs locaux.

Nos demandes:

1) LES SECOURS :

Le SAMU, le SMUR, les POMPIERS, professionnels ou volontaires : On constate une large retenue d’informations sous prétexte de secret professionnel, au mieux, après moult demandes un document incomplet ou une photocopie baveuse de l’intervention médicale du SMUR, par exemple. Les parents des personnes décédées sur place, ne sont aucunement pris en considération par les secours et n’obtiennent que rarement légitimement des renseignements. (Le SDIS du Bas-Rhin affirme ainsi ne pouvoir donner des informations qu’aux parents dont l’enfant était mineur). Des casernes de pompiers professionnels ont un bar à disposition avec différents alcool et fûts de bière. Nous demandons : Que les professionnels en charge des secours ne boivent aucun alcool pendant leur permanence et que l’on retire les bars du lieu de travail. Un compte-rendu précis de l’intervention du SAMU, du SMUR, des Pompiers, doit être fait et remis à la famille de la personne décédée, qui est légitimement en droit de connaître les circonstances de la mort.

Cliniques et Hôpitaux : Nous demandons : La Charte d’accueil des familles des victimes de la route, devrait être mise en œuvre et signée par toutes les cliniques et hôpitaux qui reçoivent ces accidentés. (Confère pièce jointe).

La morgue : Nous demandons : Lorsque la personne décédée sur la route est transférée à la morgue, il convient de veiller à ce que la famille y soit accompagnée et que ce lieu soit, fermé, digne et malgré tout accueillant. Institut médico-légal (autopsie) Nous demandons : Qu’on informe la famille de leur droit de voir la personne défunte avant l’autopsie, si possible avec un accueil respectueux.

2) POLICE NATIONALE, GENDARMERIE, CRS

La charte d’accueil est écrite, elle est affichée, mais sa mise en œuvre reste à appliquer. (Confère pièce jointe). Nous demandons : L’annonce de la mort de la personne tuée sur le lieu de l’accident ne doit plus se faire par un simple coup de fil téléphonique. Cette mission, difficile s’il en est, doit de faire en s’assurant de l’état des personnes averties. A la gendarmerie ou au poste de police, la famille doit pouvoir être reçue dans un lieu fermé au public, par un agent formé à cette mission délicate, traumatisante et lourde de conséquences pour les victimes par ricochet, qui n’y sont évidemment pas préparées. Une formation à cet accueil et aux sciences humaines et comportementalistes doit être mise en œuvre dans la formation initiale et professionnelle des forces de l’ordre. Un lieu d'évaluation pour les forces de l'ordre de doit aussi d’être mis en place, afin de pouvoir exprimer leurs propres problèmes.

Capacités de chaque policier/gendarme à constater, à rédiger les procédures d'accidents ? Dans les Procès Verbaux on trouve : - des constatations bâclées, avec de fautes d’orthographe et de grammaire, mais surtout mal réalisées, incomplètes et parfois erronées - la non prise en compte de tous les témoins à charge ou à décharge On constate : - l’audition des personnes mises en cause dans un accident corporel ou mortel, sont faites plus de 24 h après l'accident - l'absence de la prise de mesure conservatoire des véhicules en cause - l’absence d’un rapport de synthèse - La finalisation des PV est trop longue, elle traîne souvent des mois, pendant lesquels les personnes victimes n’ont aucune information, alors qu’elles sont directement concernées. - Aucune possibilité n’est prévue pour la victime ou ses ayants droits pour qu’elles puissent apporter des commentaires au PV, lorsqu’il contient des renseignements objectivement faux.

Nous demandons : Ils doivent être sensibilisés sur l'importance des constatations précises, objectives et pointues. Les personnes impliquées dans l’accident corporel, doivent être entendues de suite, alors qu’il n’est guère utile de convoquer la famille en deuil dans les 24h pour une rédaction de PV sur la victime décédée, Lorsque les deux parents sont interrogés pour le PV qui concerne leur enfant, il convient de faire signer la mère aussi. (ne pas dire « c’est pas la peine ») Les termes utilisés par les personnes, lors de l’audition –rédaction du PV sont à respecter, l’agent ne doit pas se permettre de mettre un mot pour un autre, et de transposer à sa façon personnelle et subjective. Il se doit d’écouter ce qu’on dit, avec plus de respect. L’agent de la force de l’ordre qui rédige le PV, ne doit pas arguer de sa fatigue, de son manque de sommeil, de son tas de dossiers à faire, pour justifier les erreurs et fautes dans le PV. L’agent de la force de l’ordre ne doit pas justifier la non convocation d’un témoin éventuel, qui a donné l’alerte, par un dossier de plus à faire.

Il est urgent de donner une formation aux forces de l'ordre et les doter d'outils performants modernes. Une formation spécifique concernant l'importance de la rédaction des constatations et des rédactions des procédures accidents avec des logiciels de correction d’orthographe et de grammaire, des logiciels spécialisés pour l’accidentologie, photographies ou vidéos de l'environnement du lieu de l'accident, sans oublier les logiciels actuels calculant la vitesse et l'énergie cinétique.

Les services de police/gendarmerie devraient avoir pour instruction de remettre "de suite" systématiquement une fiche aux victimes reprenant les informations les plus importantes comme : - le lieu, la date et l'heure de l'accident, - les véhicules impliqués et leurs immatriculations, - le nom des conducteurs impliqués, - le nom et les coordonnées des compagnies d'assurances, - la qualité des victimes ; conductrices ou non conductrices, leur place exacte dans le véhicule, - rapport sur les véhicules accidentés fait par des experts automobiles compétents, - rapport complet de l’intervention SAMU, du SMUR, des Pompiers, du médecin, ou de l’autopsie (qui reste cependant très exceptionnelle).

Les forces de l'ordre se doivent aussi de communiquer dans les plus brefs délais, un minimum d'information sur l'accident aux avocats indépendants nommés par les proches ainsi qu'aux compagnies d'assurances. De plus, les procureurs de la république doivent aussi avoir une vision juste et précise des circonstances d'un accident de la route et ainsi prendre une décision juste et mieux comprise des familles de victimes.

3) LE DROIT ET LES LOIS :

Si la Cour Européenne des Droits de l'Homme condamne régulièrement la France pour la durée des procédures, c’est bien qu’elle dysfonctionne, c’est pourquoi il faut que la justice se donne les moyens de réduire cette durée.

Le Procureur de la République : Le système judiciaire français qui donne l'initiative de la plainte au Procureur de la République n’est pas satisfaisant. Nous demandons : Que le Procureur de la République prenne le temps de recevoir au moins une fois les familles de victimes. Il faut rendre obligatoire la circulaire existante depuis quelques années mais jamais appliquée. Les décisions de classement sans suite ou d'ordonnance de non lieu, doivent être prises de façon collégiales, et non laissées à l'appréciation d'un seul homme, car les conséquences en sont trop graves, bien qu'il existe une possibilité d'appel.

La Justice et ses Jugements : La sanction n'intervient que des mois, voire des années, après l'homicide involontaire.

Les amendes appliquées pour les faits d'homicide ou de blessures involontaires lors de la conduite d'un véhicule sont honnêtement ridicules, car à peine à la hauteur d'une amende de 4ème classe.

Le permis de conduire ne doit pas être un permis de tuer.

Les peines de prison, quand elles sont prononcées, ce qui est rarissime, ne sont en pratique quasiment jamais effectives au nom de l'aménagement des peines. Il est utile de retirer le permis de conduire 10 ans.

Nous demandons La justice devrait être capable d’informer sans détours les familles de l'avancement de la procédure.

Par égard à la souffrance des personnes victimes, il convient de ne plus mélanger les jugements pour homicide involontaire, avec les affaires de droit commun.

Les magistrats doivent bénéficier d’une formation générale qui cerne la psychologie et la gestion des conflits, afin de permettre plus d’humanité aux débats.

La loi a certes été durcie, mais il faut que les magistrats prononcent des peines elles aussi alourdies. Il faut envisager des peines planchers, comme cela a été mis en place pour les délinquants récidivistes. Les lois existent, nous demandons qu’elles soient appliquées. L’application effective de la loi concernant les homicides involontaires doit être mise en œuvre tout en tenant compte de la gravité de l'imprudence qui est à l'origine de l'accident

La sanction doit intervenir rapidement après les faits. Or, Pendant cette longue période, le responsable présumé continue de conduire et quand la sanction intervient, elle n'a plus aucun sens pour lui, ni d’ailleurs pour les familles des personnes victimes.

Les responsables des faits étant de plus couverts par leur assurance, les condamnations en réparation des préjudices causés ne sont même pas à leurs charges. C'est ainsi qu’ils sont redevables de quelques centaines d'euros pour réparer une vie humaine brisée à jamais et une famille détruite à perpétuité. Les amendes doivent être plus fortes, en tenant compte sans doute des revenus de l'auteur, afin que disparaisse le sentiment d'impunité et la banalisation sociale des vies brisées sur les routes.

Des sanctions adaptées, pédagogiques et formatrices doivent être appliquées pour faire comprendre la valeur d’une vie broyée sur la route, pour faire prendre conscience aux responsables des conséquences humaines de leurs actes, il s’agit alors de prononcer des peines de travail d'intérêt général à effectuer dans des centres de réadaptation fonctionnelle, là où restent longuement les grands accidentés de la route.

4) LES ASSURANCES et leur indemnisation des personnes victimes directes et par ricochet :

Malgré la Loi Badinter, l'indemnisation légitime des victimes des accidents de la route est très longue, difficile et souvent injuste. Nous abordons ici les disfonctionnements et les propositions faites à la chancellerie le 07.11.2007 visant à l'amélioration du droit des victimes d'accidents de la circulation.

Trop souvent, les assurances montrent peu d’égards, usent d’arguments fallacieux et profitent de la fragilité de la personne victime en désarroi, pour réduire au maximum les indemnisations.

Les compagnies d'assurances refusent, en raison de la loi sur l'indemnisation des victimes d'accident de la circulation, d'indemniser les victimes, tant qu'elles ne peuvent déterminer si une faute peut-être opposée à la victime, de nature à limiter ou exclure son indemnisation. Cela retarde l'indemnisation de la victime qui se retrouve souvent en situation difficile. Les services de police ou de gendarmerie qui ne communiquent aucune information à la victime ou son conseil et le parquet, tant que le magistrat ne s'est pas prononcé sur les éventuelles poursuites (classement sans suite, renvoi devant le tribunal ou ouverture d'une information judiciaire) sont ici en cause.

Quant à l’aide juridique des contrats concernés, elles ne permettent guère une indemnisation juste, dans la mesure où l’avocat employé par l’assureur défend avant tout les intérêts de son employeur.

La victime qui se retrouve seule face à l'assureur, ne voit que très rarement ses droits respectés.

Les compagnies d'assurances désignent elles-mêmes leur propre médecin conseil. Le rapport définitif de l'expertise médicale n'est que rarement communiqué à la victime ou à son conseil.

Après l’accident corporel, la victime se trouve face à 2 voir 3 interlocuteurs : - les forces de l'ordre - sa compagnie d'assurance - la compagnie adverse.

Nous demandons : L'accès à l'information doit être simplifié. Il faut limiter le nombre d'interlocuteurs en particulier avec les compagnies d'assurances. L'avocat indépendant et spécialisé dans l'accidentologie doit avoir ce rôle, ainsi que les associations spécialisées. Une réforme relative aux droits indemnisations des victimes de la route, les compagnies d'assurances devraient intégrer obligatoirement "une forme d'assurance corporelle générale lors de la souscription d'un contrat". Le conducteur doit être indemnisé au même titre et degré que les autres Obliger les assurances à donner des provisions substantielles rapidement.

Faire obligation à l'assureur de proposer un choix de médecins non rattachés aux assurances, pour permettre plus d’objectivité. Une liste de médecins experts indépendants, n'ayant aucun lien avec les compagnies d'assurances doit être connue et mise à la disposition des victimes. Il faut qu'obligation soit faite au médecin-conseil de respecter les règles prévues par le Nouveau Code de Procédure Civile pour les expertises, en adressant un pré-rapport à la victime et à son conseil désigné, en l'invitant à lui faire part de ses observations. Il faut faire obligation à ce que le rapport définitif de l'expertise soit communiqué à la victime et à son conseil.

Nous demandons une cellule par département, qui puisse intervenir rapidement auprès des familles avec mission de les guider et les aider à faire respecter leurs droits. Les membres d'association de victimes doivent y être largement associés.

5) LE DROIT au CONGE accordé lors de la mort d’une personne de sa famille, accidentée de la route

L’administration accorde 3 jours de congé aux parents lorsque son enfant est tué sur la route, 3 jours de congés pour le décès « accidentel » d’un petit-enfant, d’un parent, d’un frère, d’une sœur, d’un grand-parent. Le décès, tout comme la naissance est un acte d’état civil, officiel, et n’a rien de privé. Cet événement n’a cependant aucune place dans notre société occidentale actuelle.

Ainsi on affirme dans un courrier ministériel de 2001 « le décès est une affaire strictement personnelle et familiale, que l’administration, néanmoins prend en compte en autorisant l’agent à s’absenter pour assister aux obsèques et accomplir toutes les démarches nécessaires, L’affliction et la peine s’estompent et se guérissent avec le temps, et l’octroi de quelques jours de congés supplémentaires ne sera jamais de nature à faire que la plaie se refermera plus vite. Le deuil est une épreuve trop importante dans une vie pour faire l’objet d’un dédommagement ou d’une compassion qui ne pourrait être que dérisoire au regard des conséquences qu’il induit ».

Nous demandons : 10 jours de congé ouvrables au minimum doivent être mis en place, pour démontrer une vraie reconnaissance sociale, lors de la survenue brutale et inattendue de cet événement traumatisant et destructeur. Cette reconnaissance institutionnelle sera un vrai soutien pour les personnes en deuil. Il anormal que les personnes concernées doivent faire appel à un congé maladie…

A savoir : Toute ressemblance avec des faits réels existants ou ayant existé n’est pas fortuite. Faits, lieux, propos, dossiers et témoignages fondent ces revendications et restent à disposition, à toutes fins utiles.


Source: Association Laurence FRITZ

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E T E R N I T E

 
















Sans dénier la réalité
de la mort physique,
nous croyons  que
notre enfant disparu
à nos yeux de chair est vivant :
l'Amour est plus fort que la mort.

Nous croyons que notre  enfant
est unique et que nous sommes
ses parents pour l'Éternité.

Nous croyons que nous pouvons
continuer à accompagner notre
enfant au présent et dans l'Amour
sans avoir recours à de
quelconques artifices.

 Le devoir des vivants est d'honnorer
 la mémoire de leurs morts ....

Si le respect accordé au défunt est le
reflet du degré du développement d'une
société,  il est temps d'oser réfléchir
à notre soi-disant « civilisation »
occidentale du troisième millénaire.

Je constate, hélàs, que dès que l'on
prononce  certains mots  comme
« morgue, ou cimetière » le commun
des mortels balaye rapidement le sujet.

Il en arrive même à négliger l'entretien
des tombes de sa famille!  En effet, ce
sujet est devenu  récurrent, en une ou
deux générations, c'est pourquoi entre
autres causes de nombreuses personnes
choississent l'incinération.

On assiste à une méconnaissance
totale et alarmante des rites funéraires.
Ils permettent cependant d'introduire
humanité et solidarité, hommage
et respect.Ils permettent d'exprimer
souffrance et absence.

La banalisation, l'indifférence et la
dérision marquent, sans aucun doute,
une certaine peur et un manque
d'intégration dans l'éducation des
vivants de leur finalité mortelle.



















Enfin, dans une démocratie qui se
veut un exemple pour les autres
nations , les élus et décideurs
devraient vraiment  être plus à
l'écoute des démarches citoyennes
proposées, plutôt que de se
laisser entraîner dans des travaux
d'infrastructures routières non
appropriées,  panneaux manquants
à certains endroits,en surnombre
à d'autres, ne se justifiant pas
encore là ....multiciplité des ronds
points à des prix de revient prohibitifs....

I















Ils  se doivent au contraire d'être proches
de leurs concitoyens et réactifs
aux préoccupations quotidiennes
de terrain de leurs  administrés qui  leurs
proposent des actions pour le bien d'autrui.
Hélas.....comme vous pourrez le lire sur ce
site ce n'est pas le cas loin s'en faut
Nos décideurs ont la culture "On attend
qu'il y a des morts " on bougera peut
être après et encore desfois on attend
encore............

Les belles paroles et les promesses
électorales de nos décideurs sont alors
à mettre en oeuvre afin qu'elles ne soient
pas considérées démagogiques par les
citoyens qui ne ce sont pas tous
laissés formatés par des médias aux
mains de quelques riches fortunés.

Le risque pour certains élus est d'accroître
encore les très mauvaises images
véhiculées par certains.....à juste titre
d'ailleurs.........
Enfin le citoyen actif et responsable,
qui prend le temps d'interpeller ceux qui
décident, le citoyen qui propose et agit
pour faire avancer les choses, est en droit
d'attendre une écoute et un suivi sérieux
pour le bien commun.

Mais la réalité ressemble bien souvent à de
véritables chimères ! Comment en effet
comprendre que des vols sur les corps
reposants dans une morgue et donc censés
êtres protégés , oui comment des vols ont pù
se perpétuer aussi longtemps par la LIE de
notre société sans quaucune plainte ne
soit déposée auparavent sans qu'aucune
peine ne sanctionne le responsable de
ce lieu! Comment expliquer à nos petits-
enfants que des crapules sans honneur
en viennent à voler des objets ou de fleurs
dans les cimetières ? Peut-on penser que sa
maison sera embellie avec des fleurs venant
d'un cimetière?

Je laisse les lecteurs méditer sur ces ........
comportements de soit disant ...........humains?

Pour finir sur une note d'espoir , Il faut
cependant comprendre que ce devoir
de mémoire ,des vivants est nourri par l'amour,
car l'amour n'est pas défait par la mort.

Les parents , Martine et Robert.

PALMARES SPORTIF



















Année 1997 - champion du Bas-Rhin
des moins de 18 ans - Foot-Ball










Années 1998 - coupe inter-régionale
de moselle BOXE MUAY THAÏ



















Année 1999 - change de discipline
et adopte le Karaté SHOTOKAN










Année 2003 - Coupe d'Alsace et
sélection pour les championnats de France







I L A V E C U

1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans même nous séparent
du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons
 besoin des autres.
Bien que nous ne soyons pas faciles à vivre, nous aimerions
rencontrer de la compréhension dans notre entourage ; nous
 avons besoin de soutien.

* Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer
 le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu,
 il est important encore pour nous ; nous avons besoin d'entendre
son nom et de parler de lui ; alors, ne détournez pas la conversation.
Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence.
* Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand
vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous
nous avez blessés.

C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous
de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit
un peu plus.

* Nous aimerions que vous n'essayiez pas d'oublier notre enfant,
d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses
dessins et autres cadeaux qu'il vous a faits. Pour nous ce serait
le faire mourir une seconde fois.

* Être parent en deuil n'est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous.

* Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente
 de toutes les autres pertes ; c'est la pire des tragédies.
 Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.

* Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri.
 Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.

 * Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil
 est fini ou au contraire que nous avons besoin de soins psychiatriques.

 * Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles  temporaires. Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre.
 Il faut accepter de souffrir avant de guérir.

* Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil.
 Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme
 une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable,
sujet aux maladies et aux accidents.

* Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité,la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. Essayez de nous accepter dans l'état où nous sommes momentanément sans vous froisser.

* Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances.
 Laissez-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie  avec celle-ci sans nous culpabiliser.

* Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne.
Nous ne serons plus celle ou celui que noue étions avant la mort de notre enfant  et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant vous serez toujours frustré. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances.
Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être nous apprécierez-vous de nouveau ?

* Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous
dire que vous pensez aussi à notre enfant. Quand nous sommes tranquilles et réservés,sachez que souvent nous pensons à lui ; alors, ne vous efforcez pas de nous divertir.
    * Source: Association Nationale Johnathan Pierres Vivantes

 








LYAGO DU DOMAINE DU LYS BLANC
VOTRE FIDEL COMPAGNON.

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